La faune sauvage des Monts du Cantal

 

 

 

 

                                       La faune sauvage

                                      des Monts du Cantal

 

La variété des milieux naturels, l’altitude, la nature des sols, l’orientation des versants et l’isolement de certains sites ont engendré des conditions de vie très variées, permettant à de nombreuses espèces animales d'être présentent sur la Commune de Laveissière.

Ces milieux naturels préservés ont permis également la réintroduction avec succés de certaines espèces dont notamment  le chamois, le mouflon, la marmotte...

La Commune est intégrée dans de nombreux projets de protection et de sauvegarde dont :

 

  • 100% du térritoire de la commune dans le Parc Régional Naturel des Volcans d'Auvergne.
  • 6 Zones Naturelles d'Intérêt Écologique Floristique et Faunistique  de type 1 (ZNIEF T1).
  • 1 Zone Naturelle d'Intérêt Écologique Floristique et Faunistique de type 2 (ZNIEF T2).
  • 1 Zone Importante pour la Conservation des Oiseaux (ZICO).
  • 3 sites Natura 2000 dont 2 Zones Spéciales de Conservation (ZSC) et 1 Zone de Protection Spéciale (ZPS).
  • 1 site naturel classé (Fichier national des sites classés du Ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie).
  • 1 Réserve Biologique Intégrale (RBI)

 

Truite fario

chabot

Loche franche

Lamproie de Planer

Saumon atlantique

 

Poissons, crustacés et mollusques

L’Alagnon est classée en rivière de première catégorie piscicole (rivière à Salmonidés). Les espèces présentes dans l’Alagnon et ses affluents affectionnent les cours d’eau froids, rapides et bien oxygénés avec des fonds rocheux.

Les espèces suivantes ont déjà été observées sur la commune de Laveissière :

La liste des espèces remarquables inféodées à l’eau et disposant d’un statut de protection est très longue sur le bassin de l’Alagnon. Parmi elles, certaines sont emblématiques…

La Lamproie de Planer et le Chabot sont recensés dans les sites Natura 2000 (dont la rivière Alagnon et ses affluents), qui concernent la protection de la Loutre (Lutra lutra), de la Moule perlière (Margaritifera margaritifera) et de l’Ecrevisse à pattes blanches (Austropotamobius pallipes) dans le Cantal.

La Lamproie de Planer (Lampetra planeri) est une espèce protégée par l’arrêté ministériel du 08/12/1988. C’est aussi une espèce d’intérêt communautaire inscrite à l’annexe II de la Directive européenne Faune-Flore-Habitat ; elle figure à l’annexe III de la convention de Berne. Cette espèce est en forte régression partout. Plutôt fréquente dans le Nord-est de la France, ce poisson a quasiment disparu du Sud-est.

Le chabot (Cotus gobio) est inscrit sur la liste rouge nationale en France et figure à l’annexe II de la Directive européenne Faune-Flore-Habitat.
En France, l’espèce colonise la majorité des parties amont des bassins hydrographiques, ce qui explique sa présence dans le Cantal.

Le retour du saumon atlantique (Salmo salar), autrefois poisson-roi de nos rivières… L’Alagnon constitue un axe migrateur pour cette espèce qui est devenue emblématique du bassin. Jusqu’en 1850 environ, le saumon remontait l’Alagnon jusqu’aux premières cascades naturelles de l’Alagnon soit jusqu’en amont de Laveissière (75km). La création de la microcentrale de Grand Pont à Lempdes-sur-Allagnon en Haute-Loire avait définitivement bloqué sa migration (arrasé en 2003, 2005).

Le saumon de l'Allier est pourtant un patrimoine important à sauvegarder. En effet, c'est le seul saumon, à l'échelle de l'Europe, encore capable d'effectuer de très grandes migrations (environ 10.000 km dont près de 1.000 en rivière).

Arasement du seuil de Stalapos sur l’Alagnon à Murat (2008) sur un axe de migration du saumon atlantique.

l’Ecrevisse à pattes blanches (Austropotamobius pallipes) est inféodée aux eaux courantes, fraîches, bien oxygénées et d’excellente qualité, elle  présente des exigences écologiques très fortes et multiples. Son activité nocturne lui impose la présence de cavités naturelles et autres caches constituées de blocs, racines, bois morts ou autre afin qu’elle puisse se camoufler en journée. De ce fait, elle souffre de la moindre perturbation de son habitat et est extrêmement sensible aux variations hydrologiques.

