Espaces naturels protégés de Laveissière

 Espaces naturels protégés

 sur la Commune de Laveissière

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

Vallée du Haut Alagnon

De par sa situation au centre du stratovolcan du Cantal, la commune de LAVEISSIERE présente un patrimoine naturel exceptionnelle, riche en biodiversité, lui valant d'être membre du Parc Naturel Régional des Volcans d'Auvergne (PNRVA).

Ses secteurs d'altitude, appelés estives, où se situent de nombreux sommets, présentent un intérêt floristique important et hébergent de nombreuses espèces rares.

Cette caractéristique, typique des Monts du Cantal et dont le pastoralisme permet le maintien, lui vaut également de faire partie de la zone Natura 2000 « Massif cantalien ».

Sur les contreforts de ses montagnes se trouvent de nombreuses forêts qui font l'image identitaire du Valagnon.

La surface forestière de la commune est de plus de 1 450 hectares soit 42 % du territoire, la plus importante du Cantal.

Pour la conservation et l'étude de certaines espèces remarquables, une Réserve Biologique Intégrale (RBI) a été créée. La RBI de Chamalières / Peyre-Ourse couvre 205 hectares et on y interdit toute activité sylvicole, de chasse et de pastoralisme. Le cycle naturel fait le reste...

 

Des milieux naturels sensibles

 

La commune de Laveissière accueille une multitude de milieux différents, ce qui lui confère une richesse écologique très intéressante.

Les milieux écologiques rencontrés :

Notre territoire possède une occupation des sols typique des zones de moyenne montagne. Il est composé principalement d’une alternance de prairies, de boisements et de landes.

Bien que les prairies et les boisements soient dominants sur la commune, d'autres milieux, comme les landes et les pelouses d'altitude, les zones humides ou les zones rocheuses, contribuent à l'augmentation de la biodiversité communale.

Les estives sont des milieux façonnés par la main de l'homme, elles abritent souvent des espèces végétales originales et bien adaptées aux conditions climatiques rudes de ces milieux.

La principale menace pesant sur les estives est la déprise agricole, qui a pour effet d'engendrer une fermeture des milieux. Cette remarque est aussi valable pour les pâturages situés plus bas dans la vallées.

La présence de haies, découpant les prairies et permettant aux boisements d'être "connectés" constitue un des atouts écologiques de Laveissière.

La présence de nombreux cours d'eau complète le réseau des corridors biologiques sur la commune.

En résumé, la présence d'une mosaïque de milieux servant de réservoir de biodiversité, entrecoupé de haies et de rivières servant d'axes d'échanges sont les conditions optimales pour l'installation d'une biodiversité riche et stable dans le temps.

Le Plomb du Cantal

 

Les boisements :

Les boisements sont très présents car ils couvrent 42 % du territoire communal.

Différents types de boisements sont présents, il s’agit principalement de bois et de forêts composés de résineux, Sapin pectiné (Abies alba), Epicéa (Picea abies), parfois mélangés avec des Hêtres (Fagus sylvatica).

Au dessus des lieux-dits de La Bourgeade et de Fraisse-Haut, le sous-sol est surtout formé d’anciens éboulis, les boisements dans ces secteurs sont de type « fourré » et composés principalement par des Noisetiers (Corylus avellana).

Les milieux rupestres et éboulis :

Ces milieux sont assez présents dans le paysage de la commune de Laveissière notamment au niveau des sommets et des crêtes rocheuses.

De nombreux groupes biologiques tant floristiques que faunistiques ont colonisés ce type de milieu, résistant dans des conditions de vie particulières et originales.

Les milieux rocheux sont, dans leur grande majorité, difficilement accessibles à l’homme et ont ainsi été largement préservés de certaines perturbations comme le défrichage ou le pâturage. Cette tranquillité et cet isolement font que les falaises constituent souvent les derniers refuges pour certaines espèces disparues d’autres habitats plus accessibles et plus perturbés.

Les falaises sont des milieux souvent peu hospitaliers pour les espèces qui y vivent, ombre permanente ou forte insolation, selon l’orientation de la paroi, absence de sol et pas ou peu de réserve d’eau.

Les falaises sont souvent percées de petites cavités, qui peuvent être utilisées par plusieurs espèces de rapaces comme site de nidification, notamment  le Faucon pèlerin (Falco peregrinus) et le Hibou grand-duc (Bubo bubo). Lorsqu’elles sont en hibernation, les Chauves-souris peuvent également utilisées ces cavités.

Parmi les espèces végétales présentes dans les falaises et les éboulis, on trouve, entre autre, l’Androsace rosée (Androsace halleri), la Lunetière d’Auvergne (Biscutella arvernensis), le Silène des rochers (Silene rupestris)...

Barre rocheuse et éboulis près du Lac Glory
Barre rocheuse qui surplombe le Caminal et la vallée de l'Alagnon

 Bec de l'Aigle

Puy de Seycheuse

Les landes :

Les zones de landes sont surtout présentes à proximité des sommets, les plus répandues sont acidiphiles, à myrtilles (Vaccinium myrtillus et Vaccinium uliginosum) associée à la Callune (Calluna vulgaris).

Le second type présent sur la commune est la lande montagnarde  à Genêt purgatif (Cytisus purgans). Cet habitat colonise les pentes rocheuses thermophiles en raison de l’abandon du pâturage.

Les menaces qui pèses sur ces habitats sont spécifiquement l’écobuage et l’abandon du pâturage extensif.

Les pelouses sub-alpines :

Deux types de pelouses sub-alpines ont été identifiés sur la commune de Laveissière, il s’agit de la nardaie sub-alpine dont l’espèce dominante est le Nard raide (Nardus stricta) et la pelouse à Fétuque paniculée (Festuca paniculata) (pour cette dernière, uniquement dans le secteur du Rocher du Bec de l’Aigle).

Ces pelouses servant l'été d’estives pour le bétail, sont menacées par la diminution du pâturage, ce qui conduit à une progression des landes, à l’inverse, une intensification des pratiques agricoles est aussi néfaste pour ces milieux.

Ruisseau de la Pierre Taillade

Les zones humides :

Les zones humides sont des espaces de transition entre terre et eau, habituellement gorgées d’eau ou inondées de façon permanentes ou temporaire.

Caractérisées par une végétation à dominance hygrophile, elles ont une morphologie des sols typiquement liée à la présence continue d’eau d’origine naturelle.

Elles sont aussi des réservoirs d'une grande biodiversité spécifique à ce milieu.

Sur la commune de Laveissière, différents types de zones humides ont été inventoriées :

  • Les cours d’eau.
  • Les sources.
  • Les prairies humides : elles sont généralement utilisées comme pâture et pour la production fourragère.
  • Les boisements humides : ce terme regroupe les boisements et les haies (ripisylves) bordant les cours d’eau.
  • Les mégaphorbiaies : il s’agit de zones de végétation dense, composée de plantes herbacées vivaces de grande taille (1,5 m à 2 m de haut) pouvant périodiquement ou brièvement être inondée. Il s’agit généralement d’un milieu de transition entre une zone humide et une forêt humide. Les mégaphorbiaies se développent sur des sols riches à tendance tourbeuses.
  • Les bas-marais : sont liés à la présence d’une nappe affleurante. L’inondation n’y est généralement pas permanente et les couches superficielles du sol s’assèchent en période estivale, permettant ainsi la minéralisation d’une partie de la matière organique.
  • La végétation amphibie : végétation se développant dans le fond des cours d’eau temporairement exondés.

Les prairies :

Les prairies sont très présentes, notamment à l’Est du territoire communal. Elles sont utilisées pour la production fourragère et comme pâturage pour l’élevage bovin, en particulier de race Salers (Bos taurus).

En fond de vallée, et plus particulièrement en bordure de l’Alagnon, ces prairies présentent un caractère humide.

Elles sont très souvent entourées par des haies bocagères composées d’essences variées comme le Frêne (Fraxinus excelsior), le Saule (Salix viminalis), ou le Sorbier (Sorbus aucuparia).

