L'église de Laveissière, histoire, architecture, mobilier

 

 

 

 

  

 

                   L'église Saint Louis

                     à Laveissière

 

 

Sommaire :

  • Histoire de l’église de Laveissière
  • Architecture de l’église de Laveissière
  • Mobilier de l’église de Laveissière

Histoire de l’église de Laveissière

 

L'ancienne église de Laveissière occupait l'emplacement du parking devant le cimetière. Tombée en ruine, une nouvelle église fut construite dans les parcelles Lombard et Combes.

On lit dans l'Echo du Cantal du 16 novembre 1839 :

« Le diocèse de Saint-Flour possède une église célèbre dans les annales du Cantal ; aussi vient-elle d'être déclarée monumentale, ou du moins est elle à la veille de l'être ; c'est l'église de Bredon. Elle était, avant la révolution, la paroissiale de Murat, et comptait plus de cinq mille paroissiens.

Alors cette église-mère avait des chapelles vicariales à Murat, à Albepierre et à Laveissière, son curé avait juridiction sur ces trois paroisses actuelles et un vicaire dans ces trois localités pour le représenter.

A l'organisation des paroisses et du clergé, faite par feu Monseigneur de Belmont, évêque de Clermont, Bredons devint annexe de Murat par ordonnance royale du 22 mai 1822, et ne conserva qu'une population d'environ trois cent âmes.

Bredons perdit donc alors son rang et son ancienne gloire, et se vit entouré de trois belles paroisses, sorties de son sein : celles de Murat, d'Albepierre et de Laveissière.

Laveissière était avant 1789, de la Haute-Auvergne, du diocèse, de l'élection et de la subdélégation de Saint-Flour. Régie par le droit coutumier, elle dépendait de la justice du seigneur de Chambeuil, et ressort du bailliage de Vic, en appel de la cour royale de Murat.

Son église, dédiée à Saint-Louis, était une annexe de la paroisse de Bredons. Elle a été érigée en succursale par ordonnance royale du 05 janvier 1820.

Laveissière, qui dépendait originairement de la commune de Bredons, a été érigée en commune distincte par ordonnance royale du 06 mai 1836.

De l'ancienne église de Laveissière, le maire de Bredons disait en 1819 qu'elle était « belle ».

A quand remontait-elle ? Quoi qu'il en soit, en 1836, son clocher menaçait ruine.

Monsieur Jean COUDERC, premier maire de la commune, signale le 30 juillet 1836 que la fabrique, organisme chargé d'administrer les biens de chaque église, a fait établir un devis pour la reconstruire mais qu'elle ne possède que la moitié des fonds nécessaires et demande donc de l'aide de la commune. « Vous savez, ajoute t-il, qu'en effet le clocher ancien ne vaut rien absolument, qu'il menace d'entraîner dans sa ruine, outre les malheurs qui peuvent en résulter, une partie considérable de l'église. Il est donc urgent de l'abattre et de construire à neuf ». Le devis des réparations s'élevant à 3 000 F, le conseil vote 300 F et supplie le préfet de leur accorder un secours « proportionné » à leurs besoins.

Le 11 août 1836 le sous-préfet adresse au préfet les plans et devis dressés par l'agent-voyer de Murat ainsi que la délibération de la municipalité et de la fabrique montrant qu'ils ne peuvent contribuer que pour 1 800 F.

La réponse du préfet est rapide « outre, écrit-il le 20 août 1836, que la commune ne pourra obtenir un secours de 1 200 F. les ressources indiquées ne sont pas réelles ».

On ignore ce qui c'est passé ensuite, abandon du projet, rafistolage ou attente encore pendant une vingtaine d'années.

Tout repart en 1859. Le sous-préfet communique au préfet une délibération de la municipalité « qui vote la reconstruction de l'église et affecte à cette dépense une coupe de bois et des excédents de sa caisse ».

Monsieur RAVENET de Murat est choisi comme architecte et donne, le 1er août 1859, un devis estimatif pour la reconstruction de l'église et du clocher. « Cette église d'un style ogival fera 24,30m de long. 6,80m de large et 9m d'élévation du sol à l'intrados de la voute : la nef, le chœur, les deux chapelles et la tribune placée au dessus du porche comprendront une surface de 215m2 (...) largement suffisant pour (...) 996 habitants.

La pierre de taille proviendra de la carrière de Lajauve situé à l'entrée du bois du Lioran en face de Fraisse-Haut, les bois de charpente, essence de sapin, proviendront des forêts du Lioran, le sable de l'Alagnon... la couverture en ardoise de la Vitarelle (Aveyron) ».

« Tout en approuvant les plans, Monsieur Antoine BESSON, maire de Laveissière et le conseil municipal, nous ont chargé de réduire le coût de l'entreprise à 30 000 F, en ajournant pour le moment la construction d'une chapelle latérale et les travaux les moins indispensables » et l'entrepreneur prendra en compte les anciens matériaux estimés à 2 400 F.

Le 5 novembre le ministère demande « un projet plus sérieusement étudié » : la sacristie est insuffisante, la charpente de la flèche et du beffroi ne sont point étudiées, celle de la nef est défectueuse, « combinée de manière à pousser les murs au vide », il faudrait la munir « d'entrais prenant le pied des arbalétriers ». Enfin la différence entre le prix total et celui des ressources locales est trop « considérable pour être comblée par une allocation sur les fonds de l'Etat ».

On continue la négociation et les préparatifs. En mai 1863 est acheté à François LOMBARD une maison couverte en chaume ainsi que son enclos « pour le nouvel emplacement de l'église ».

Dans la séance extraordinaire du 10 mars 1864, le maire fait connaitre « le devis supplémentaire des travaux à exécuter pour la construction de l'église » et fait le point.

Le projet initial modifié, porté à 30 000 F « fut approuvé et son excellence le ministre (...) accorda à la commune un secours de 5 000 F (...) ; les travaux furent aussitôt mis en adjudication et les fondations sont déjà élevées au dessus du sol (...) ; la commune a depuis quelques temps réalisé des sommes assez importantes dont le chiffre dépasse 27 000 F (...) ; le conseil municipal approuve le devis supplémentaire de 5171 F (...) et vote pour faire face à cette dépense la vente d'une coupe extraordinaire de 300 sapins, dans la forêt communale du Lioran, dont le produit sera suffisant pour compléter le paiement des dépenses totales de la construction ». Pour « en faciliter les abords » on achète à Marguerite COMBES, le 17 juillet, un petit jardin attenant à l'enclos, acquis de François LOMBARD.

Les vitraux de l'église de Laveissière :

En novembre 1865, la décision est prise d'installer des vitraux dans le chœur. Il avait été prévu que « les croisées (...) seraient en vitre ordinaire » mais que la commune pourrait éventuellement « à ses frais (...) faire établir (...) en verre de couleur les trois croisées du chœur et même celles de l'église et des chapelles » en les déduisant du devis ; « en conséquence M. le maire propose au conseil de mettre des vitraux qu'on pourrait restreindre à ceux du chœur et des chapelles au nombre de cinq, laissant subsister les verres ordinaires pour les autres six croisées afin de conserver à l'église sa clarté voulue ». La vente de 300 pieds d'arbres s'étant élevée à 6 000 F au dessus des prévisions et rien n'empêchant de prendre cette décision, le conseil vote l'achat de cinq vitraux en priant le maire de « veiller à ce que la croisée du milieu du chœur représente en personnage le bon roi Saint Louis, patron de la paroisse ».

La réception des travaux, église et clocher, accompagné du décompte définitif, à lieu le 24 février 1868.

Le 4 mars, Monsieur Sébastien MEYNIEL, maire de Laveissière, présente encore un devis supplémentaire pour parfaire la construction et faire autour de la place un mur de soutènement pour retenir les terrains rapportés. La dépense s'élève à 910,55 F et sera prise sur les fonds libres de la commune.

Restait à compléter la série des vitraux. Le 18 avril 1889 le maire expose au conseil que « les six croisées de la nef de l'église sont dans un état de décrépitude extrême ». Le devis s'élève à 2 000 F. Comme la commune a voté et dépensé 1 200 F en 1888 « pour réparations urgentes et extérieures de l'église » et que ni elle, ni la fabrique ne peuvent faire face à cette dépense, on sollicitera un secours.

Cependant le 9 février 1889, Monsieur le maire Hugues CHASSANG soumet au conseil un « traité passé le 26 octobre 1889 entre la commune et la maison Veuve Lucien CHATAIN, peintre-verrier, domicilier à Clermont, 3 rue Forosan (sic) », par lequel elle doit fournir « six vitraux avec personnage de grandeur naturelle, entouré d'une riche grisaille et d'une belle bordure, moyennant la somme de 1 150 F, la pose et le transport à ses frais ». La dépense sera payée avec le secours accordé par l'Etat et le complément par la fabrique.

Le 13 mars 1890, Félix SERRE, architecte à Murat, dresse le décompte définitif pour la fourniture de ces vitraux, ainsi que le procès-verbal de réception.

Conséquences de la « Loi de séparation des biens de l'Eglise et de l'Etat » du 09 décembre 1905.

Dans toute la France, l'Etat demande à ce que soit dressé un inventaire en exécution de l'article 3 de la loi du 09 décembre 1905. Les Biens dépendants de la Fabrique de la paroisse de Laveissière sont ainsi évalués.

L'inventaire est dressé par Joachim GLANDIERES, receveur des domaines à Murat, en présence de Jean CHOPY, desservant (prêtre assurant le culte) de la paroisse de Laveissière et Jacques MEYNIEL, propriètaire à Combrelles, président du bureau des Marguilliers.

