La Transhumance (Lot - Cantal)

 

 

Du dimanche 22 Mai au dimanche 12 juin 2016, suivez les 16 étapes de La Transhumance entre Vallée du Lot et Volcan Cantalien !

Organiser une transhumance avec un troupeau de 1000 brebis, des Causses du Lot aux zones d’estives du Massif Cantalien, n’était pas chose aisée !

Pourtant, c’est le pari fou, réalisé par l’association « La Transhumance entre vallée du Lot et Volcan cantalien » qui propose pour la cinquième édition, du 22 mai au 12 juin 2016, 180 kilomètres de balade d’Espédaillac (Lot) à la station du Lioran (Cantal).

C'est la plus longue transhumance de France...

150 kilomètres en seize étapes  pour partir à la découverte des paysages de la vallée du Célé, de la Châtaigneraie Cantalienne, de la vallée de la Jordanne et du Massif Cantalien et vivre des moments forts ou échanges, festivités et convivialité seront de mise.

C’est un événement gratuit qui ne nécessite pas d’inscription préalable !

Cette transhumance est une fête : le public est invité à marcher avec les brebis tout au long du parcours.

C’est aussi une action de développement durable à travers la reconquête d’espaces embroussaillés et l’entretien des pistes de la station du Lioran durant tout l’été.

Arrivée de la transhumance au Lioran le dimanche 12 juin 2016

 Dernière étape de cette transhumance qui à débuté dans le Lot.

La reconquête des espaces

Au delà de l’intérêt touristique, que représente l’organisation de cette transhumance, sa réalisation est justifiée par deux facteurs essentiels.

  • En premier lieu, le nombre de bêtes diminuant, les anciennes prairies sèches laissent place a des terrains embroussaillés. Les risques d’incendie deviennent alors très sérieux et la venue des troupeaux sur ces espaces est essentielle.
  • L’autre facteur réside dans l’importance du nombre de petits éleveurs, du fait d’exploitation réduite, ils manquent cruellement de terre pour leurs brebis ou leurs chèvres. Ainsi La Transhumance leur offre une possibilité de nourrir leurs troupeaux décemment tout en préservant les espaces naturels et la biodiversité.

En effet au fil des siècles, sous l’effet de l’évolution des modes de vie et de consommation, des changements dans les pratiques de production agricole, le cheptel ne cesse de diminuer et le phénomène de transhumance décline. Partout, la longueur des transhumances est réduite et l’élevage tend à une sédentarisation…

Pourtant les conséquences environnementales de la désaffection pour ces pratiques pastorales sont nombreuses. L’abandon des zones d’estive conduit à leur fermeture, à leur étouffement par des taillis et des broussailles, qui dégradent le paysage, son aspect visuel et son équilibre naturel.

De plus, l’absence d’entretien assuré par les troupeaux entraîne une fragilisation du milieu, elle est synonyme d’augmentation des risques d’incendie et d’avalanche. Certaines voies d’accès, les drailles ou chemins de transhumance, deviennent impraticables et disparaissent dans la végétation.

Vidéo : la Transhumance 2012

Les pratiques pastorales de transhumance présentent donc beaucoup d’avantages : qualité, sécurité et entretien des zones d’estives, maintien de prairies ouvertes, conservation de l’attrait touristique des paysages… Elles présentent également un intérêt écologiques particulier en favorisant, grace au transport de graines assuré par les troupeaux en transhumance, la préservation de la biodiversité des espaces naturels.

Aujourd’hui La Transhumance devient à nouveau l’occasion d’un moment festif et convivial permettant de redécouvrir le terroir mais aussi les métiers du pastoralisme…