On peut noter aussi que certaines parcelles de prairies sont en cours de fermeture, faute d’un pâturage suffisant. Dans ces prairies, on observe une prolifération de la Fougère aigle (Pteridium aquilinum), de la Ronce (Rubus caesius), ou du Genêt (Cytisus oromediterraneus). Ces prairies évolueront vers des milieux de type lande.

Le village de Laveissière et ses vaches Salers dans la prairie

A droite, faute de pâturage, une prairie « fermée », envahie par les genêts, évolue vers un milieu de type lande

La Commune de Laveissière est intégrée dans de nombreux projets de protection et de sauvegarde dont :

 

 

  • 100% du territoire de la commune dans le Parc Régional Naturel des Volcans d'Auvergne (PNRVA).
  • 6 Zones Naturelles d'Intérêt Écologique Floristique et Faunistique  de type 1 (ZNIEFF T1).
  • 1 Zone Naturelle d'Intérêt Écologique Floristique et Faunistique de type 2 (ZNIEFF T2).
  • 1 Zone Importante pour la Conservation des Oiseaux (ZICO).
  • 3 sites « Natura 2000 » dont 2 Zones Spéciales de Conservation (ZSC) et 1 Zone de Protection Spéciale (ZPS).
  • 1 site naturel classé au « Patrimoine National » (Fichier national des sites classés du Ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie).
  • 1 Réserve Biologique Intégrale (RBI).

 

 

 

Par délibération n° 2018-01 du 09 février 2018, le Conseil Municipal de la Commune de Laveissière a entrepris une démarche d'intégration de l'ensemble de son territoire dans le périmètre du Grand site de France « Puy Mary, Volcan du Cantal ».

En effet, depuis l'obtention du label « Grand site de France » en 2012, seules les crêtes Nord de la Commune, étaient classées « Patrimoine national » et incluses dans le périmètre « Puy Mary, Volcan du Cantal ».

L'intégration totale du territoire de la Commune de Laveissière dans le Grand site de France « Puy Mary, Volcan du Cantal », vient compléter les actions entreprisent par la Municipalité pour la protection de son patrimoine culturel et naturel.

6 Zones Naturelles d'Intérêt Écologique Floristique et Faunistique  de type 1 (ZNIEFF T1)

Les ZNIEFF de type I : «  secteurs de superficie en général limitée, définis par la présence d'espèces, d'associations d'espèces ou de milieux rares, remarquables ou caractéristiques du patrimoine naturel national ou régional ».

ZNIEFF de type 1 : « Haute vallée de l'Alagnon »

Superficie : 2 400 hectares, s'étend sur les Communes de Laveissière et Albepierre-Bredons.

Altitude : minimum 1000m, maximum 1710m.

Cette zone, située au Nord du Plomb du Cantal englobe deux vallées principales : celle de l’Alagnon, au Nord jusqu’à sa source sous le Puy de Bataillouse (1683m) et celle du ruisseau de Chambeuil, son affluent qui la rejoint à l’Est, toutes deux principalement constituées d’andésites compactes et de brèches andésitiques.

Le Sapin pectiné (Abies pectinata) est omniprésent sur une large partie de la zone. Il domine nettement dans les trois massifs forestiers principaux, forêt domaniale de Murat, forêt de Belles-Aigues et forêt du Lioran qui représentent les sapinières les mieux exprimées et les plus étendues des Monts du Cantal. Seules certaines franges forestières supérieures, en limite altitudinale de la forêt sont constituées de feuillus, Hêtres (Fagus sylvatica), Sorbiers des oiseleurs (Sorbus aucuparia) et Bouleau pubescent (Betula pubescens).

En dehors de ce dernier groupement de lisière, envahi par les espèces des mégaphorbiaies subalpines on observe plusieurs types forestiers : sapinière acidiphile pauvre en espèces des versants ; sapinière eutrophe et mésohygrophile au bas des versants Nord ; groupement plus hygrophiles en bordure des ruisseaux.

Le cortège botanique forestier est riche et varié avec 4 plantes protégées : Luzule jaunâtre (Luzula luzulina), Lis martagon (Lilium martagon), Listères à feuilles en cœur (Neottia cordata), et l’Epipogon sans feuilles (Epipogium aphyllum), orchidée saprophyte, hôte des vieilles forêts

Il faut accorder une mention spéciale aux mégaphorbiaies et aux groupements végétaux saxicoles subalpins du Vallon de Font d’Alagnon, qui présente une richesse exceptionnelle. On n’y trouve pas moins de 7 espèces protégées, dont la Bartsie des Alpes (Bartsia alpina), le Raision d’Ours (Arctostaphylos uva-ursi), l’Anémone printanière (Anemone vernalis), l’Orchis globuleux (Traunsteinera globosa), l’Epervière orangée (Hieracium aurantiacum) ... auxquelles s’ajoutent le Buplèvre à feuilles de Renoncule (Bupleurum ranunculoides), le Chèvrefeuille des Alpes (Lonicera alpigena), tous très localisés dans notre région.

Le site se distingue par ses fortes densités d’ongulés : Cerfs élaphes (Cervus elaphus), Chevreuils (Capreolus capreolus) et aussi par la présence du Mouflon de Corse (Ovis ammon musimon var. corsicana).

La richesse ornithologique, encore mal connue, semble élevée : nidification du Pic noir (Dryocopus martius), du Grand Duc (Bubo bubo), présence récemment relevée de la Chouette de Tengmalm (Aegolius funereus), du Venturon Montagnard (Carduelis citrinella), du Tarin des Aulnes (Spinus spinus) ...

C’est une importante voie de passage et de stationnement en période de migration. Le Moiré des Sudètes (Erebia sudetica), papillon protégé au niveau national est présent sur la zone.

Certains secteurs de la forêt de Murat sont exploités de manière assez intensive tandis que dans les forêts de Belles-Aigues et du Lioran, les traces de la sylviculture sont moins apparentes. A proximité de ce dernier massif, les infrastructures liées au ski de descente marquent la limite des zones à enjeux biologiques.

Luzule jaunâtre

Listères à feuilles en cœur

Bartsie des Alpes

Anémone printanière

Epervière orangée

Venturon Montagnard

 

Lis martagon

Epipogon sans feuilles

Raision d’Ours

Orchis globuleux

Pic noir

Moiré des Sudètes

 

Pie-grièche écorcheur

Aconit napel

Silène des rochers

Bondrée apivore

Rossolis à feuilles rondes

Pédiculaire chevelue

ZNIEFF de type 1 " les montagnes, le Lac Glory et les Caminal "

Superficie : 377,03 hectares, s’étend sur les communes de Chastel sur Murat, Dienne et Laveissière.

Cette ZNIEFF est composée d’un ensemble d'habitats remarquables déterminants :

  • Prairies : pelouses sèches atlantiques, acides et neutres fermées,  à Nard raide et groupements apparentés. Prairies oligotrophes humides ou mouilleuses. Pelouses calcaréo-siliceuses d'Europe centrale.
  • Landes : fourrés tempérés et landes à genêts.
  • Zones humides : communautés des tourbes et des sables humides, ouverts et acides avec Rhynchospora alba et Drosera. Tourbières hautes dégradées, inactives,  envahies par Molinia. Zones marécageuses dominées par Juncus effusus ou d'autres grands Juncus. Sources d'eaux douces pauvres en bases.
  • Pinèdes et forêts à Pinus sylvestris du Massif central. Frênaies non riveraines

  • Eboulis et barres rocheuses : falaises et végétations continentales siliceuses acides. Éboulis siliceux acides des montagnes tempérées

13 espèces déterminantes ont été identifiées dans cette zone : Pie-grièche écorcheur (Lanius collurio), Milan noir (Milvus migrans), Bondrée apivore (Pernis apivorus), Tarier des prés (Saxicola rubetra)Aconit napel (Aconitum napellus), Alchémille de Grenier (Alchemilla grenieri), Raisin d'ours (Arctostaphylos uva-ursi), Rossolis à feuilles rondes (Drosera rotundifolia), Lis martagon (Lilium martagon), Pédiculaire chevelue (Pedicularis comosa), Anémone printanière (Pulsatilla vernalis), Saule bicolore (Salix bicolor), Silène des rochers (Silene rupestris)...