Une protestation de Jean CHOPY, curé de Laveissière et de l'ensemble des paroissiens, concernant les biens est jointe au document : « ne provenant pas de l'Etat mais de la générosité des fidèles. Ils représentent leur foi et leur piété. A tous ces objets est attaché le souvenir d'une grande circonstance de la vie, ou de quelqu'un de ceux que nous avons aimés. Ils sont sacrés entre tous ... ».

 Histoire brève des Fabriques, Fabriciens et Marguilliers

Architecture de l’église de Laveissière

L'Eglise paroissiale de Laveissière appartient à la Commune : l'emplacement et les dépendances ont été acquis suivant acte de Monsieur Veissière, notaire à Murat, le 12 mai 1863, moyennant un prix de deux mille francs ; il figure à la matrice cadastrale sous le numéro 1085 et 1095 P section 13 du plan pour une contenance de six ares soixante huit centiares.

Architecte : Monsieur RAVENET de Murat puis Monsieur Félix SERRE de Murat.

Les travaux commencèrent en 1863, la voûte fut posée en 1866, la réception des travaux, église et clocher, accompagné du décompte définitif, eurent lieu le 24 février 1868.

Traditionnellement, lorsque l'on décidait de construire une église, on choisissait, dans un premier temps, un saint protecteur de cet édifice (le saint patron, Saint-Louis pour Laveissière, fêté le 25 août). Dans un deuxième temps, à l'endroit choisi pour ce qui serait la croisée des transepts, on plantait ponctuellement un grand mât le jour de la fête du saint patron ; cette opération avait lieu au lever du soleil si cette fête se célébrait avant le solstice d'été, ou au coucher du soleil si cette fête se célébrait après le solstice d'été. On notait alors l'ombre portée par le mât, la direction de cette ombre définissant l'axe Est - Ouest (appelé decumanus chez les Romains). S'en suivaient le tracé du cercle dans lequel s'inscriraient les quatre piliers du transept, tracé du cercle définissant le sanctuaire, définition de la nef...

L'église de Laveissière est un exemple représentatif et homogène du style néogothique cher au XIXe siècle.

Le néogothique est le courant architectural apparu au milieu du XVIIIe siècle en Angleterre et qui a remis au goût du jour les grands principes de l'architecture gothique, style architectural d'origine française qui s'était développé du XIIe au XVIe siècle dans toute l’Europe.

L'église Saint Louis de Laveissière présente le plan type d’une église classique en forme de croix latine avec nef unique et transept.

Elle a une longueur de 35 mètres et une largeur de 7 mètres sauf les deux chapelles latérales et la sacristie qui sont construites en saillie de 3 mètres environ sur le bâtiment principal.

L’église adopte l’orientation réciproque, avec la façade à l’Ouest et l’autel vers l’Orient - c’est l’origine du mot « orientation ». Le chœur est dirigé vers l’Est car l’attente du soleil levant, symbole du Christ ressuscité, est un trait essentiel de la prière et de la spiritualité chrétiennes.

 

 

Voûtes gothiques sur croisées d'ogives.

L'art néogothique tout comme le gothique se reconnaît par l'emploi de l'arc brisé, dont la clef de voûte forme un angle entre les deux arcs qui la composent.

Avec l'architecture ogivale, le gothique amène une solution élégante aux problèmes de forces que connaît le roman. L'idée centrale de la croisée d'ogives est de faire des voûtes qui reposent non pas directement sur des murs, mais sur ces ogives croisées qui, avec les ogives elles-mêmes, convergent vers des piliers.

La poussée n'est plus répartie tout au long du mur, mais concentrée sur un point au sommet du pilier. De ce fait, le mur lui-même ne sert à rien et peut être vidé (pour placer des vitraux, par exemple) et la poussée reçue au sommet des piliers peut être facilement compensée par des contreforts.

Dans l’église de Laveissière les voûtes sont quadripartites, c'est le croisement de deux ogives, formant quatre voûtains rayonnant autour d’une clef de voute ronde et reposant sur quatre piliers ou quatre corbeaux.

La voûte d'ogive est un élément architectural en forme d'arc diagonal de renfort appelé nervures ou voûtains (2) bandé sous la voûte gothique, dont il facilite la construction et dont il reporte la poussée vers les angles. Les nervures reposent sur des piliers (6) et se croisent à la clef de voûte (3).

La voûte (5) dont la partie inférieure s’appelle intrados et la partie supérieure extrados, repose sur ces nervures. Ainsi la poussée exercée par la voûte est rejetée sur les piliers. Les poussées latérales engendrées par la voûte d'ogive nécessitent la mise en place de dispositif de contrebutement, à Laveissière, des contreforts).

L’arc brisé (1) est destiné à franchir un espace, plus ou moins grand, par la rencontre de deux éléments courbes, reposant sur deux points d’appui, les piédroits (9), et destiné à couvrir une ouverture.

L'arc formeret (4) est un arc brisé situé à l'intersection entre le mur porteur (et une voûte en berceau ou d'un quartier de voûte.
Il ferme une travée de voûte parallèlement

 

 

à l’axe de la nef. Il est souvent confondu avec l’arc-doubleau (8) qui est perpendiculaire à l’axe de la voûte et appuyé contre la face intérieure des murs. Il double la voûte.

Les corbeaux (10), éléments saillant du mur, permettent de soutenir les arcs. Ils sont intégrés dans le mur pendant la construction et consiste en une seule pierre dont la buttée est assurée par des contreforts. Au rôle de support du corbeau s'ajoute un rôle décoratif. Ils sont à Laveissière sculptés avec des motifs floraux.

Dans l’église Saint-Louis de Laveissière, seule la croisée du transept repose sur quatre piliers couronnés par des chapiteaux (7) sculptés et décorés de motifs floraux.

Les forces résultantes des voûtes d’ogives ne s’avèrent pas exactement verticales mais légèrement obliques. Afin de compenser cette poussée, il convient d’y opposer une force montante. Placés à l’extérieur de l’édifice, les contreforts neutralisent par leur propre poussée celle de la voûte.

Le contrefort est un renfort de maçonnerie saillant et massif élevé sur la face extérieure d'un bâtiment voûté et qui sert à contenir les effets de la poussée des arcs et des voûtes.

Les clés de voûtes :

Contrairement à l'idée répandue selon laquelle la clé de voûte est posée en dernier, il semble qu’elle soit placée en premier sur les cintres et que les voussoirs soient installés ensuite.

En effet, une clef de voûte doit être parfaitement symétrique pour renvoyer les forces de manière égale sur les voussoirs.

Retailler une clef de voûte entraînerait un déséquilibre, alors qu'un voussoir peut être repris avec moins de problèmes d'équilibre pour la structure.

Clé de voute du porche, datée 1866

1ère clé de voute de la nef, une croix byzantine

2ème clé de voute de la nef, datée 1866

3ème clé de voute de la nef, une croix patée

Clé de voûte du transept, une croix tréflée

Clé de voûte chapelle Sud, les initiales entrelacées de la Vierge Marie

Clé de voûte chapelle Nord, les attributs de saint Roch (chien, pain,  bâton, gourde)

Clé de voute du chœur, le Cœur immaculé de Marie

 

Le chevet de l’église de Laveissière

Le chevet comprend l’ensemble des murs, fenêtres et toiture du chœur. A Laveissière, il est sans absidioles ni déambulatoire, il se réduit à une simple abside de forme pentagonale et est appelé chevet à pans.

Le chevet à pans (du latin capitium, ouverture supérieure de la tunique pour passer la tête, mot dérivé de caput, « tête » qui évoque la présence du maître-autel dans le chœur) désigne l'extrémité du chœur d'une église derrière le maître-autel et le sanctuaire de l'église, parce que, dans les édifices au plan en croix latine, le chevet correspond à la partie de la croix sur laquelle le Christ crucifié posa sa tête.

Charpente et toiture

La toiture au-dessus des voûtes est nécessaire pour éviter des infiltrations d'eau de pluie, qui, sinon, finiraient par ruiner le bâtiment. Effectivement, avant l'invention de la croisée d'ogive, la seule manière de faire des grandes portées était de monter des murs verticaux, et de poser dessus une toiture, sans voûte intermédiaire (comme dans les basiliques paléochrétiennes). Le problème de cet agencement est qu'il était beaucoup trop sensible aux incendies.

Le toit est couvert en ardoise de Corrèze.

 

Le clocher-porche

Pointé vers le ciel, le clocher exprime l'existence souveraine divine et a longtemps affirmé la domination spirituelle et temporelle du clergé sur son territoire.

Servant de signal à la communauté chrétienne, il fut créé pour l'appel des fidèles de la paroisse pour la messe. Il permet de sonner les baptêmes, les mariages, les enterrements (le glas), les prières (angélus), les alarmes (tocsin) et l'heure. Il est un repère dans le paysage.

Le clocher peut occuper différents emplacements dans le plan d'une église, à Laveissière, il occupe la façade ouest et intègre à sa base le porche et l’entrée principale, il est ainsi appelé clocher-porche.

Le clocher-porche est un des éléments constitutifs des monuments religieux construits au XIXe siècle.

Le clocher est, à sa base, de plan carré, en forme de tour, à partir de la chambre des cloches il devient octogonal pour finalement être couronné d'une flèche de charpente couverte d’ardoise et surmonté d’une croix en fer forgé.

Le porche est intégré dans un corps de bâtiment, ou corps de porche, en l'occurrence le clocher, dont il constitue le rez-de-chaussée. Le porche est une pièce formant avant-corps, ayant sa couverture propre, devant un bâtiment dont il commande l'accès. Le porche est hors-œuvre, c'est-à-dire distinct du bâtiment principal.

