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Le Lioran s'envole sur son nouveau snowpark

Tricks, flip, grab… Si le vocabulaire reste une affaire d’initiés, le freestyle se démocratise. Pour répondre à cette nouvelle demande, le Lioran a donc déplacé et enrichi son snowpark.

Laissez-vous glisser : au Buron des Gardes, au sommet de la piste Dujon 5, lâchez (raisonnablement) les freins et envolez-vous sur un tremplin, avec vue sur toute la station, avant de mettre la gomme dans les virages du boardercross, et de conclure en glissant sur un "flat"...

Sensations garanties !

La carte de visite du nouveau snowpark du Lioran a belle allure. Et elle séduit : « Il y a eu de gros progrès : il y a plus d’une bosse, et ce sont des bosses qui font voler », détaillent Ronan et Etienne, venus de la vallée de Saint-Simon pour tester ce nouvel espace. Pas de figures au programme, mais « des sauts, et c’est déjà pas mal ! »

À leur image, ils sont de plus en plus nombreux à s’essayer sur les tremplins et les modules. « Il y a dix ans, les snowparks étaient des zones d’entraînements pour les skieurs confirmés, explique Olivier Génin. Aujourd’hui, en moyenne, 80% des clients d’une station passent sur le snowpark ».

Olivier Génin est le « shaper » du Lioran, à savoir l’homme chargé d’aménager et de gérer au quotidien le snowpark de la station. Depuis onze ans, il s’occupe de cet espace dédié au freestyle, jusqu’ici installé au cœur de la station, au pied du Bois Veyrière. Un emplacement idéal en terme de vitrine pour le Lioran, mais désormais trop limité. « Un grand snowpark dans une station, c’est désormais inévitable, mais il en faut pour tous les niveaux », explique Olivier Génin.

Le snowpark a donc pris de la hauteur, direction le Buron des Gardes entre les pistes Dujon 5 et Slalom. « C’était un espace inutilisé. Ça demandait trop de terrassement pour en faire une piste de ski, car il y a trop de relief, ajoute le shaper. Pour un snowpark en revanche, le relief est un avantage, utilisé à bon escient. On avait fait une tentative ici il y a une dizaine d’années mais il n’y avait pas assez de neige, d’autant que c’est un espace venté. » La station a donc installé deux canons à neige, et 200 mètres de barrières à neige pour parer au vent.
 
Bien aidé par le dameur Jérémy Tardieu, habitué à construire des terrains de motocross, Olivier Génin façonne ce nouvel espace depuis le début de la saison. Les trois tremplins et quatre modules du Bois Veyrière sont loin...
Désormais, une dizaine de tremplins, six modules et un boardercross - une piste avec des virages relevés - sont à disposition des skieurs.
 
Surtout, le nouveau snowpark se vit à plusieurs vitesses, avec quatre « lignes » en fonction des difficultés. « Les skieurs recherchent des bosses à leur niveau, et avec une possibilité de progression, explique Olivier Génin. Il faut donc réussir à proposer un snowpark qui va plaire aussi bien au débutant qu’au confirmé. »

Le snowpark du Lioran en détails

Au sommet du tire-fesses des Gardes, l’entrée du nouveau snowpark du Lioran : quatre pistes, dotées d’une dizaine de tremplins, sont accessibles.
Au pied des pistes verte et bleue, le boardercross, dessiné pour l’heure avec six virages relevés.
En fin de parcours, place aux six modules : un king box, un wave box, un dance floor, un rambow, un flat et un rail classique.
Sur le snowpark, les sauts dépendent de la piste : comptez décoller de 1 à 2 mètres sur la verte ; 3 à 4 mètres sur la bleue ; 6 mètres sur la rouge et plus de 8 mètres sur la noire. Même si tout dépend de la vitesse…
 

À noter que le « big air bag » n’a pas suivi le déménagement du snowpark : afin de le laisser en vitrine de la station, ce coussin gonflable géant, quand il sera présent au Lioran, sera installé au pied de la piste du Remberter, devant le parc accrobranche.