ZNIEFF de type 1 « Puy de Seycheuse »

Superfice : 144,57 hectares s’étend sur les communes de Lavigerie et de Laveissière.

Cette zone est composée d’un ensemble d'habitats déterminants :

  • Prairies : Pelouses sèches, acides et neutres fermées non-méditerranéennes à Nard raide et groupements apparentés. Prairies subalpines à Calamagrostis arundinacea. Gazons thermo-alpigènes à Festuca paniculata. Landes sub-atlantiques à Genêt et Callune. Fourrés tempérés et landes à genêts.
  • Eboulis et champs de blocs : Falaises siliceuses montagnardes médio-européennes. Éboulis silicatés et froids à gros blocs.

  • Tourbières basses et Bas-marais à Carex nigra, Carex canescens et Carex echinata.

  • Mégaphorbiaies des montagnes hercyniennes, du Jura et des Alpes.
  • Forêt : Bois de Sorbiers sauvages.

Parmi les 13 espèces déterminantes identifiées dans cette zone on peut citer :

Merle à plastron (Turdus torquatus),  Aconit napel (Aconitum napellus), Alchémille de Grenier (Alchemilla grenieri)Androsace rosée (Androsace halleri)Raisin d'ours (Arctostaphylos uva-ursi)Gentiane printanière (Gentiana verna)Lis martagon (Lilium martagon), Pédiculaire chevelue (Pedicularis comosa), Pulsatille à feuilles d'Ache (Pulsatilla alpina subsp. apiifolia)Saule bicolore (Salix bicolor), Silène cilié (Silene ciliata), Silène des rochers (Silene rupestris), Lycopode sélagine (Huperzia selago).

Merle à plastron

Gentiane printanière

Androsace rosée

Pulsatille à feuilles d'Ache

Callune vulgaire

Adénostyle à feuilles d'alliaire

Lycopode des Alpes

Benoîte des montagnes

Marmotte

Faucon pèlerin

Azuré des Mouillères

Dryade à huit pétales

Linotte mélodieuse

Tarin des Aulnes

Saxifrage de Lamotte

Saxifrage à feuilles d’Epervière

Ligulaire de Sibérie

Vergerette des Alpes

Chamois

Merle de Roche

Apollon arverne

Petite Astrance

Joubarbe d'Auvergne

Bruant jaune

ZNIEFF de type 1 « Puy Mary »

Superficie : 2791,8 hectares, elle s’étend sur les communes de : Le Claux, Le Falgoux, Le Fau, Laveissière, Lavigerie, Mandailles-Saint-Julien, Saint-Jacques-des-Blats, Saint-Paul-de-Salers et Saint Projet-de-Salers.

Altitude : minimum 1300m, maximum 1806m.

La valeur patrimoniale du site est absolument exceptionnelle.

Les monts du Cantal constituent le plus vaste édifice volcanique d’Europe. Sa zone sommitale est séparée par les vallées de la Cère et de l’Alagnon en deux entités principales correspondant chacune à une ZNIEFF : les secteurs du Plomb du Cantal au Sud-est et du Puy-Mary au Nord-ouest.

Ce dernier ensemble regroupe la plupart des hautes crêtes centrées autour du Puy-Mary : Puy Violent (1592m), Roc des Ombres (1633m), Roche Taillade (1654m), Puy Chavaroche (1739m), Puy-Mary (1785m), Puy de Peyre Arse (1806m)...

Elles sont principalement composées de roches andésitiques, au milieu desquelles s’individualisent de notables émergences de phonolites comme celle du Puy Griou ou de basaltes, au Nord-ouest.

Les milieux montagnards et subalpins, entre 1500 et 1806m d’altitude, sont extrêmement intéressants avec notamment des landes subalpines, rochers subalpins, éboulis siliceux, falaises humides, combes à neige, groupement à fétuque paniculée, fourrés frais subalpin, mégaphorbiaies, tourbières, hêtraies subalpines et forêts de ravin.

Les sommets non rocheux sont occupés par des landes où l’Airelle des marais (Vaccinium uliginosum) occupe une place souvent prépondérante à côté de la Myrtille (Vaccinum myrtillus), de la Callune vulgaire (Calluna vulgaris) ou du Genêt poilu (Genista pilosa). Les versants froids à haute altitude abritent des landines rases à Camarine noire (Empetrum nigrum) tandis que les pentes rocailleuses plus chaudes développent des groupements herbeux où se distingue la Fétuque paniculée (Festuca paniculata) au côté d’autres espèces montagnardes plus thermoxérophiles, comme le Genêt purgatif (genista purgans) très répandu, qui représente souvent un stade de recolonisation d’anciens pâturages.

Sur les roches compactes verticales, les Chasmophytes subalpins composent un groupement original, assez répandu dans le Massif, à Saxifrage de Lamotte (Saxifraga lamottei), espèce endémique. Au pied des falaises abruptes, humides et froides, des criques de la Rhue et de l’Impradine, sur le versant nord du Puy-Mary, s’individualise même un groupement rupicole d’écologie quasi-alpine caractérisée par le Saxifrage à feuilles d’Epervière (Micranthes hieraciifolia), espèce présentant ici sa seule station française et côtoyant quelques autres plantes boreo-alpines qui manquent partout ailleurs dans le Massif Central.

D’autres formations des milieux humides d’altitude comme les mégaphorbiaies à Adenostyle à feuilles d’Alliaire (Adenostyles alliariae) ou comme les tourbières de pente et les végétations de sources revêtent un grand intérêt biologique, de même que certains milieux de lisière, ou d’éboulis plus ou moins fixés.

La flore est exceptionnelle avec un total de 38 espèces déterminantes dont certaines étant endémiques du massif.

On compte plus de 23 espèces végétales protégées, figurant sur la liste nationale, comme la Ligulaire de Sibérie (Ligularia sibirica), le Lycopode des Alpes (Lycopodium alpinum)... ou régionale comme la Dryade à huit pétales (Dryas octopetala), le Saxifrage à feuilles opposées (Saxifraga oppositifolia), la Vergerette des Alpes (Erigeron alpinus), l’Epervière orangée (Pilosella aurantiaca), la Gentiane vernale (Gentiana verna) ou la Benoîte des montagnes (Geum montanum)...

Beaucoup de ces espèces ont un caractère de relicte glaciaire, plusieurs y ont leur seul site du Massif Central, certaines sont endémiques de l’Auvergne. L’ensemble présente un intérêt floristique majeur niveau national.

Plusieurs mammifères récemment introduits fréquentent le site : le Chamois (Rupicapra rupicapra), la Marmotte (Marmota marmota) et le Cerf élaphe (Cervus elaphus). Le Campagnol des neiges (Chionomys nivalis), espèce typique des pierriers subalpins y est signalé.

L’avifaune comporte des espèces remarquables comme le Merle de Roche (Monticola saxatilis), le Merle à plastron (Turdus torquatus), le grand Corbeau (Corvus corax) ainsi que le Faucon pèlerin (Falco peregrinus), espèce rare et menacée sur l’ensemble du territoire nationale.

On recense 3 lédidoptères protégés sur le plan national et considérés comme menacés dont l’Apollon arverne (Parnassius apollo arvensis) présent sous forme d’une espèce endémique du Massif Central, le Moiré des Sudètes (Erebia sudetica liorana) , et l’Azuré des Mouillères (Maculinea alcon) ...

73 espèces déterminantes ont été identifiées dans cette ZNIEFF, parmi ces espèces on peut citer encore la Petite Astrance (Astrantia minor), le Cranson des Pyrénées (Cochlearia pyrenaica), la Dryade à huit pétales (Dryas octopetala)la Joubarbe d'Auvergne (Sempervivum tectorum subsp. Arvernense), la Linotte mélodieuse (Acanthis cannabina),Bruant jaune (Emberiza citrinella)...

ZNIEFF de type 1 « Vallon de Viaguin »

Superficie : 214,97 hectares, s’étend sur les communes de Saint-Jacques-des-Blats et de Laveissière.