L’escalier en saillie sur la face Nord du clocher

La croix en fer forgé orientée Nord-Sud

Dans le porche, l’entrée principale de l’église Saint-Louis

L’accès au clocher se fait par l’escalier de pierre en colimaçon, construit en saillie sur la face Nord du porche. Il dessert la tribune et l’étage donnant accès au comble de l’église. On accède ensuite par un petit escalier de bois à la partie supérieure du clocher qui abrite la chambre des cloches.

L’escalier en pierre compte 50 marches

La tribune au dessus du porche

L’accès aux combles au dessus des voûtes et l’escalier donnant montant dans la chambre des cloches

La chambre des cloches abrite le beffroi qui est un assemblage de charpente destiné à supporter et à permettre de faire mouvoir les cloches.

Le beffroi de charpente est conçu pour isoler les murs de pierre des cloches. Il est constitué d’un entrelacement complexe de croix en chêne et repose sur un rebord en pierre dépassant des murs intérieurs de la tour.

Lorsque les cloches sonnent, le matériau plus indulgent absorbe les vibrations. Si les cloches étaient reliées directement à la pierre, leurs vibrations dangereuses affaibliraient les murs qui finiraient par s’écrouler. A noter qu'une cloche en mouvement transmet une force à la charpente égale à 2,8 fois son poids environ.

 

Les trois baies (Sud, Nord et Est) du clocher donnant sur la chambre des cloches sont munies d'abat-sons, lames obliques destinées à renvoyer le son des cloches vers le sol. La quatrième baie, côté Ouest, est murée .

Les cloches

Les trois cloches de l'Eglise mesurent respectivement 1,20 mètre, 1 mètre et 60 centimètres de diamètre. Elles sont en bronze, comportent chacune un battant en fer et sont fixées à leur mouton en chêne par des anses se métal.

Elles sont reliées à un système de sonnerie automatique électrifié. Le tintement de la cloche s'effectue à la fois par le biais d'un marteau électrique (heures, glas...) et par une roue entraînée par un moteur pour le tintement à la volée (messe, mariage...).

Les cloches sont destinées à annoncer chaque office liturgique. Elles sonnent aussi à l’issue des baptêmes et des mariages. Pour les funérailles, on utilise une sonnerie spécifique, le glas. dans certains lieux, l’angélus sonne trois fois par jour pour rappeler aux habitants l’incarnation du Christ. Pendant les jours saints, les cloches sonnent une dernière fois le jeudi saint, pendant le Gloire à dieu. Elles se taisent vendredi et samedi saints, et sonnent de nouveau la nuit de Pâques pendant le Gloire à dieu. S’il n’y a pas de veillée pascale, elles sonnent le jour de Pâques pour annoncer la messe.

Le tintement : tintement des heures, angélus, tocsin, glas.

La volée : volée de messe, volée de mariage, volée d'utilisation civile (midi par exemple).

Le Bourdon (la plus grosse cloche donnant le son le plus grave) :

Inscription :

SIT NOMEN DOMINI BENEDICTUM

(Béni soit le nom du Seigneur)

J. DEMOULIN CURE

PARRAIN JEAN HURGON

MARRAINE ELISABETH BESSON

POURCEL - CAZES - TRIADOU

FONDEURS A VILLEFRANCHE D’AVEYRON

1858

 

La moyenne cloche

 

Inscription :

SIT NOMEN DOMINI BENEDICTUM

(Béni soit le nom du Seigneur)

ALARY J. B. CURE

CHASSANG HUGUES MAIRE

FONTAINE ALEXIS PARRAIN

TEISSEIDRE MARGUERITE NEE PRADAT MARRAINE

J. B. POURCEL FONDEUR A VILLEFRANCHE

PLAINECASSAGNE GENDRE SUCCESSEUR

LA

La cloche n'est pas datée, mais on peut supposer qu'elle fut fondue :
  • Après 1891, année de prise de fonction de Louis Plainecassagne, fondeur de cloches.
  • D'après les recensements de 1891 et le suivant en 1901 : Jean-Baptiste ALARY était curé de Laveissière.
  • Hugues Chassang était Maire de Laveissière de 1886 à 1892 et de 1896 à 1900.

Les dates possibles de la fonte de la cloche sont donc : 1891, 1892, 1896, 1897, 1898, 1899 ou 1900.

L'écusson " Louis Decharme " sur la cloche est une énigme, puisqu'il était fondeur 100 ans plus tôt.

Louis DECHARME

La plus petite cloche date de 1833 et devait être dans le clocher de l'ancienne église :

Inscription :

1833

SIT NOMEN DOMINI BENEDICTUM

(Béni soit le nom du Seigneur)

JEAN BRESSOLLES CURE DE LA VEYSSIERE

F. MEYNIEL PARRAIN

A.  AGUTTES MARRAINE

 

 

 

 

 

Les fondeurs des cloches de Laveissière

Villefranche-de-Rouergue est au XIXe siècle un centre important de production de cloches en Midi-Pyrénées.

La maison Cazes est active dès le début du XIXe siècle. Elle assure le 1er juin 1820 la fonte de la cloche de la chapelle des pénitents noirs de Villefranche-de-Rouergue.

En 1857, les fondeurs de cloches Cazes, Pourcel et Triadou fondent une société spécialisée pour répondre à la demande des petites cloches de 25 Kg. Ce modèle leur vaut une médaille d'argent à l'exposition de Toulouse de 1865. Le fondeur Pourcel reçoit également la médaille d'or de Rodez en 1867, la médaille de vermeil de Rodez en 1876.

Parallèlement, il fabrique individuellement des cloches, des bourdons et des carillons pour de nombreux édifices de la région du midi. Le XIXe siècle demeure la période d'âge d'or pour ces fondeurs chargés de fournir les églises privées de leurs cloches envoyées au cours de la Révolution à la fonderie de Montauban pour être refondues en canon. La maison Cazes était encore active au XXe siècle.

Pourcel à Villefranche

Pourcel est une dynastie de trois fondeurs installés à Villefranche. Seuls ou associés à Cazes et Triadou, ils ont produit des cloches d'église entre 1822 et 1913.

Les sonnailles, ou cloches à main, avec les fleurs de lys et la signature + POURCEL  FRANCHE, sont plutôt l'œuvre de (Jean) Pierre Pourcel (1782-1858) entre 1815 (Restauration) et 1839 date de l'apparition de la signature POURCEL PERE ET FILS sur les cloches d'église. Ce fils, Jean Baptiste Pourcel, actif entre 1839 et 1891 a signé seul les cloches de Millau en 1880. On peut probablement lui attribuer les sonnailles marquées POURCEL AV.LE FRANCHE.

N'ayant pas de fils, Jean-Baptiste Pourcel et sa femme Marie Sylvie Marre ont marié leurs filles aux fondeurs Hippolyte Adolphe Triadou et à Louis Plainecassagne qui apprendra le métier et succédera à son beau-père en 1891.

Cazes à Villefranche

Les fondeurs Cazes sont actifs entre 1820 et 1928, associés entre frères et avec les Triadou, Pourcel et Vergnes. La signature CAZES seule est très rare sur les cloches d'église. La rose cerclée de dentelures (pastillage) se retrouve identique sur les sonnailles de Bédué à Cahors.

Triadou à Montauban

Les sonnailles marquées TRIADOU A MONTAUBAN sont probablement l'oeuvre d'Amans Triadou, dont nous connaissons des cloches d'église fondues en 1803, 1805 et 1819 signées AMANS TRIADOU A MONTAUBAN. Toute sa production n'a probablement pas été inventoriée. Entre 1817 et 1845, il signe les cloches avec Amans Leveque de Montauban. Ils ont œuvré principalement dans l'Aude et dans le Tarn-et-Garonne. Leur production est visible à Saint-Laurent de Caumont (Lot-et-Garonne) signée AMANS TRIADOU AMANS LEVEQUE FONDEURS A MONTAUBAN.

Decharme Louis

Sur l’une des cloches de l’église du Falgoux, Cantal, baptisée le 24 juin 1773, on trouve l’inscription en bas de la robe, « Louis Decharme, fondeur ». Cette cloche fut fondue au Falgoux sur l’emplacement actuel de la fontaine publique à l’ombre d’un énorme Sully dont le pied avait 7 m de circonférence.

Une cloche en 1773 à l’église Saint-Victor et Sainte-Madeleine à Chastel-Marlhac, Cantal, une autre en 1782 à Saint-Amant-Roche-Savine (Puy-de-Dôme) - auteur(s) : Decharme Louis (?, fondeur de cloches) ; Limaux Alexis Charles François (?, fondeur de cloches). Alexis Charles François Limaux qui réalisa deux cloches à Montmorin et Mauzun (Puy-de-Dôme) en 1783 et 1791

La cloche de l’église de Roche, Loire, a été fondue en 1780 par le fondeur Decharme pour l'église de Boisset, dans le Cantal. Après avoir échappé à la fonte à la Révolution, elle aurait été rachetée à l'Etat par Decharme. En 1803, il la revend à la fabrique de Roche lorsque celle-ci lui confie la refonte de l'une des deux cloches de son église.

On retrouve le motif du Christ en croix avec Madeleine agenouillée étreignant largement la croix (appliqué sur la faussure ou la panse) sur d'autres cloches attribuées à Louis Decharme :

  • cloche IM15000103 au Monteil, Cantal, attribuée à Louis Decharme et Alexis Limaux ;
  • cloche IM63000267 à Arlanc, Puy-de-Dôme, signée A LIMAVX FONDEUR. Cloche inscrite MH au titre objet le 27 janvier 1938.