L’analyse de données historiques semble indiquer une très forte régression de cette espèce. La dégradation de la qualité des eaux, les atteintes aux cours d’eau et la compétition avec l’écrevisse signal sont d’autant de menaces expliquant sa régression.

C'est une espèce protégée en France, classée " vulnérable " ( risque d'extinction élevé à moyen terme), inscrite depuis 1983 sur la liste rouge des espèces menacées établie par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN). Au niveau européen classée " espèce en danger ", elle est prise en compte dans la convention de Berne, sur l' annexe III des espèces protégées, elle est inscrite aux Annexes II et V de la directive " Habitats-Faune-Flore ( Natura 2000 - Zones spéciales de conservation dont tous les affluents rive gauche de l’Alagnon entre Murat et Ferrières-Saint-Mary font partis).

Écrevisse à pattes blanches

 

 

La mulette ou Moule perlière (Margaritifera margaritifera) est considérée en danger à l’échelle mondiale. Elle figure aux annexes II et V de la Directive européenne Faune-Flore-Habitat et à l’annexe III de la convention de Berne. Elle est protégée au titre de l’article 2 de l’arrêté du 23 avril 2007 fixant les listes des mollusques protégés en France et les modalités de leur protection. Les populations de la mulette sont en fort déclin dans toute l’Europe alors que cette espèce était très abondante jusqu’au tiers du 20ème siècle. Actuellement l’espèce occupe surtout le massif central et le massif armoricain.

Dans le Cantal, la Mulette survit dans des zones spéciales de conservation inscrites dans le réseau Natura 2000.

Elle a pour habitat des cours d’eau au régime hydrologique varié pourvu que la qualité de l’eau soit excellente et que l’eau soit animée par un léger courant. En effet, elle exige des eaux claires, profondes, très bien oxygénées, neutres à alcalines. La température de l’eau est inférieure à 14°C même si la mulette tolère 18°C ponctuellement en été.

Elle nécessite enfin des sédiments meubles pour s’enfouir dans le fond des cours d’eau en phase adulte. Comme elle se nourrit par filtration de l’eau, elle contribue à la qualité de l’eau en épurant les particules de matière organique. Elle vit en fait dans des eaux restées très proches de l’état naturel.

Lorsque ces conditions sont réunies, l’espèce peut se reproduire. Les larves de la mulette sont les parasites de jeunes salmonidés : saumon ou truite fario. En effet les larves (appelées glochidies) expulsées par la femelle, se développent sur les branchies des poissons hôtes de la fin de l’été au printemps suivant. Une fois adultes, elles se détachent et s’enfouissent pendant plusieurs années dans les graviers et sables du fond. Elles peuvent vivre plus de 70 ans.

Moule Perlière

Insectes et autres invertébrés

Le groupe Insectes et autres invertébrés représente dans le monde plus de 80 % de l’ensemble du vivant soit plusieurs millions d’espèces.

Les prairies, les landes et les pelouses sub-alpines sont les milieux très présents sur la commune de Laveissière, elles servent à la production fourrage et au pâturage des bovins. Ce mode d’exploitation extensif, et très favorable pour de nombreuses espèces d’Orthoptères (Grillon, Criquet, Sauterelle) et pour les papillons (Lépidoptères).

Parmi les espèces d’insectes « emblématique », vivant sur le massif cantalien, on peut citer l’Apollon Arverne (Parnassius apollo arvensis). Cette sous-espèce de papillon est endémique de l’Auvergne fréquente les pelouses et les landes d’altitude (supérieure à 1000m).

Une part importante du territoire communal est recouverte par des boisements, principalement des résineux parfois mélangé avec des Hêtres. De plus, à l’est de la commune le réseau de haie est assez développé. Ces milieux boisés sont favorables pour les insectes saproxylophages dont la Rosalie des Alpes (Rosalia alpina).

Apollon Arverne - Parnassius Apollo Arvensis
Rosalie des Alpes - Rosalia alpina
Leucorrhine à gros thorax
Le barbististe ventru
l'Érèse coccinelle

Le  Stenoptilia tourlani

 

Damier de la succise

 

Le Grand sylvain


 

Machaon

 

L'Hespérie à miroirs

Les papillons

On estime à environ 3 000 le nombre d’espèces de lépidoptères présentes en région Auvergne ce qui représente environ 56% de la faune française.