Elle est composée de bois de résineux et de feuillus, de landes et de prairies.

Les hêtraies atlantiques acidiphiles sont l'habitat déterminant de cette ZNIEFF.

Egalement 13 espèces déterminantes ont été inventoriées dans ce vallon, parmi lesquelles la Loutre (Lutra lutra), le Méconopsis du pays de Galles (Meconopsis cambrica), la Doradille verte (Asplenium viride), la Circée des Alpes (Circaea alpina), le Streptope à feuilles embrassantes (Streptopus amplexifolius), l'Orchis pâle (Orchis pallens), Luzule jaunâtre (Luzula luzulina)...

La Loutre Circée des Alpes

Sorbiers ambigus

Pulsatille vernale

Seneçon Doronic

Orpin alpestre

Accenteur alpin

Pluvier guignard

Airelles des marais

Saule des Lapons

Saxifrage d’Auvergne

Streptope à feuilles embrassantes

Aigle royal

Cigognes noires et blanches

ZNIEFF de type 1 « Plomb du Cantal et Col de Prat de Bouc »

Superficie : 3 000 hectares, située sur les communes d’Albepierre-Bredons, Brezons, Cezens, Laveissière, Malbo, Pailherols, Paulhac, Saint-Clément, Saint-Jacques-des-Blats et Thiézac.

Altitude : minimum 1350 m, maximum 1855 m

Le secteur du Plomb du Cantal – Prat de Bouc correspond aux crêtes situées dans la partie Sud-est des Monts du Cantal, séparées du massif du Puy-Mary par les vallées de la Cère et de l’Alagnon. Elles comportent le Puy du Rocher, au Nord (1813m), le Plomb du Cantal, point culminant du massif à 1855m, le Puy de la Cède (1768m), le Puy de Grandval (1648m) et le Puy de la Belle Viste (1543m), au Sud.

Ces sommets sont principalement constitués d’andésite, brèches andésitiques, ou basalte. Le relief, souvent doux, n’a pas la rudesse et les contrastes qui caractérisent le secteur du Puy-Mary.

Les pelouses et landes dominent et offrent un remarquable ensemble d’estives où, sont présents affleurements rocheux, éboulis, ruisseaux et tourbières de pente qui ajoutent à la diversité de ce paysage ouvert.

La lisière supérieure de la forêt est représentée au Sud et à l’Ouest, par la hêtraie ou des formations feuillues à Bouleau pubescent (Betula pubescens) ou Sorbiers ambigus (Sorbus ambigua) et plus au Nord, par la sapinière ou des plantations d’Epicéas (Picea abies).

La plus grande partie du site relève de l’étage subalpin dont il présente des biotopes et habitats caractéristiques : landes sommitales à Airelles des marais (Vaccinium uliginosum), végétation herbeuse à Nard raide (Nardus stricta) et Plantain des Alpes (Plantago alpina) dans les combes longuement enneigées, landes à Pulsatille vernale (Pulsatilla vernalis), Genêt poilu (Genista pilosa) dans les milieux secs, bien orientés des crêtes.

Sources et tourbières de pente à Saule des Lapons (Salix lapponum) parsèment certains versants humides ou le fond du cirque du Lagnon...

Les versants chauds et ensoleillés, en dessous de 1600m sont occupés par le Genêt purgatif (Cytisus oromediterraneus), souvent consécutif à un état d’abandon du pâturage. Des formations herbeuses termophiles à Calamagrostis blanchâtre (Calamagrostis canescens) ou Fétuque paniculée (Festuca paniculata) apparaissent sur certaines pentes abritées où l’on remarque les grands capitules du Seneçon Doronic (Senecio doronicum).

Dans les zones rocheuses, moins développées qu’au Puy-Mary, apparaissent quelques espèces typiques comme le Saxifrage d’Auvergne (Saxifraga bryoides), (endémique de notre région), l’Androsace rose (Androsace halleri) ou l’Orpin alpestre (Sedum alpestre).

L’ensemble revêt un très grand intérêt floristique avec de nombreuses espèces subalpines ou boréo-alpines. On compte plus de 15 plantes protégées soit sur le plan national, comme le Saule des Lapons (Salix lapponum), la Droséra à feuilles rondes (Drosera rotundifolia), la Laîche des bourbiers (Carex limosa), soit sur le plan régional avec le Saule bicolore (Salix bicolor), le Streptope à feuilles embrassantes (Streptopus amplexifolius), la Bartsie des Alpes (Bartsia alpina), l’Anémone printanière (Anemone vernalis)...

Le Silène cilié (Silene ciliata), disséminé en plusieurs points des pelouses sommitales présente ici l’une de ses deux seules stations du Massif Central.

De nombreux éléments faunistiques remarquables viennent confirmer le grand intérêt biologique et écologique du site.

Parmi les mammifères on citera le Mouflon de Corse (Ovis ammon musimon var. corsicana)la Marmotte (Marmota marmota) et le Chamois (Rupicapra rupicapra) introduits depuis plusieurs années.

Le Campagnol des neiges (Chionomys nivalis), espèce typique des éboulis d’altitude, fréquente la zone.

L’avifaune est remarquable avec plusieurs espèces caractéristiques comme le Venturon montagnard (Carduelis citrinella), l’Accenteur alpin (Prunella collaris), le Merle de Roche (Monticola saxatilis), le Merle à plastron (Turdus torquatus),...

Le site est un lieu de nidification pour une quarantaine d’espèces et représente surtout une zone d’importance nationale pour la migration post-nuptiale.

Le suivi scientifique de celle-ci, effectué depuis 1982 par l’association Espaces et Recherches, a permis de contacter plus de cent trente espèces, totalisant suivant les années entre deux cent mille et un million d’oiseaux... Des espèces exceptionnelles ont pu être observées sur ce site comme par exemple l’Aigle royal (Aquila chrysaetos), le Pluvier guignard (Charadrius morinellus), les Cigognes noires (Ciconia nigra) et blanches (Ciconia ciconia), le Faucon kobez (Falco vespertinus),...

Parmi les lépidoptères, trois espèces protégées sur le plan national et très localisées en Auvergne ont été recensées : le Moiré des Sudètes (Erebia sudetica liorana), l’Azuré des Mouillères (Maculinea alcon) et l’Apollon arverne (Parnassius apollo arvensis).

Ce site exceptionnel, sommet du massif cantalien, développant des écosystèmes diversifiés et typiques de secteur de haute altitude, relativement peu représentés dans le Massif Central, souffre d’un certain nombre d’atteintes liées surtout aux infrastructures de loisirs ou à une exploitation trop intensive par endroit. C’est ce dernier type d’activité qui, convenablement conduite, permettra à terme le maintien des équilibres paysagers et écologiques du secteur.

 1 Zone Naturelle d'Intérêt Écologique Floristique et Faunistique de type 2 (ZNIEFF T2)

 1 Zone Importante pour la Conservation des Oiseaux (ZICO)

 

Les ZNIEFF de type II : Grands ensembles naturels riches ou peu modifiés, ou offrant des potentialités biologiques importantes.

Les ZICO :Visent à assurer une protection de toutes les espèces d'Oiseaux vivant naturellement à l'état sauvage sur le territoire Européen.

Lézard des souches

Acryptère bariolé

Écrevisse à pieds blancs

Cuivré de la Bistorte

Miroir

Putois d'Europe

Barbastelle d'Europe

Mors-du-Diable

Crapaud accoucheur

Grèbe huppé

Râle d'eau

Fritillaire damier

Orchis à odeur de punaise

 

Anémone souffrée

Oedipode stridulante

Argus de le Sanguinaire

Zygène d'Ostérode

Azuré du Serpolet

Loutre d'Europe

Grand Murin

Daphné bois-gentil

Petit Rhinolophe

Canard siffleur

Pic vert

Gentiane jaune

Lycopode en massue

ZNIEFF de type 2 « Massif du Cantal »

Superfice 87719,11 hectares et s''étend sur 63 communes et intégre 63 ZNIEFF de type 1.