Mobilier de l’église de Laveissière

Le Maître Autel

Le retable du Maître Autel est en bois doré sculpté de 2 mètres 70 de longueur, 4 mètres de hauteur et 40 centimètres de profondeur.

Sur les côtés deux petits dômes avec à gauche la statue de Saint Joseph et l'Enfant Jésus, à droite, la statue de Notre Dame de Lourdes.

Crucifix surplombant le tabernacle au centre du retable du Maitre Autel.

Le tabernacle

La porte du tabernacle est en bois doré. Elle représente la cène avec Jésus au centre et deux apôtres.

L'ensemble est entouré de deux statuettes d'anges en bois sculpté et doré.

La statue de Saint Joseph et l'Enfant Jésus

La statue de Saint Joseph et l'enfant Jésus est en plâtre polychromé et mesure 60 centimètres de hauteur.

Appelée aussi « Saint Joseph à l’Enfant solennel », où joseph présente nettement l’Enfant, ce dernier se tourne vers nous pour bénir de la main droite. La représentation de Saint Joseph avec l’Enfant Jésus est un type iconographique qui s’est développé à partir du XVIe siècle, d’après la dévotion qu’en avait sainte Thérèse d’Avila.

Saint Joseph tient de sa main gauche un bâton fleuri ou un lys qui est l’attribut traditionnel de Joseph.

L’emploi du lys est plus ambigu. Cette tige pourrait témoigner de l’épisode du choix de l’époux de Marie, lorsque le prêtre désigne comme fiancé le prétendant dont la baguette fleurit miraculeusement ; dans ce cas, il ne s’agirait pas de représenter cette plante avec naturalisme, mais un bâton avec des fleurs – d’amandier selon la légende –. Le lys est avant tout le symbole de la chasteté, il renvoie donc essentiellement à l’absence de consommation charnelle du mariage avec Marie, à la virginité de son épouse et à la conception de Jésus par l’Esprit Saint. Aussi, cette fleur représente parfois plus que la chasteté et la pureté, c’est l’attribut des vierges ; selon certains théologiens du Moyen-âge, saint Joseph était lui-même vierge ; toutefois, cette croyance ne s’est jamais développée et était peut-être même ignorée au XIXe siècle.

Dans la statuaire du XIXe siècle, ce lys est certainement avant tout le rappel et le cautionnement que Joseph n’est pas le père charnel mais l’éducateur et protecteur de l’Enfant Jésus, que ce dernier est bien le Fils de Dieu et le Messie.

La statue de Notre Dame de Lourdes

La statue de Notre Dame de Lourdes est en plâtre doré et mesure 70 centimètres. Elle est un don de monsieur Esdoluc des Cheyrouses. Marie porte un voile et une longue robe recouverte du traditionnel manteau. Elle se tient debout sur une demi-sphère bleue parsemée d'étoiles dorées.

L'immaculée conception tend les bras dans un geste d'accueil et de protection contredit par la violence envers le serpent à ses pieds. "Je vous ai donné le pouvoir de marcher sur les serpents et toute la puissance de l'ennemi" lit-on dans l'évangile de Luc 10. 19. Depuis Adam et Eve, le serpent incarne la tentation, le mal. La Vierge, en écrasant le serpent, en triomphe.

La sculpture évoque les visions de Bernadette Soubirous près de Lourdes au milieu du XIXe siècle. La Vierge serait apparue dix-huit fois à cette jeune fille de 14 ans, dans la petite grotte de Massabielle, entre le 11 février et le 16 juillet 1858. Celle-ci lui aurait confié être l’Immaculée Conception, quatre ans après la promulgation du dogme de l’Immaculée Conception par le pape Pie IX. Bernadette devient en 1866 sœur Marie-Bernard lors de son entrée dans le couvent des sœurs de la Charité de Nevers. Elle meurt en 1879, est béatifiée en 1925 et canonisée en 1933.

Sur la partie inférieure du retable du maître autel on peu voir les armoiries d'un évêque et d'un abbé mitré.

Blason d'évêque

Le blason est surmonté d'une mitre et est posé sur deux crosses passées en sautoir, l'une latine l'autre est dite papale (comprenant trois traverses). L'ancre symbolise l'espérance.

De la même manière que chez la noblesse laïc, l'Eglise Catholique a très vite adopté un système héraldique.

Blason d'abbé mitré

L'écu est surmonté d'un chapeau avec sa

cordelière d'où pendent de chaque côté 10 glands (1, 2, 3 et 4) et est posé sur une couronne de marquis, la mitre à l'angle dextre, et la crosse posée à senestre passée en pal. Le rameau de chêne symbolise la puissance et l'invincibilité, le rameau d'olivier renvoie quant à lui à l'immortalité.

L'autel

L'autel est en bois sculpté, peint en blanc avec filet doré. Il mesure 2 mètres 10 de longueur, 95 centimètre de hauteur et 75 centimètres de profondeur.

Il comporte trois scènes, sculptées polychromées et dorées :

   1. l'épreuve d'Abraham

   2. la célébration de l'eucharistie

    3. le sacrifice de l'agneau Pascal

 

L'épreuve d'Abraham : (Livre de la Genèse, chapitre 22.1.18)

Abraham est le principal patriarche des religions juive, chrétienne et musulmane.

Dieu demande à Abraham de prendre son fils unique, Isaac et de l'offrir en holocauste. Tôt le lendemain, Abraham sangle son âne, coupe le bois pour l'offrande et fait route avec ses deux serviteurs et Isaac vers le lieu prévu. Arrivés après trois jours de marche, il y monte seul avec Isaac, prend la pierre à feu et le couteau et place le bois sur Isaac.

Arrivé à l'endroit que Dieu avait nommé, Abraham construit l'autel, pose le bois, lie Isaac, l'étend sur l'autel, et lève la main pour abattre son fils. Un ange de Dieu l'arrête, lui disant de ne pas lever la main contre son fils, car à présent, Dieu sait qu'Abraham le craint, car il ne lui a pas dérobé son fils. Abraham leva les yeux, et vit derrière lui un bélier retenu dans un buisson par les cornes ; il le prit et l'offrit en holocauste à la place de son fils.

La célébration de l'Eucharistie (du grec : action de grâce)

L’Eucharistie est la célébration du sacrifice du corps et du sang de Jésus Christ présent sous les espèces du pain et du vin.

Elle désigne ce moment central de la messe où le prêtre prononce, sur le pain et le vin, les paroles du Christ lors de la Cène : La nuit même où il fut livré, il prit le pain, et en rendant grâce il le bénit, il le rompit et le donna à ses disciples, en disant : « Prenez, et mangez-en tous : ceci est mon corps livré pour vous. » De même, à la fin du repas, il prit la coupe, et en rendant grâce il la bénit, et la donna à ses disciples, en disant : « Buvez-en tous; car ceci est mon sang, le sang de l'alliance, qui est répandu pour plusieurs, pour la rémission des péchés ».

Le Sacrifice de l'Agneau Pascal

Pour les chrétiens, la fête de Pâques célèbre la résurrection de Jésus et l’agneau pascal (ou Agnus Dei, l'Agneau de Dieu) symbolise le Christ. Jésus est identifié à l'agneau sacrificiel de la tradition juive car il est une victime innocente sacrifiée pour racheter les péchés des hommes.

Dans l'Evangile selon Jean, Jean le Baptiste voit Jésus venant à lui et dit : « Voici l'Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ». L'Apocalypse utilise 28 fois le mot « agneau » pour désigner le Christ.

Dans la religion chrétienne, l'agneau symbolise aussi les vertus d'innocence, de douceur et de bonté et la soumission à la volonté de Dieu, en référence au sacrifice d'Abraham qui était prêt à sacrifier son propre fils si Dieu l'exigeait.

Le retable Saint Louis

Le retable placé dans la chapelle Nord est consacré au saint patron de l'église, Saint Louis.

Le retable Saint Louis est en bois sculpté, peint en blanc avec filet doré. Il mesure 3 mètres de longueur, 4 mètres de hauteur et 60 centimètres de profondeur. En son centre est placée une statue de Saint Louis Roi, à gauche une statue de Saint Jean et à droite une statue de Saint Roch.

Le tabernacle

Le monogramme IHS (parfois JHS) est une abréviation et une translittération imparfaite du nom de « Jésus » en grec : Ι = J, Η = E et Σ = S (JES. = Jésus / Ἰησοῦς, IHΣOYΣ = nom complet en grec).

Pour d’autres la signification pourrait être : le IESUS, HOMINUM SALVATOR (« Jésus, Sauveur des hommes »),

IESUM HABEMUS SOCIUM (« Nous avons Jésus pour compagnon ») ou encore IESUS, HOMO, SALVATOR (« Jésus, Homme, Sauveur ») rencontré souvent dans des textes latins.
 

La statue de Saint Louis

La statue de Saint Louis est en bois sculpté et polychrome. Elle mesure 70 centimètres de hauteur. Le roi est représenté couronné, debout, vêtu en chevalier, tenant dans sa main droite l'épée de justice et dans la gauche un coussin sur lequel est posée la Sainte Couronne d'épines du Christ.

L'épée de justice. Symbole de puissance, le glaive rappelle que la justice n’est rien sans la force qui permet de la faire appliquer.

La Sainte Couronne d'épines du Christ : en 1238, Baudouin II de Courtenay, l’empereur latin de Byzance en grande difficulté financière, propose au roi de France Louis IX, futur saint Louis, de lui engager la Couronne d’épines, offre que ce dernier accepte. Mais les régents de l’Empire ont déjà mis les reliques en gage auprès de banquiers vénitiens que saint Louis dédommagera. Le 10 août 1239, il accueille vingt-deux reliques à Villeneuve-L'archevêque. Le 19 août 1239, la procession arrive à Paris, le roi délaisse ses atours royaux, endosse une simple tunique et, pieds nus, aidé de son frère, porte la Sainte Couronne jusqu’à Notre-Dame de Paris. Il fait alors édifier un reliquaire à la mesure de ces reliques : la Sainte-Chapelle.