Cette vaste ZNIEFF englobe les grands massifs cantaliens, tels que le Puy Mary, le Puy Violent, ou encore le Plomb du Cantal. Hormis une petite partie à l’Est, la commune de Laveissière est entièrement couverte par cette ZNIEFF.

Elle est principalement composée de roches andésitiques, les milieux naturels se répartissent en fonction de l’altitude, des pelouses et des landes d’altitudes au sommet des massifs, puis aux étages inférieurs, des massifs forestiers principalement composés de sapins, d'hêtres, de sorbiers et de bouleaux pubescents.

Au font des vallées glaciaires, on retrouve des pâturages et des prairies de fauche. On peut aussi noter la présence de nombreuses tourbières dans cette zone.

Cette ZNIEFF présente un intérêt majeur au niveau national, car en plus de sa richesse floristique très importante, elle accueil des espèces endémiques en Auvergne comme le Saxifrage de Lamotte (Saxifraga lamottei), ou des espèces vestiges de l’aire Glaciaire comme la Ligulaire de Sibérie (Ligularia sibirica).

Au niveau faunistique, en plus des espèces montagnardes classique (Marmotte, Chamois), le Campagnol des neiges a été signalé. Ce micromammifère est typique des pierriers subalpins.

Cette ZNIEFF abrite aussi une avifaune riche et typique des milieux montagneux, par exemple le Merle de roche (Monticola saxatilis), ou le Faucon pèlerin (Falco peregrinus).

Les milieux déterminants :

  • Falaises et éboulis : Eboulis siliceux des montagnes nordiques ; Éboulis siliceux médio-européens des hautes terres ; Végétation des falaises continentales siliceuses ; Éboulis siliceux acides des montagnes tempérées ; Communautés des affleurements et rochers désagrégés alpins ; Eboulis siliceux et froids de blocailles ; Pavements rocheux quasi nus, y compris pavements calcaires...
  • Prairies et Landes : Prairies de fauche de basse et moyenne altitudes ; Landes à Cytisus purgans montagnardes ; Landes à Cytisus purgans ; Pelouses sèches, acides et neutres fermées non-méditerranéennes ; Pelouses atlantiques à Nard raide et groupements apparentés ; Prairies à Molinia caerulea et communautés apparentées ; Pelouses à Carex lasiocarpa ; Prairies de fauche montagnardes ; Gazons eurosibériens sur débris rocheux ; Pelouses calcaires vivaces et steppes riches en bases ; Fourrés subalpins et oro-boréaux à Salix ; Fourrés des montagnes du Paléarctique méridional à Juniperus nains...
  • Forêts : Forêts tempèrées ; Forêts de ravin et de pente ; Forêts de conifères ; Forêts de feuillus caducifoliés ; Hêtraies subalpines médio-européennes ; Hêtraies acidophiles atlantiques ; Forêts riveraines à Fraxinus et Alnus sur sols inondés par les crues mais drainés aux basses eaux ; Forêt de Frênes et d'Aulnes des fleuves médio-européens...
  • Milieux humides : Lacs, étangs et mares oligotrophes permanents ; Tourbières hautes à peu près naturelles, Tourbières tremblantes à Carex rostrata ; Communautés des tourbes et des sables humides, ouverts et acides avec Rhynchospora alba et Drosera ; Tourbières de transition et tourbières tremblantes ; Bas-marais oligotrophes et tourbières des sources d'eau douce ; Saussaies marécageuses et fourrés des bas-marais à Salix...

Les espèces déterminantes :

Criquet farouche (Aiolopus strepens), Lézard des souches (Lacerta agilus), Canneberge (Vaccinium oxycoccos), Anémone souffrée (Pulsatilla alpina subsp. apiifolia), Acryptère bariolé (Arcyptera fusca) (seule station auvergnate connue), Oedipode stridulante (Psophus stridulus) (seule station revue récemment en Auvergne), Callidie violacée (Callidium violaceum), Écrevisse à pieds blancs (Austropotamobius pallipes), Satyre Machabée (Erebia manto), Moiré des Sudètes (Erebia sudetica), Argus de le Sanguinaire (Eumedonia eumedon), Damier de la Succise (Euphydryas aurinia), Miroir (Heteropterus morpheus), Grand Sylvain (Limenitis populi)Cuivré de la Bistorte (Lycaena helle), Azuré de la Croisette (Maculinea alcon), Azuré du Serpolet (Maculinea arion), Zygène d'Ostérode (Zygaena osterodensis), Barbastelle d'Europe (Barbastella barbastellus), Loutre d'Europe (Lutra lutra), Putois d'Europe (Mustela putorius), Grand Murin (Myotis myotis), Murin de Natterer (Myotis nattereri), Stellaire holostée (Stellaria connata), Mouron des oiseaux (Stellaria media), Stellaire des sources (Stellaria undulata), Mors-du-Diable (Succisa beugesiaca), Daphné bois-gentil (Thymelaea mezereum), Salomon verticillé (Troxilanthes angustifolia), Valériane officinale (Valeriana officinalis), Cierge maudit (Verbascum nigrum), Capillaire des murailles (Asplenium harovii), Réglisse des bois (Ctenopteris vulgaris), Prêle des eaux (Equisetum aphyllum) ...

Espèces à statut réglementé :

Crapaud accoucheur (Alytes obstetricans), Apollon (Parnassius apollo), Grand rhinolophe (Rhinolophus ferrumequinum), Petit Rhinolophe (Rhinolophus hipposideros), Murin à oreilles échancrées (Myotis emarginatus), Grèbe huppé (Podiceps cristatus), Canard siffleur (Mareca penelope), Canard pilet (Anas acuta), Fuligule milouin (Aythya ferina), Chevalier guignette (Actitis hypoleucos), Aigle botté (Hieraaetus pennatus), Râle d'eau (Rallus aquaticus), Pic vert (Picus viridis), Fritillaire damier (Fritillaria meleagris), Gagée jaune (Gagea lutea), Gentiane jaune (Gentiana lutea), Alisma nageante (Luronium natans), Polémoine (Polemonium caeruleum), Aconit commun (Aconitum napellus subsp. Vulgare), Cardabelle (Carlina acanthifolia subsp. Acanthifolia), Orchis à odeur de punaise (Anacamptis coriophora subsp. Coriophora), Botryche à feuilles de camomille (Botrychium matricariifolium), Lycopode sabine (Huperzia selago), Lycopode en massue (Lycopodium clavatum), Pilulaire (Pilularia globulifera) ...

ZICO : « Monts et Plomb du Cantal »

La ZICO comprend les zones sommitales et les hautes vallées, sur un substrat volcanique, à influence atlantique forte, dans des conditions de fortes précipitations neigeuses et de courte période de végétation.

On y trouve de nombreux climax stationnels asylvatiques.

Les milieux sont variés, notamment des forêts montagnardes (hêtre, sapins, épicéas), de grands espaces de prairies de fauche, de pâturages et localement de zones humides (mégaphorbiaies en bordure d’eau vive, marécages, prairies mésohygrophiles, sources, tourbières de pente), des landes, prairies ou pelouses montagnardes ou sommitales (subalpines) et des milieux rocheux montagnards ou subalpins (avec des espèces rares et remarquables, notamment sur le plan botanique).

Les forêts sont souvent anciennes, traitées en futaie jardinée, avec de nombreuses strates et des lisières étagées favorables à l’avifaune tel que l'Autour des palombes (Accipiter gentilis), le Pic noir (Dryocopus martius), le Merle à plastron (Turdus torquatus).

Les éboulis et falaises montagnards sont le refuge d’oiseaux rupestres rares comme le Faucon pèlerin (Falco peregrinius), le Grand-duc d’Europe (Bubo bubo), l'Hirondelle de rochers (Hirundo rupestris), le Grand corbeau (Corvus corax), tandis que les milieux rocheux subalpins voient nicher l'Accenteur alpin (Prunella collaris), le Traquet motteux (Oenanthe oenanthe) et le Merle de roche (Monticola saxatilis).