La statue de Saint Roch

La statue de Saint Roch est en bois sculpté et polychrome. Elle mesure 95 centimètres de hauteur. Roch est toujours figuré comme un homme dans la force de l’âge, d’une stature élevée, portant le plus souvent la barbe, signe distinctif du voyageur. il est simplement représenté dans le costume traditionnel du pèlerin. Ses accessoires traditionnels : le bourdon, ou bâton de pèlerin, la gourde et la panetière.

De sa main, il montre le bubon de la peste sur sa jambe gauche. Sa statuaire s’inspire essentiellement de cet épisode de sa vie qui était aussi celui qui intéressait le plus les fidèles.

Quant au chien de saint Roch, bientôt aussi populaire que le cochon de saint Antoine, il n’apparaît dans l’iconographie qu’à l’extrême fin du XVème siècle. Il est assis à ses côtés et tient dans ses crocs le pain qu’il dérobait à la table de Gottardo pour nourrir son maître malade réfugié dans les bois.

Saint Roch est, entre autre, le patron des malades et des handicapées.

La statue de Saint Jean Baptiste

La statue de Saint Jean Baptiste est en bois sculpté et polychrome. Elle mesure 90 centimètres de hauteur.

La représentation artistique de saint Jean Baptiste est un thème majeur de l'iconographie chrétienne, Jean le baptiste accompagnant le Christ au long des épisodes de sa vie.

Jean porte une tunique courte (une mélote) en poils de chameau. Il est  appuyé sur un bâton cruciforme (croix de roseau qui renvoie à la métaphore du roseau employée par Jésus parlant de Jean-Baptiste).

Le Saint est accompagné d'un agneau couché sur un livre des Écritures, en rappel d'une parole de Jean-Baptiste : « Voici l'Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde ».

L'agneau est aussi symbole du sacrifice à venir du Christ.

L'autel de la chapelle Saint Louis

L'autel de la chapelle Saint Louis est accolé au retable du même nom.

Il mesure 2 mètres de longueur, 95 centimètres de hauteur et 60 centimètres de profondeur.

Une scène, en son centre, représente un évêque bénissant sont troupeaux :

 

Pierre reçoit la charge de paître le troupeau de l'Église : « Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise ».

Saint Pierre appelle le Christ « le prince des pasteurs » (I, Pierre V, 4) et ordonne au clergé de paître le troupeau confié à ses soins.

Le retable de la Vierge

Le retable de la Vierge est en bois sculpté, peint en blanc avec filet doré, de 3 mètres de longueur et 4 mètres de hauteur ; au centre, une statue de la Vierge en bois doré, à gauche une petite statue de Saint Joseph et à droite une petite statue de la Vierge.

Le tabernacle du retable de la Vierge représente la scène de l'Annonciation.

L’Annonciation est l'annonce de sa maternité divine faite à la Vierge Marie par l'archange Gabriel.

La statue de la Vierge est en bois polychrome et mesure 1 mètre 50 de hauteur.

La « vierge au serpent » est une image récurrente dans l'iconographie chrétienne.

Les étoiles forment un dôme représentant la voute céleste, le serpent est l'incarnation de Satan, le pied sur la tête du serpent est la domination de la vierge sur le mal, elle assure la protection des fidèles....

« Je vous ai donné le pouvoir de marcher sur les serpents et toute la puissance de l'ennemi  » lit-on dans l'évangile de Luc 10.19. Depuis Adam et Eve, le serpent incarne la tentation, le mal. La Vierge, en écrasant le serpent, en triomphe.

A gauche, la statue de Notre Dame de Lourdes est en plâtre et mesure 60 centimètres de hauteur. A l’arrière, est inscrit : CORNEILLE Toulouse

A droite, la statue de Saint Joseph est en platre polychrome et mesure 60 centimètres de hauteur.

L'autel de la chapelle de la vierge est dédié à Notre Dame du Rosaire

L'autel de la chapelle de la Vierge est accolé au retable du même nom. Il mesure 2 mètres 20 de longueur, 90 centimètres de hauteur et 60 centimètres de profondeur.

Au centre, une scène représente « Notre Dame du Rosaire ».

La dévotion du rosaire était déjà en usage chez les Cisterciens depuis le XIIe siècle et s'est développée au XVe siècle sous l'influence du dominicain Alain de La Roche qui s'appuie sur la légende selon laquelle Dominique de Guzmán, le fondateur de l'ordre des Dominicains, reçut le rosaire des mains de la Vierge Marie en 1208.

C'est pourquoi de nombreux tableaux de la Vierge du Rosaire présentent celle-ci offrant une rose ou un chapelet à Dominique. Les mêmes tableaux lui associent souvent Catherine de Sienne, religieuse dominicaine.

Le rosaire, l’objet, est un grand chapelet composé d'une croix suivie de grains ronds, gros et petits, enfilés sur une corde. Il permet aux catholiques de méditer la vie joyeuse, lumineuse, douloureuse et glorieuse de Jésus. Un Ave Maria est récité sur les petits grains, et la prière du Notre Père sur les gros grains. À la fin de chaque dizaine, l’on récite un Gloria.

Le baptistère

Le baptistère est un retable en bois sculpté et doré. Il mesure 1 mètre 60 de longueur, 3 mètre de hauteur et 60 centimètres de profondeur.

Matthieu 3, 13-17

« Alors Jésus, arrivant de Galilée, paraît sur les bords du Jourdain, et il vient à Jean pour se faire baptiser par lui. Jean voulait l’en empêcher et disait : « C’est moi qui ai besoin de me faire baptiser par toi, et c’est toi qui viens à moi ! ».

Mais Jésus lui répondit : « Pour le moment, laisse-moi faire ; c’est de cette façon que nous devons accomplir parfaitement ce qui est juste. » Alors Jean le laisse faire.

Dès que Jésus fut baptisé, il sortit de l’eau ; voici que les cieux s’ouvrirent, et il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et des cieux, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé ; en lui j’ai mis tout mon amour. »
Au centre, une scène sculptée représente le baptême du Christ, entourée de deux statuettes d'anges.

La chaire de vérité

Elle est placée sur le côté droit, à la croisée du transept et de la nef, à proximité de la chapelle de la vierge.

Elle est en bois de chêne, se compose d'une cuve, qui est la place du prédicateur, d'un dossier reliant la cuve à la partie supérieure appelée dais ou abat-voix et d'un escalier à 9 marches.

La cuve est de forme polygonale, soutenue par un encorbellement et se terminant par un motif formant cul-de-lampe.

 

Elle est ornée de 5 panneaux sculptés et dorés.

 

Depuis le concile Vatican II (1962-1965), les chaires de vérité ou chaire à prêcher ne sont que rarement utilisées. Pas tellement que ce changement soit issu de la réforme liturgique, mais l'usage de plus en plus répandu des microphones et haut-parleurs permit de revenir à l'ambon comme lieu de prédication. Le prêtre ne doit plus se rendre au centre de la nef (en « chaire ») pour donner son sermon.

Le dais

La pêche miraculeuse (Jean 21.1-25)

Simon Pierre leur dit: «Je vais pêcher». Ils lui dirent: « Nous allons aussi avec toi ». Ils sortirent et montèrent dans une barque, mais cette nuit-là ils ne prirent rien.

Le matin venu, Jésus se trouva sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c'était lui.

Il leur dit : « Les enfants, n'avez-vous rien à manger ? ». Ils lui répondirent: « Non ».

Il leur dit : « Jetez le filet du côté droit de la barque et vous trouverez ». Ils le jetèrent donc et ils ne parvinrent plus à le retirer, tant il y avait de poissons.

Jésus et les premiers apôtres (Marc III,13-19)

D'après l'Evangile selon saint Marc, Jésus, après avoir reçu le baptême de Jean dit le Baptiste, s'entoure de quatre hommes de condition modeste, qui vivaient de leur pêche, sur les bords du lac de Génésareth, à Capharnaüm.

Ces hommes, premier noyau du collège des douze apôtres, étaient Simon, plus tard appelé Képhas en araméen, ce qui donne Pierre en grec, le frère de celui-ci, André, puis les deux fils d'un certain Zébédée, Jacques et Jean.

Jésus ressuscite Lazare (Jean 11 . 38 - 44)

De nouveau, Jésus est bouleversé et il part vers la tombe. C'est une grotte avec une grosse pierre placée devant l'entrée. Jésus dit : « Enlevez la pierre ! ». Marthe, la sœur du mort, lui dit : « Seigneur, il doit déjà sentir mauvais. Il est dans la tombe depuis quatre jours ». Mais Jésus lui répond : « Je t'ai dit : Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ».

On enlève donc la pierre. Jésus lève les yeux vers le ciel et il dit : « Père, je te dis merci, parce que tu m'as écouté. Tu m'écoutes toujours, je le sais. Mais je dis cela à cause des gens qui sont autour de moi. Ainsi, ils pourront croire que tu m'as envoyé ». Ensuite Jésus crie d'une voix forte : « Lazare, sors de là ! » Et Lazare sort, lui qui était mort. Il a les pieds et les mains attachés avec des bandes de tissu. Son visage est enveloppé dans un linge. Jésus dit aux gens : « Enlevez-lui tout cela et laissez-le partir ».

Jésus et Pierre

Pierre demeure le compagnon inséparable de Jésus. C'est à Pierre qu'est rapporté l'honneur d'avoir proclamé et salué dans Jésus le Messie annoncé par les prophètes. Cependant l'Evangile selon saint Matthieu, tout en reproduisant les indications de son devancier, y intercale une déclaration capitale de Jésus.

« Tu es heureux, aurait-il dit à Pierre, tu es heureux, Simon, fils de Jonas, car ce n'est pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela (c.-à-d. ma qualité de Messie), mais mon père qui est dans les cieux. En revanche, je te déclare que tu es Pierre et que sur cette pierre je bâtirai mon église, en sorte que les portes de l'enfer ne prévalent point contre elle. Je te donnerai la clé du royaume des cieux, en sorte que ce que tu lies sur la terre soit lié dans les cieux, et que ce que tu délies sur la terre soit délié dans les cieux. »

Saint Pierre

Il est souvent représenté comme un homme grand, massif et âgé. Il porte une barbe courte et drue ; son crâne est tonsuré depuis le Vème siècle, rappelant qu’il fut le premier prêtre. La tête plutôt ronde, les cheveux gris, bouclés et courts, Pierre a généralement un aspect d’une rudesse toute paysanne. Il est représenté en pied ou en buste. Au XIIIème siècle, il trône vêtu comme un évêque ou un pape.

Le Christ remet les clefs à Pierre. Il reçoit deux clefs, celle du ciel et celle de la terre, l'une en or, céleste, l'autre en argent, terrestre. Ce thème persiste durant tout le Moyen-âge.

Pierre est le représentant de la Nouvelle Loi face à Moïse, symbole de l’Ancienne Loi. Second Moïse, Pierre reçoit du Christ, dans ses mains voilées, le rouleau de parchemin ou le livre de la Nouvelle Loi, qui abolit l’Ancienne. Ce thème a connu une longue fortune et s’est trouvé associé à celui de la Transfiguration.

Statue du Sacré-Cœur de Jésus

Une statue du Sacré-Cœur de Jésus se trouve dans le transept, à l'angle du choeur et de la chapelle de la Vierge. Elle est en plâtre polychrome et mesure 1 mètre 20 de hauteur.

Le Sacré-Cœur est une dévotion au Cœur de Jésus-Christ, en tant que symbole de l'amour divin par lequel le fils de Dieu a pris la nature humaine et a donné sa vie pour les hommes.

Elle met l'accent sur les concepts d'amour et d'adoration voués au Christ. La solennité du Sacré-Cœur a été instituée par le pape Clément XIII en 1765 et étendue à toute l'Église catholique romaine par le pape Pie IX en 1856.

Le Sacré-Cœur est souvent représenté, dans l'art chrétien, sous la forme d'un cœur enflammé brillant d'une lumière divine, saignant car ayant été percé par la lance du soldat romain Longinus, entouré d'une couronne d'épines et surmonté d'une petite croix.

Parfois, le cœur est centré sur le corps du Christ, avec ses mains transpercées dirigées vers lui, comme s'il allait l'offrir à la personne qui se tient devant lui. Les blessures et la couronne d'épines font allusion aux conditions de la mort de Jésus-Christ, alors que le feu symbolise le pouvoir transformateur de l'amour.

Statue du Coeur immaculé de Marie

Une statue du Coeur immaculé de Marie se trouve dans le transept, à l'angle du choeur et de la chapelle Saint Louis. Elle est en plâtre polychrome et mesure 1 mètre 20 de hauteur.

Le Saint-Cœur de Marie appelé généralement Cœur immaculé de Marie depuis les apparitions mariales de Notre-Dame-de-Lourdes (1858) et de Fatima (1917) au Portugal.

Le Cœur immaculé de Marie est une dévotion au Cœur de la Vierge Marie, en tant que symbole de l’absolu de sa foi, de sa confiance et de l'accueil du Christ au plus intime de sa personne.

Le Sacré-Cœur de Marie est célébré le samedi de la troisième semaine après la Pentecôte, soit le lendemain de la solennité du Sacré-Cœur de Jésus, ainsi que le 22 août.

Le Cœur immaculé est souvent représenté, dans l'art chrétien, sous la forme d'un cœur enflammé brillant d'une lumière divine, entouré de roses, percé d'un glaive et surmonté d'une fleur de lys.

Le coeur transpercé d'une épée est un symbole de la souffrance de la Mère de Dieu "Notre-Dame des Douleurs"

L'ambon

 Ambon et Pupitre

L'ambon (du grec, anabainein, « monter » dans le sens « bord relevé » ou « saillie ») est le pupitre, placé à l'entrée du chœur, où est posé le lectionnaire ou la Bible.

Il désigne aussi une tribune fixe d’où sont lus les textes sacrés. Il sert à poser des livres saints et comme appui lors du prêche.

 

Le pupitre : on réserve le mot de pupitre pour le petit meuble monté ou non sur un pied, équipé d'un support incliné, de bois ou de métal, et destiné à recevoir le missel à l’autel.

Le pupitre

Le confessionnal

Un confessionnal désigne un isoloir clos, disposé sous forme décorative dans les églises afin que le confesseur, un prêtre, y entende derrière un grillage le pénitent à confesse.

Le confessionnal est en bois de chêne sculpté et mesure 3 mètres de longueur, 2 mètres 50 de hauteur et 1 mètre de profondeur.

Il est divisé en trois compartiments séparés : le prêtre s'assoit dans le compartiment central muni d'une porte, tandis que les pénitents prennent place dans ceux qui se trouvent de part et d'autre (loges latérales sans porte).

Il est muni, dans la loge centrale, d'un siège tandis que l'on trouve dans les loges latérales deux petits bancs pour s'agenouiller et deux crucifix.

La confession (du latin fateor, avouer, reconnaître son erreur ou sa faute) est l'acte de déclarer ou d'avouer un péché. Elle est un sacrement pour l'Église catholique. Elle est individuelle et privée. À son issue, le prêtre accorde ou non l'absolution, c'est-à-dire le pardon et la rémission des péchés du fidèle.

 

L'harmonium

L’harmonium se trouve dans la chapelle Nord.

 

C'est un instrument de musique à vent, à anches libres, à clavier et à soufflerie.

Le musicien qui en joue est un harmoniumiste.

Il comprend un clavier et la réserve d'air est alimentée par une pompe à pied.

 

Manufacture d'orgues & harmoniums

A. Gentis et Cie

Varzay

Charente-Inférieure

Le bénitier

Le bénitier est disposé du côté droit en entrant dans l'église.

Il est en pierre volcanique taillé dans un seul bloc et mesure 75 centimètres de hauteur pour un diamètre de 40 centimètres.

Il contient l’eau bénite, les fidèles se signent, (font le signe de croix) après avoir trempé le bout des doigts dans l’eau du bénitier.

L’eau bénite, avec laquelle on se signe en entrant dans une église, rappelle notre baptême. Elle s’utilise pour la purification, la protection et la bénédiction. Elle est un des sacramentaux.

Sacramentaux : signes sensibles et sacrés, qui tout en ayant une analogie avec les sacrements n’en sont pas. Ils sont porteurs d’une réalité spirituelle. Les consécrations et bénédictions, mais aussi les objets bénits, eau bénite, médailles, scapulaires sont des sacramentaux.

Les stalles de la nef sont doublées par une première rangée de sièges.

On trouve 23 + 19 sièges à gauche en rentrant dans l’église constitué de deux rangées, 20 +19 sur le côté droit et dans le chœur 13 stalles à gauche et 11 à droite.

Les stalles

Les stalles sont les rangées de sièges en bois, liés les uns aux autres et alignés le long des murs. Les stalles s'étendent dans la nef pour les fidèles. Celles qui garnissent le choeur sont réservées au clergé.

Elles sont principalement réalisées par une main-d’œuvre qualifiée, les huchiers, ouvrier auquel il était dévolu de meubler les églises.

Chaque siège est séparé de celui d'à côté par des parcloses, du vieux français parclouse « enclos », qui est un panneau de boiserie étroit utilisé notamment comme élément de séparation dans la partie de l’enceinte d’une stalle d’église renfermant le siège.

Les vitraux

L'Eglise est éclairée, dans le choeur par trois vitraux, représentant « Saint Paul », « Saint Louis » et « Saint Pierre » ; les deux chapelles, chacune par un vitrail, la nef par six vitraux : « l'Immaculée Conception », « Saint Joseph et l'Enfant Jésus », « Saint François de Salle », « Saint Blaise », « Sainte Anne et l'éducation de Marie » et « Saint-Joachim, le Bon Pasteur ». Dans la tribune qui domine le fond de l'Eglise, on remarque un vitrail rosace.

En novembre 1865, la décision est prise d'installer des vitraux dans le chœur et les chapelles, « les croisées de la nef seraient en vitre ordinaire afin de conserver à l'église sa clarté voulue ».

Cependant le 9 février 1889, Monsieur le maire Hugues CHASSANG soumet au conseil un « traité passé le 26 octobre 1889 entre la commune et la maison Veuve Lucien CHATAIN, peintre-verrier, domicilier à Clermont, 3 rue Forosan », par lequel elle doit fournir « six vitraux avec personnage de grandeur naturelle, entouré d'une riche grisaille et d'une belle bordure, moyennant la somme de 1 150 Frs, la pose et le transport à ses frais ».

Les vitraux ont été restaurés dans les années 2000 par :

Atelier LAETITIA BASTIEN MOSAIQUE VITRAIL

15800 BADAILHAC

 

Dans le coeur :

3 vitraux éclairent le choeur, au centre Saint Louis entouré de Saint Pierre et Saint Paul. Ces deux derniers ne peuvent être séparés. Ils sont les deux piliers de l'Église et jamais la Tradition ne les a fêtés l'un sans l'autre. L'Église romaine, c'est l'Église de Pierre et de Paul, l'Église des témoins directs qui ont partagé la vie du Seigneur.