Les landes, prairies et pelouses sont le domaine d’une avifaune originale tel le Pipits farlouse (Anthus pratensis) et le Pipits spioncelle (Anthus spinoletta), la Caille des blés (Coturnix coturnix), l'Alouettes lulu (Lullula arborea) et l'Alouettes des champs (Alauda arvensis), le Tarier des prés (Saxicola rubetra).

Les activités d’estive sont nécessaires à la pérennisation de ces milieux herbacés.

C’est également et surtout une zone importante lors de la migration, qui voit passer une quantité importante d’oiseaux (de 50 000 à 100 000 individus), notamment de rapaces, de passereaux et pigeons.

Espéces déterminantes :

L'Accenteur alpin (Prunella collaris), l'Aigle royal (Acquila chrysaetos), l'Aigle botté (Hierraaetus pennatus), l'Alouette lulu (Lullula arborea), le Balbuzard pêcheur (Pandion haliaetus), la Bondrée apivore (Pernis apivorus), le Bruant ortolan (Emberiza hortulana), le Busard Saint-Martin (Circus cyaneus), le Busard cendré (Circus pygargus), le Busard des roseaux (Circus aeruginosus), la Cigogne blanche (Ciconia ciconia), la Cigogne noire (Ciconia nigra), le Circaëte Jean-le-Blanc (Circaetus gallicus), le Faucon émerillon (Falco columbarius), le Faucon pèlerin (Falco peregrinius), l'Hirondelle de rochers (Hirundo rupestris), le Merle à plastron (Turdis torquatus), le Merle de roche (Monticola saxatilis), le Milan noir (Milvus migrans), le Milan royal (Milvus milvus), le Pic Noir (Dryocopus martius), le Pipit farlouse (Anthus pratensis), le Pipit spioncelle (Anthus spinoletta) ...

Les menaces et dégradations restent limitées et sont dues principalement à une augmentation de la fréquentation humaine (extension du domaine skiable, escalade, randonnées, chasse).

Maintenir la diversité et la complexité des milieux présents (pâturages extensifs), éviter l’érosions et la sur-fréquentation touristique, empêcher le dérangement des oiseaux rupestres sont les principaux objectifs à court terme.

Autour des palombes

Grand-duc d’Europe

Traquet motteux

Pipit spioncelle

Tarier des prés

Balbuzard pêcheur

Busard cendré

Milan royal

Pic noir

Accenteur alpin

Merle de roche

Caille des blés

Aigle royal

Bondrée apivore

Circaëte Jean-le-Blanc

Cigogne noire

3 sites Natura 2000

  • 1 Zone de Protection Spéciale.

Les Zones de Protection Spéciale (ZPS) instaurées par la directive « Oiseau » en 2000 (79/409/CEE) ont pour objectif d’assurer un bon état de conservation des espèces d’oiseaux menacées, vulnérables ou rares.

Les ZPS sont des sites  particulièrement appropriés à la survie et à la reproduction d'espèces d'oiseaux sauvages figurant sur une liste arrêtée par le ministre chargé de l'environnement ou qui servent d'aires de reproduction, de mue, d'hivernage ou de zones de relais à des espèces d'oiseaux migrateurs.

 

  • 2 Zones Spéciales de Conservation.

Les zones spéciales de concervation (ZSC) instaurées par la directive « Habitats » en 1992 (92/43/CEE) ont pour objectif la conservation de sites écologiques présentant soit des habitats naturels ou semi-naturels d’intérêt communautaire, de par leur rareté, ou le rôle écologique primordial qu'ils jouent (annexe I de la directive Habitats), soit des espèces de faune et de flore d'intérêt communautaire, là aussi pour leur rareté, leur valeur symbolique, le rôle essentiel qu'ils tiennent dans l'écosystème (annexe II de la directive Habitats).

Aigle pomarin

Grand Gravelot

Grand Cormoran

Aigle botté

 

Bonelli's Eagle

Goéland marin

Circaète Jean-le-Blanc

Chouette de Tengmalm

ZPS n° « Monts et Plomb du Cantal »

Cette ZPS s’étend sur environ 6 420 hectares et s’étend sur les communes d’Albepierre-Bredons, Brezons, Cézens, Le Falgoux, Laveissière, Mandailles-Saint-Julien, Paulhac et Saint-Jacques-des-Blats.

Les habitats et les espèces présents dans cette ZPS sont les mêmes que ceux décrits précédemment pour la ZICO « Monts et Plomb du Cantal » :

  • Eaux douces intérieures (Eaux stagnantes, Eaux courantes), Marais (végétation de ceinture), Bas-marais et Tourbières.

  • Landes, Broussailles, Recrus, Maquis, Garrigues et Phrygana.

  • Forêts caducifoliées, Forêts de résineux et Forêts mixtes.

  • Rochers intérieurs, Eboulis rocheux, Dunes intérieures et Neige ou glace permanente

Qualité et importance : l'ensemble du massif et ses alentours est le cadre de passages migratoires intenses, notamment en automne mais également au printemps. L'ensemble des crêtes contient des habitats pour une avifaune originale : Accenteur alpin (Prunella collaris), Merle de roche (Monticola saxatilis), Traquet motteux (Oenanthe oenanthe)...

A noter certaines espèces occasionnelles qui ont été vues au passage sur le site, espèces inscrites à l'annexe 1 de la Directive  : Aigle pomarin (Clanga pomarina), Bonelli's Eagle (Aquila fasciata)Outarde canepetière (Tetrax tetrax), Bécassine double (Gallinago media) et d'autres espèces migratrices non inscrites à l'annexe 1, également occasionnelles : Grand Gravelot (Charadrius hiaticula) et Goéland marin (Larus marinus).

Menaces, pressions et activités ayant une incidence sur le site : les vulnérabilités identifiées pour ce site sont liées aux activités touristiques importantes dans la zone, les aménagements présents sur le domaine skiable comportent des risques pour les oiseaux nicheurs ou migrateurs (câbles des remontées mécaniques).

Une fréquentation trop importante par les randonneurs est source de dérangements pour l'avifaune nicheuse (notamment espèces rupestres).

Enfin la déprise agricole est préjudiciable au maintien des milieux ouverts (pâturage des estives extensif).

Type : P = espèce résidente (sédentaire), R = reproduction (migratrice), C = concentration (migratrice), W = hivernage (migratrice).

Unité : I = individus, P = couples

Catégories du point de vue de l’abondance (Cat.) : C = espèce commune, R = espèce rare, V = espèce très rare, P: espèce présente.

Population : A = 100 ≥ p > 15 % ; B = 15 ≥ p > 2 % ; C = 2 ≥ p > 0 % ; D = Non significative.

Conservation : A = « Excellente » ; B = « Bonne » ; C = « Moyenne / réduite ».

Isolement : A = population (presque) isolée ; B = population non isolée, mais en marge de son aire de répartition ; C = population non isolée dans son aire de répartition élargie.

Evaluation globale : A = « Excellente » ; B = « Bonne » ; C = « Significative »

Espèce

Population présente sur le site

Évaluation du site

Type Taille Unité Cat. A/B/C/D A/B/C
min. max. C/R/V/P Pop. Cons. Isol. Glob.

Pie-grièche écorcheur (Lanius collurio)

 P 10 50 P P D      

Grand Cormoran (Phalacrocorax carbo sinensis)

 W / C
300 400 I P C B C B

Cigogne noire (Ciconia nigra)

C
30
50
I
P
C
B
B
C
 Cigogne blanche (Ciconia ciconia)  C 10
20
I
P D      
Bondrée apivore (Pernis apivorus)

R

C

4

2000

8

4000

I P C   C B

Milan noir (Milvus migrans)

C 2000 4000 I P C B C B
Milan royal (Milvus milvus) C 2000 3000 I P C B C B

Circaète Jean-le-Blanc (Circaetus gallicus)

C 20 30 I P C B C B
Busard des roseaux (Circus aeruginosus) C 200 500 I P C B C B

Busard Saint-Martin (Circus cyaneus)

C 300 300 I P C B C B

Busard cendré (Circus pygargus)

C 200 200 I P C B C B
Aigle botté (Hieraaetus pennatus)

R

C

0

5

1

10

P

I

 P

P

C B C B
Balbuzard pêcheur (Pandion haliaetus) C 50 50 I P D      

Faucon émerillon (Falco columbarius)

C 50 50 I P D      

Faucon pèlerin (Falco peregrinus)

R

C

1

60

1

60

I

P

P

P

C B C B

Grue cendrée (Grus grus)

C 300 300 I P D      

Grand-duc d'Europe (Bubo bubo)

R

C

0

60

1

60

P

I

P

P

D      

Chouette de Tengmalm (Aegolius funereus)

P 0 5 P P D      

Pic noir (Dryocopus martius)

R 10 20 P P C B C B
Alouette lulu (Lullula arborea)

R

C

7

1000

20

2000

P P C      
Accenteur alpin (Prunella collaris)

P

2

12

P P C B C B
ZSC « Lacs et rivières à loutre »

Ce site est issu du redécoupage de 2 sites régionaux pour former un site local qui concerne le bassin de la L’Allanche et du Haut-Alagnon : « Rivières à loutres » et « Rivières à écrevisses à pattes blanches » et comprenaient un linéaire respectif de 564 km et 1.140 km de cours d'eau dans les départements de l'Allier, du Cantal, de la Haute-Loire et du Puy-de-Dôme.

Superficie dans le Cantal : 1 569 hectares, 230 kilomètres de cours d’eau et s’étend sur les Communes d’Albepierre-Bredons ; Allanche ; Celles ; Chalinargues ; Chastel-sur-Murat ; La Chapelle-d’Alagnon ; Chavagnac ; Dienne ; Ferrières-sainte-Mary ; Joursac ; Landeyrat ; Laveissière ; Marcenat ; Murat ; Neussargues-Moissac ; Peyrusse ; Pradier ; Sainte-Anastasie ; Ségur-les-Villas et Virargues.

La Loutre est un carnivore aquatique qui fréquente tous les milieux aquatiques (tourières, lacs, étangs, ruisseaux, rivières). Les adultes territorialisés occupent un grand territoire dont ils chassent les individus de même sexe. Une femelle occupe un domaine de 5 à 10km de rivière, tandis que le mâle possède un domaine vital plus grand, couvrant plusieurs territoires de femelles (jusqu’à 50km de linéaire de rivière).

La reproduction intervient à n’importe quel moment de l’année et elle est de 1 à 2 jeunes.

La loutre se nourrit de poissons, de batraciens et de tous les petits animaux des milieux aquatiques (écrevisses, campagnols amphibies, rats musqués, oiseaux, reptiles...).

Les berges sont d’une grande importance pour le maintien de la loutre car celle-ci ne creuse pas de terrier mais s’installe dans des anfractuosités naturelles (amas rocheux, racines des grands arbres, cavités sous berge, amas de bois du bord de l’eau).

Les déplacements sont quotidiens et parfois très longs (plusieurs kilomètres par nuit) pour les adultes territorialisés. Les jeunes chassés par la mère doivent suivre la rivière pour trouver un domaine libre avant de se reproduire.

La Loutre connaît en Auvergne et aux alentours un mouvement naturel de recolonisation depuis sa protection légale en 1972. Les rivières retenues pour Natura 2000 jouent un rôle essentiel dans ce mouvement.

Préconisations : Quatre conditions essentielles sont nécessaires à la survie de la Loutre : une bonne qualité de l’eau, un potentiel alimentaire suffisant, de nombreux abris dans les berges et une totale liberté de circulation. Les diverses préconisations à faire dans les sites découlent de ses besoins. Il faut améliorer la qualité de l’eau pour elle et pour ses proies. L’entretien des berges ne doit pas supprimer les abris et notamment les vieux arbres et les souches qu’il faut conserver. Des zones de tranquillité doivent être préservées et le dérangement nocturne limité.

Les obstacles à la circulation (barrage, route, ...) doivent être équipés de passages spécifiques et il faut éviter tout nouvel aménagement au fil de l’eau.

L’utilisation des poisons contre les rongeurs doit être interdite.

Ecrevisse à pattes blanches (Austropotamobius pallipes)

Loutre d'Europe(Lutra lutra)

Murin de Bechstein

Parnassien apollon

Lis des Alpes

Ligulaire de Sibérie

Petite Astrance

Saxifrage à feuilles d'Épervière

ZSC « Massif cantalien (parties Est et Ouest) »

Le site Natura 2000 Massif Cantalien englobe la partie sommitale du stratovolcan cantalien et se divise en deux grandes parties qui sont séparées par l'emprise de la station de ski du Lioran (qui est exclue du site).

Il s’étend sur les communes d’Albepierre-Bredons, Brezons, Cézens, Le Claux, Le Falgoux, Le Faux, Laveissière, Lavigerie, Malbo, Mandailles-Saint-Julien, Pailherols, Paulhac, Saint-Clément, Saint-Jacques-des-Blats, Saint-Paul-de-Salers et Saint-Projet-de-Salers.

La ZSC couvre 6 106 hectares et peux être définie en trois zones:

  • La première zone (partie Ouest) rayonne autour du Puy Mary en englobant les crêtes du Puy Violent et du Roc des Ombres à l’Ouest, celles du Puy de la Tourte et du Rocher de l’Aygue au Nord, le Puy de Chavaroche au Sud, le Puy de Peyre-Arse, le Puy Bataillouze et le Puy Griou à l’Ouest. Seule cette partie Ouest du massif cantalien fait l’objet d’un document d’objectifs validé.
  • La deuxième zone plus petite couvre les crêtes autour du Puy du Rocher à l’Ouest de Super-Lioran.
  • La troisième zone se trouve au Sud du plomb du Cantal et du Col de Prat-de-Bouc, elle est constituée par deux bras : un qui suit les crêtes du Puy Gros et du Puy de la Cède et un second qui s’étend autour du Puy de la Belle-Viste.

Le site correspond à la zone des pelouses situées au dessus de la forêt. Il s’agit d’un site exceptionnel englobant l’ensemble du grand volcan cantalien. Il est caractérisé par la présence d’un large éventail de formations herbacées de landes, forêts et tourbières de pente. Le relief très accidenté de certaines lignes de crêtes offre également des parois et des éboulis rocheux très sauvages. Ce site présente de fortes affinités montagnardes et subalpines, mais aussi un cortège floristique de très haute valeur écologique.

La diversité géologique : grande diversité de la nature des roches : Basalte, Trachytes, Phonolites, Brèches.

Milieux naturels : les reliefs et le climat expliquent l'exceptionnelle diversité des milieux naturels et notamment agro-pastoraux du massif cantalien.

Ces milieux subalpins sont caractérisés par la présence de nombreuses espèces plutôt communes dans les Alpes et les Pyrénées, mais parfois très rares dans le Massif Central. Elles ont trouvé refuge sur les sommets Auvergnats lors du réchauffement du climat consécutif à la dernière période glaciaire.

Présence de 21 milieux naturels d'intérêt communautaire dont 3 prioritaires qui recouvrent 5 380 ha soit 88% de la superficie du site.

Les enjeux et les risques de ce site NATURA 2000 sont surtout liés au tourisme, qui peut altérer la qualité des milieux et la pérennité de la Faune et la Flore d’altitude.

Un autre enjeu concerne la déprise agricole (abandon du pâturage et du fauchage) qui conduit à la recolonisation des herbages d’altitude par la forêt.

Type : P = espèce résidente (sédentaire), R = reproduction (migratrice), C = concentration (migratrice), W = hivernage (migratrice).

Unité : I = individus, P = couples

Catégories du point de vue de l’abondance (Cat.) : C = espèce commune, R = espèce rare, V = espèce très rare, P: espèce présente.

Population : A = 100 ≥ p > 15 % ; B = 15 ≥ p > 2 % ; C = 2 ≥ p > 0 % ; D = Non significative.

Conservation : A = « Excellente » ; B = « Bonne » ; C = « Moyenne / réduite ».

Isolement : A = population (presque) isolée ; B = population non isolée, mais en marge de son aire de répartition ; C = population non isolée dans son aire de répartition élargie.