Saint Louis de France, saint patron de l'église de Laveissière

Le Saint est représenté en roi couronné, en armure, il porte le manteau royal fleurdelysé et présente la Couronne d'Epines.

Louis IX, communément appelé Saint Louis né le 25 avril 1214 à Poissy et mort le 25 août 1270 à Tunis, est un roi de France capétien du XIIIe siècle, qui régna pendant plus de 43 ans de 1226 jusqu'à sa mort. Il reçoit une éducation très stricte et très pieuse durant toute son enfance, considéré comme un saint de son vivant, il est canonisé par l'Église catholique en 1297.

Devenu adulte, Louis IX met fin au conflit entre Capétiens et Plantagenêt. Il mène un règne inspiré des valeurs du christianisme qui contribue à fonder l'idée que les pouvoirs spirituel et politique peuvent être incarnés par un seul homme. Il atténue les excès de la féodalité au profit de la notion de bien commun et développe la justice royale où le souverain apparaît comme « le justicier suprême ». De cette manière, il fait progressivement passer la France d'une monarchie féodale à une monarchie moderne, ne reposant plus seulement sur les rapports personnels du roi avec ses vassaux, mais sur ceux du roi en tant que chef de l'État avec ses « sujets ».

Il est canonisé le 11 août 1297 sous le nom de saint Louis de France par le pape Boniface VIII. Sa fête liturgique est fixée au jour anniversaire de sa mort, c'est-à-dire le 25 août.

Saint Pierre

Il est représenté comme un homme âgé avec une barbe courte et drue ; son crâne est tonsuré depuis le Vème siècle, rappelant qu’il fut le premier prêtre. La tête plutôt ronde, les cheveux gris, bouclés et courts, il porte une toge romaine.

Le Christ remet les clefs à Pierre. Il reçoit deux clefs, celle du ciel et celle de la terre, l'une en or, céleste, l'autre en argent, terrestre. Il a ainsi la capacité d'ouvrir et de fermer les portes du Paradis.

Pierre est le représentant de la Nouvelle Loi face à Moïse, symbole de l’Ancienne Loi. Second Moïse, Pierre reçoit du Christ, dans ses mains voilées, le rouleau de parchemin ou le livre de la Nouvelle Loi, qui abolit l’Ancienne.

Saint Paul

Le saint est représenté en toge romaine, il tient l'épée de son supplice (mort décapité) et le livre de ses écrits (les épitres de Paul).

Saint Paul serait né à Tarse, en Asie mineure, vers l'an 10. Saul, tel est son nom d'origine, est issu d'une famille juive naturalisée romaine, de culture grecque. Dans un premier temps, il participe à la persécution des chrétiens. Ainsi les actes des Apôtres attestent sa présence et son approbation à la lapidation de Saint Etienne. A 25 ans, il est aveuglé par un éclair alors qu'il se dirige vers Damas et entend la question suivante : « Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ? ». Il répondit : « Qui es-tu, Seigneur ? » Et le Seigneur dit : « Je suis Jésus que tu persécutes. Il te serait dur de regimber contre les aiguillons. »

Paul sortit de cette rencontre profondément bouleversé et définitivement persuadé que celui qu'il persécutait était le seigneur donné par Dieu pour le salut de son peuple.

Dans la nef :

6 vitraux éclairent la nef de l'église de Laveissière :

  • à droite « l'Immaculée Conception », « Saint Joseph et l'Enfant Jésus », « Saint François de Salle »,
  • à gauche « Saint Blaise », « Sainte Anne et l'éducation de Marie » et « Saint-Joachim, le Bon Pasteur ».

Saint François de Sales

Il est représenté avec un livre dans la main droite. Ce symbolisme nous rappelle que saint François de Sales, docteur de l'Eglise, s'est illustré, entre autre, par ses écrits dont les plus connus sont le « Traité de l'Amour de Dieu » et « L'introduction à la vie dévote ».

Il est connu aussi pour avoir fondé, avec l'aide de sainte Jeanne de Chantal, l'ordre de la Visitation de sainte Marie.

François, né le 21 aout 1567 au château de Sales en Savoie et décédé le 28 décembre 1622 à Lyon. Nommé évêque de Genève, il ne put jamais prendre possession de son siège et resta en résidence à Annecy (Genève étant protestante).

François de Sales, c’est avant tout une vie dédiée à l’apostolat. Homme de coeur, il fait preuve d’un puissant charisme de directeur spirituel. Proclamé Docteur de l’Église par Pie IX, saint François de Sales développe une spiritualité évangélique à la portée de tous, qui fait de lui un véritable Prophète de l’Amour.

Saint Joseph et l'Enfant Jésus

Saint Joseph porte l’Enfant Jésus dans son bras gauche et tient un lys ou un bâton fleuri de la main droite. Ce bâton fleuri est l’attribut traditionnel de Joseph, le signe qu’il est choisi par Dieu pour devenir l’époux de Marie, la mère de Jésus. Le lys est avant tout le symbole de la chasteté, il renvoie donc essentiellement à l’absence de consommation charnelle du mariage avec Marie, à la virginité de son épouse et à la conception de Jésus par l’Esprit Saint.

Il est considéré comme le père nourricier de Jésus et par trois fois, le Seigneur lui donne des ordres : prendre Marie chez lui, fuir en Égypte pour le protéger des menaces d'Hérode puis revenir en terre d'Israël.

Joseph doit épouser Marie, mais ils n'habitent pas ensemble au temps de la conception. C'est lui pourtant qui donne le nom de Jésus à l'enfant qui vient de naître (Matthieu 1, 18-25).

Il s'inquiète, à juste titre, de la fugue de Jésus qui, à douze ans, reste à Jérusalem sans prévenir ses parents. Quand ils le retrouvent au Temple, lui ne dit rien, c'est Marie qui parle : « Ton père et moi, nous te cherchons tout angoissés » (Luc 2,48).

L'Immaculée Conception

L'Immaculée Conception est une manière de désigner la Vierge Marie « sans tache » (latin : macula), c'est-à-dire sans péché. Cette désignation renvoie à l'un des dogmes catholiques, la conception immaculée de Marie, qui précise que Marie, depuis sa conception dans le sein de sa mère, n'a pas été entachée par le péché originel.

La formulation « Immaculée Conception » ne concerne que la conception de Marie elle-même, et non pas celle de Jésus-Christ. D'autre part, ce qu'affirme le dogme est que, contrairement au reste de l'humanité, Marie n'a jamais eu besoin de purification ou de conversion.

La fête de l’Immaculée Conception le 8 Décembre commémore la conception de la vierge Marie par l’union de Sainte Anne et de Saint Joachim.

Saint-Joachim, le Bon Pasteur

Les Évangiles canoniques du Nouveau Testament ne nomment pas les parents de Marie, mais l'histoire de Joachim et d'Anne apparaît dans l'Évangile apocryphe de Jacques. Joachim est décrit comme un homme riche et pieux qui donne régulièrement aux pauvres et au temple. Cependant, le couple est sans enfants et s'en désole. Lorsque Joachim se rend à une fête religieuse à Jérusalem, le Grand Prêtre refuse à Joachim de déposer ses offrandes, son infertilité étant le signe qu'il était sous la malédiction de la Loi. Joachim, tout couvert de honte, n'ose pas rentrer chez lui et se retire dans le désert auprès de ses bergers. Un jour, un ange apparaît à Joachim et Anne pour leur promettre un enfant. Joachim revient à Jérusalem ; de même Anne part à sa rencontre, et ils se retrouvent à la Porte dorée, l'une des portes de l’enceinte de la ville. Joachim et Anne « se serrent dans les bras ».

Les récits concernant Joachim et Anne sont notamment inclus dans la Légende dorée. Ils sont fréquemment représentés dans l'art chrétien, même si le Concile de Trente a fixé des limites à la représentation issue des Évangiles apocryphes.

Sainte Anne et la Vierge Marie enfant

Sainte Anne est la mère de la Vierge Marie et donc la grand-mère de Jésus.

Dieu, qui préparait ainsi à Marie une mère digne d’elle, avait également choisi entre tous, celui qui devait être son père. « Seigneur, dit la Sainte Eglise dans ses prières, vous qui, parmi tous les autres saints, avez choisi le bienheureux Joachim pour être le père de la Mère de votre Fils, etc. ». C’était Joachim, de la maison et de la famille de David. Ce fut donc lui, dit saint Jean Damascène, qui reçut en mariage sainte Anne, cette femme élue de Dieu, et au-dessus des louanges les plus sublimes.

Sainte Anne, modèle des mères et des éducatrices:

Le culte de sainte Anne a connu un grand succès à des époques où l'on a voulu mettre en valeur la question de l'éducation des jeunes filles. C'est le cas à la fin du moyen âge par exemple où les confréries de mères de familles prennent sainte Anne pour patronne et modèle : n'a-t-elle pas, en effet, réussit parfaitement l'éducation de la sainte Vierge ?

Le culte de sainte Anne nous permet aussi de nous souvenir que Jésus, même si nous croyons qu'il est Dieu, fut un homme véritable, c'est à dire issu d'un peuple, d'une culture et d'une histoire particulière. Sainte Anne fait le lien entre l'Ancien et le Nouveau Testament.

Saint Blaise de Sébaste

Saint Blaise est un médecin et évêque de Sébaste, martyrisé sous Licinius en Arménie en 316, par l'ordre d'Agricola, gouverneur de Cappadoce.

On croit selon la tradition que saint Blaise intercède dans les cas de maladies de gorge, surtout quand des arêtes s'y sont enfoncées. La première référence que nous avons de lui figure dans les écrits médicaux d'Aetius Amidenus, qui invoque d'ailleurs son aide dans le traitement des objets enfoncés dans la gorge. Au XIIe siècle, Jean Beleth indique que Blaise est invoqué pour les maux de dents et pour les maladies des animaux.

Saint Blaise est considéré comme saint auxiliaire : Les saints auxiliateurs (du latin sancti auxiliatores, nom d'agent dérivé du substantif auxilium, « secours »), sont un groupe de quatorze saints regardés comme particulièrement secourables, soit que leur intercession auprès de Dieu ait plus d'efficacité, soit qu'ils passent pour plus accessibles aux prières, en particulier dans les situations d'urgence. Tous, sauf saint Gilles, sont des martyrs.
Dans les chapelles :
Chapelle de la Vierge

STELLA MATUTINA ORA PRO NOBIS

Étoile du matin, priez pour nous.

JANUA COELI ORA PRO NOBIS

Porte du ciel, priez pour nous.
Chapelle Saint Louis

Le Sacré Cœur de Jésus, enflammé, brillant d'une lumière divine, saignant car ayant été percé par la lance de Longinus, entouré d'une couronne d'épines et surmonté d'une petite croix. La blessure et la couronne d'épines font allusion aux conditions de la mort de Jésus, alors que le feu symbolise le pouvoir transformateur de l'amour.

Le Sacré Cœur de Marie, enflammé brillant d'une lumière divine, entouré de roses, percé d'un glaive et surmonté d'une fleur de lys.

Le coeur transpercé d'une épée est un symbole de la souffrance de la Mère de Dieu "Notre-Dame des Douleurs".

Dans la tribune, sur la face Ouest du clocher, on remarque une rosace, vitrail circulaire de grande taille.

Restauration des vitraux

Atelier LAETITIA BASTIEN MOSAIQUE VITRAIL

Le bourg - 15800 BADAILHAC

Tél : 04.71.43.03.74  Portable : 06.24.35.77.90

Objets de culte

Les objets religieux parlent de la foi de ceux qui les utilisent. Leur témoignage est discret mais plus important qu’il n’y paraît. Ils accompagnent silencieusement notre recherche du Dieu vivant.

Les objets religieux, à leur manière, solennelle ou familière, savante ou populaire, nous parlent de Dieu, du Christ, de la Vierge et des saints.

Ostensoir

Un objet constitué d’un cercle de métal argenté, entouré de rayons, surmonté d'une croix et porté sur un pied.

Appelé autrefois « monstrance » et « remonstrance », il sert principalement à l’exposition solennelle du Saint-Sacrement (l’hostie), et pour les processions.

On fixe une grande hostie consacrée au centre de l'ostensoir, enserrée entre deux petites vitres qui forment la lunule.

Les premiers ostensoirs sont apparus aux alentours du XIIIe siècle. Ils avaient à cette époque des formes variées, de chapelles ou de tours, et c’est au XVIe siècle qu’ils prirent leur forme actuelle.

Reliquaire de Sainte Germaine

Les reliquaires sont destinés à conserver les restes terrestres de saints personnages ou d'autres objets qui ont été sanctifiés par leur contact en les préservant de la corruption et des souillures.

Il est en métal doré, surmonté d'une croix, la relique est un bout d'étoffe ayant appartenu à la sainte.

 Reliquaire - monstrance

Saint Blaise, Saint Roch et Sainte Thérèse

Calice

Dans l’antiquité Romaine, ce terme désigne des coupes à boire de formes diverses, en métal, terre cuite ou en verre. Dans l’église Catholique, le Calice est le vase sacré qui sert à la consécration du vin lors de la célébration de la messe. Parfois on dépose un tissu cartonné de forme carrée sur le calice pour le protéger, c'est la pale.

La forme de l’objet, une coupe profonde sur un pied élevé avec en son centre un nœud décoré, fut adoptée très tôt dans l’histoire. Le calice doit être consacré par un évêque, avec le saint chrême.

(Le saint chrême est un mélange d'huile végétale naturelle et de parfums, béni et consacré par l'évêque au cours de la messe chrismale, messe réunissant tous les prêtres d'un diocèse autour de leur évêque. Cette messe a lieu le Jeudi Saint. L'église fait usage du saint chrême dans les sacrements de baptême et de confirmation, dans la consécration des évêques et celle du calice et de la patène, ainsi que dans la bénédiction des cloches.

Coupe de communion

Vase sacré, coupe dans laquelle sont déposées les hosties consacrées qui sont distribuées à la communion, en complément du ciboire.

Patène

La patène (du latin patena, plat, dérivant lui-même du grec patani, écuelle), est une petite assiette, généralement en métal doré, sur laquelle repose le pain (l'hostie principale) qui va être consacré par le prêtre au moment de la consécration, lors d'une cérémonie eucharistique.

Cet objet liturgique du christianisme est lié de par sa fonction au calice (utilisé pour le vin) sur lequel il repose hors du moment de la consécration proprement dite.

Ciboire

Le terme vient du latin ciborium, et du grec kibôrion, qui désignent une coupe faite avec le fruit du nénuphar d’Egypte, ou en ayant la forme.

Il s’agit d’un vase sacré qui renferme les hosties pour la communion. En général fermé d'un couvercle surmonté d'une croix, il est destiné à contenir les hosties consacrées par le prêtre durant la cérémonie eucharistique, soit pour les distribuer aux fidèles au moment de la communion, soit pour les conserver dans le tabernacle.

Le ciboire est une pièce d'orfèvrerie composé de quatre parties emboîtées autour d'une tige centrale : le pied qui assure sa stabilité, le nœud qui sert à sa préhension au cours de la messe, la coupe destiné à recevoir les hosties consacrées et le couvercle surmonté d'une croix.

Un tissu décoré appelé « pavillon » peut parfois le recouvrir.

 

Service de burettes

De l'ancien terme "buire" qui désigne un vase en forme de cruche avec un bec. On appelle ainsi deux flacons semblables. L'un contient de l'eau, le second contient le vin qui sera versé dans le calice.

Les servants de messe l'apportent au prêtre à l'autel au moment de l'offertoire : le vin est versé dans le calice, une goutte d'eau y est ajoutée symbolisant l'humanité qui est unie au Christ. 

La burette de vin se distingue de celle de l'eau par un signe particulier comme un fil rouge ou une petite croix. La burette d'eau n'a pas de marque.

Elles sont déposées généralement sur un petit plateau qui sert au lavabo s'il n'y a pas de bassin et d'aiguière.

L'encensoir et la navette

Des charbons ardents sont placés dans un petit récipient, au bout d'une longue chaîne qui permet de le balancer ; l'ensemble s'appelle « encensoir ». L'encens qui sera déposé sur les charbons provient de sève d'arbres et dégage, en principe, une bonne odeur. Les grains d'encens sont gardés dans une boîte qui a la forme d'un petit navire, d'où son nom qui vient du latin : « navette ».

À l'occasion des fêtes, ou plus souvent dans certaines paroisses, on utilise l'encensoir au début de la messe pour encenser la croix, l'autel, au moment de la lecture de l'Evangile, les offrandes, pendant la prière eucharistique et aussi les personnes : le célébrant, l’assemblée, le corps des défunts lors des funérailles, les reliques des saints.

Pour les chrétiens aussi, la fumée de l’encens montant vers le ciel symbolise la prière qui s’élève vers Dieu.

  

 Le bénitier et le goupillon

C'est un petit seau en métal qui contient l'eau bénite et qu'on utilise pour l'aspersion. On asperge l'assemblée au début de la messe, ou lors de la grande vigile de la nuit pascale et le défunt lors d'un enterrement, ou pour bénir des objets comme les alliances des mariés.

Le goupillon est formé d'un manche qui se termine par une petite boule creuse qui se remplit d'eau.

Ce rite signifie la demande de pardon, le désir d'être purifié, la foi dans la vie éternelle.

Crucifix

Du latin crucifixus, de crux, croix, et fixus, attaché

La croix est l'un des symboles les plus anciens et les plus universelles.
 
Saint Pierre : « Dieu l’a fait Seigneur et Christ, ce Jésus que vous, vous avez crucifié » (Ac 2, 36).
 
La croix :

La croix n’était pas un symbole utilisé par les premiers chrétiens, car ils craignaient que ce symbole soit un signe qui les livre plus rapidement encore aux terribles persécutions romaines qui ont ensanglanté les premiers siècles du christianisme.

Le premier symbole du Christ a été le poisson (IIe siècle) car en grec "poisson" s'écrit : IXΘYΣ, ou ichthus, acronyme dont les lettres constituent les premières lettres de Iêsous Christos Theou Uios Sôtêr, c’est-à-dire Jésus Christ, de Dieu le Fils (Fils de Dieu), Sauveur.

Après la reconnaissance de la chrétienté par Constantin le Grand, les Chrétiens ne craignant plus les persécutions et encore plus à partir du Ve siècle, la croix commença à être représentée.

Chandelier et cierge

La liturgie a toujours beaucoup utilisé les cierges. Aux premiers siècles, c'était même le seul moyen d'éclairer.

Aujourd'hui, cela signifie la solennité de l'action liturgique : il y a toujours un cierge allumé près de l'autel pendant la messe.

La nuit pascale, on allume pour la première fois un grand cierge, symbole du Christ illuminant tous les hommes et on le garde allumé pour toutes les célébrations jusqu'à la Pentecôte.