Evaluation globale : A = « Excellente » ; B = « Bonne » ; C = « Significative »

Espèce

Population présente sur le site

Évaluation du site

Type Taille Unité Cat. A/B/C/D A/B/C
min. max. C/R/V/P Pop. Cons. Isol. Glob.

Murin de Bechstein (Myotis bechsteinii)

C

P

1 1

I

I

P

P

D

C

 B  B  B

Ligulaire de Sibérie (Ligularia sibirica)

P

1000 2000

I

V

C

A A B

Parnassien apollon (Parnassius apollo)

P

26  

I

P

       

Petite Astrance (Astrantia minor)

P 114 151

I

V

       

Lis des Alpes (Paradisea liliastrum)

P 200  

I

V

       

Saxifrage à feuilles d'Épervière (Micranthes hieraciifolia)

P 62  

I

V

       

1 site naturel classé au patrimone national

Décret du 23 octobre 1985, signé du Premier ministre.

(Fichier national des sites classés du Ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie)

Le classement est le moyen d’assurer avec le plus de rigueur la protection des sites naturels de grande qualité.

La commune de Laveissiere est intégrée dans le Parc Naturel Régional des Volcans d’Auvergne depuis la loi du 8 janvier 1993 sur la protection et la mise en valeur des paysages.

Concernant la commune de Laveissière, les espaces forestiers et les zones d’altitudes présentes au sud du territoire communal (carte ci-dessous) devront être préservés, étant en effet inscrits comme particulièrement sensibles.

Naturellement, il en est de même pour les espaces compris dans le site classé des Monts du Cantal, dont le périmètre est rappelé dans la charte du PNR.

Site classé au patrimoine national

« Massif cantalien »

Superficie : 8 569 hectares et s’étend sur les Communes du Claux, Dienne, le Falgoux, le Fau, Laveissière, Lavigerie, Mandailles-Saint-Julien, Saint-Jacques-des-Blats, Saint-Paul-de-Salers et Saint-Projet-de-Salers.

Les crêtes cantaliennes constituent les derniers vestiges d’un immense volcan d’âge tertiaire.

Des coulées de laves se sont épanchées à partir de ses bouches d’émissions volcaniques, formant des plateaux séparés entre eux par de profondes vallées, où prennent naissance de nombreux cours d’eau à régime torrentiel.

Le Puy Mary est situé au centre de ce système montagneux comme un signal au milieu d’une sorte d’étoile irrégulière, dominant le Puy Chavaroche, le Puy de la Tourte et le Puy Violent. Ce système qui parait, au sol, assez complexe devient simple sur la carte, et lorsqu’on le contemple du sommet : c’est un immense volcan de près de 80 kilomètres de diamètre avec des vallées rayonnantes creusées par l’érosion glaciaire, un paysage aux ondulations puissantes et aux contrastes marqués.

La vocation pastorale et forestière de ces espaces a su, à l’exception du Pas de Peyrol et du col de Serre, les préserver de tout aménagement. Aucun habitat permanent n’existe dans la zone concernée hormis quelques burons d’estives, c’est-à-dire des constructions de pierres massives, dans lesquelles les bergers fabriquaient le fromage l’été.

Le site bénéficiait déjà d’une inscription depuis le 6 mai 1964, mais sur le périmètre restreint du Puy Mary. En 1983, le classement propose d’étendre la protection sur 10 communes pour protéger le cœur du Massif cantalien.

Le rapporteur indique alors que, depuis plusieurs années déjà, au niveau des généralités, tout le monde était d’accord. Mais lorsque l’architecte des bâtiments de France entreprend de tracer enfin le périmètre, raconte avec beaucoup d’humour le rapport « il soumit son premier crayon aux maires intéressés, et le site grandiose, soumis à ce genre très particulier de cuisson, se ratatina, se réduisit à des manières de bandes qui n’intéressaient plus que les sommets. Inutile de vous dire que ceux-ci se défendaient tout seuls. En revanche, les zones menacées, les cols où passent les routes et où s’installent les buvettes, les prairies d’altitude, tout ce qui pouvait, à plus ou moins longue échéance susciter des entreprises et des saccages était sans protection ».

Le rapporteur indique ensuite le temps qu’il a fallu de travail de terrain et de concertation avec les maires pour définir ce périmètre, « tout simplement parce qu’on ne protège pas ces grandes étendues contre la volonté de ceux qui les habitent ».

La délimitation finalement adoptée par tous est très large, le site s’étend sur près de 100 kilomètres carrés.

« Les limites ont été tracées avec le souci de gêner le moins possible les habitants tout en assurant la protection rigoureuse d’un site cohérent ».

La pression touristique, le grand taux de fréquentation estivale du Puy Mary et la renommée de plus en plus grande de ces paysages ont poussé l’État et les collectivités locales à engager une opération d’envergure, qui implique les différents gestionnaires et acteurs du site dans un projet commun : une opération Grand Site « Puy Mary, Volcan du Cantal ».

Depuis 2005, ont été mises en place des mesures pour la réhabilitation, la gestion et la valorisation du site. Récompensant ces efforts, le label « Grand Site de France » lui a été attribué en 2012.

L'avenir :

Par délibération n° 2018-01 du 09 février 2018, le Conseil Municipal de la Commune de Laveissière a entrepris une démarche d'intégration de l'ensemble de son territoire dans le périmètre du Grand site de France « Puy Mary, Volcan du Cantal ».

En effet, lors de l'obtention du label « Grand site de France » en 2012, seules les crêtes Nord de la Commune, étaient classées « Patrimoine national » et incluses dans le périmètre « Puy Mary, Volcan du Cantal ».

L'intégration totale du territoire de la Commune de Laveissière dans le Grand site de France « Puy Mary, Volcan du Cantal », vient compléter les actions entreprisent par la Municipalité pour la protection de son patrimoine culturel et naturel.

LES PRINCIPAUX SOMMETS DU MASSIF CANTALIEN

Plomb du Cantal  - 1855 m

Puy du Rocher - 1813 m

Puy Brunet - 1806 m

Puy de Peyre Arse  1 - 1806 m

Puy Mary - 1785 m

L'Arpon du Diable - 1777 m

Puy de la Céde - 1768 m

Puy de Peyre Arse 2 - 1747 m

Puy Chavaroche  - 1739 m

Pic du Faucon - 1726 m

Rocher de la sagne du Porc - 1716 m

Puy de la tourte  - 1704 m

Rocher du Bec de L'Aigle - 1700 m

Puy Griou  - 1690 m

La Chapeloune  - 1686 m

Puy Bataillouse  - 1683 m

Téton de Venus  - 1669 m

L' Aiguillon   - 1665 m

Roches de Vassivière - 1658 m

Roche Taillade  - 1654 m

Puy de Seycheuse  - 1650 m

Puy de Grandval  - 1648 m

Rochers de Chamaliére - 1641 m

Puy Gerbel - 1640 m

Roc des Ombres - 1633 m

Puy de Niermont (limon) - 1620 m

Roc D' Hoziéres  - 1614 m

Peyre Ourse  - 1612 m

Suc Gros  - 1610 m

Rocher de L'Aygue - 1599 m

Puy Gros  - 1594 m

Puy Violent  - 1592 m

Le Suc Rond - 1580 m

L 'Elancéze - 1571 m

Signal du Limon - 1566 m

Suc de la Blatte  - 1562 m

Croix d'Imbiquerou - 1545 m

Puy de la Belle-viste - 1543 m

Puy de Guze  - 1535 m

Puy D'Orset  - 1525 m

Puy de Prat de Bouc  - 1524 m

Rocher de l 'est  - 1521 m

La Cumine - 1516 m

Le Griounou - 1514 m

La Bobe  - 1502 m

Puy de La Poche - 1500 m

Puy de L'Usclade - 1498 m

Puy Niermont  - 1493 m 

Courpou Sauvage - 1487 m

Puech Bernis - 1477 m

Rocher du Cerf  - 1464 m

Le puy de Bâne - 1464 m

Puy Tario  - 1459 m

Puy de Bassierou - 1444 m 

Puy de la Jambe - 1436 m

Roc du chauve - 1427 m