Originalité :

Actuellement seule une espèce est endémique du Cantal, il s’agit d’un microlépidoptère de la famille des Pterophoridae : le Stenoptilia tourlani (Stenoptilia tourlani) (Gibeaux, 1993) « Origine du nom. Espèce dédiée à Daniel Tourlan, d'Arpajon-sur-Cère (Cantal). ».

En Auvergne, une des originalités réside dans la présence d’un micro-endémisme représenté par plusieurs sous-espèces reconnues actuellement par la majorité des auteurs : le Moiré des Sudètes (Erebia sudetica liorana) , le Moiré arverne (Erebia cassioides arvernensis), le Satyrion (Coenonympha gardetta lecerfi), le Cuivré de la Bistorte (Lycaena helle arvernica), le Cuivre violacé (Lycaena helle magdalenae)... Ce sont le plus souvent des espèces relictuelles à aire disjointe.

Une autre originalité est la présence de nombreuses espèces en limite d’aire de répartition comme par exemple le Zygène de l'Esparcette (Zygaena rhadamanthus), le Nacré de la Filipendule (Brenthis hecate) ou encore l'Hespérie à miroirs (Heteropterus morpheus).

Patrimonialité / Responsabilité :

L’Auvergne a une responsabilité élevée au niveau national, voire même européen, vis-à-vis de plusieurs taxons en ayant leur plus importante population sur ce territoire.

Au niveau européen nous avons par exemple le Cuivré de la Bistorte (Lycaena helle) et l'Azuré de la Pulmonaire (Maculinea alcon).

Au niveau national nous avons par exemple le Moiré des Sudètes (Erebia sudetica) (présent dans 3 départements en France mais principalement dans le Cantal) ou encore le Moiré ottoman (Erebia ottomana) (présent dans 3 départements du Massif Central).

Protection :

37 taxons bénéficiant d’un statut de protection sont présents en Auvergne.

Les facteurs responsables de la lente érosion de la biodiversité des lépidoptères en Auvergne sont en premier lieu la dégradation de la qualité des habitats et leur fragmentation (assèchement des zones humides, plantations...). Les raisons sont principalement liées aux modifications des pratiques agricoles et forestières ainsi qu’à l’urbanisation qui ont affecté les milieux naturels depuis plus de quarante ans.

Les papillons de nuit subissent également le très fort impact de l’éclairage nocturne. On pense en particulier aux éclairages périurbains ainsi que ceux des monuments situés en campagne (châteaux, églises...). Le nombre de lépidoptères visibles dans la lumière des phares en circulant de nuit a très fortement diminué depuis 50 ans.

Il semble également que le changement climatique global sera dans un avenir proche, en partie, à l’origine d’un plus grand nombre d’extinctions que d’apparitions d’espèces en Auvergne. La situation est défavorable par le manque de réserve altitudinale pour les espèces montagnardes et subalpines.

Les populations de papillons sont menacées principalement par la disparition de leurs habitats sous la pression urbaine et agricole, qui réduit leur aire de répartition en France aux secteurs de moyenne montagne encore gérés sur un mode traditionnel.

Dans le Cantal, leur présence a contribué à la désignation des zones Natura 2000 dédiées à la gestion patrimoniale des milieux naturels qui accueillent leurs habitats : ZSC Aubrac, ZSC tourbières et zones humides du nord-est du Massif Central, ZSC Artense, ZSC Riom-es-Montagne.

Quelques espèces menacées :

L'Apollon Arverne (Parnassius apollo arvensis) Espèce relictuelle, sous-espèce endémique, espèce en régression. Il fréquente les pelouses et les landes d’altitude supérieure à 1000m.

Le Gazé (Aporia crataegi) Espèce en régression très marquée dans le nord de la France pouvant servir d’indicateur.

L'Azuré de la pulmonaire (Maculinea alcon) Espèce relictuelle, espèce «parapluie», importance des populations (France, Europe). Il ne dépasse pas 700 mètres d’altitude si bien qu’il est localisé principalement dans la ZSC du marais de Cassan. Il a établi un partenariat étroit avec des fourmis de l’espèce Myrmica scabrinodes puisque les chenilles du papillon sont prises en charge et élevées par les fournis avec leurs propres larves dans la fourmilière jusqu’à la nymphose. Les plantes hôtes sont des gentianes dont la gentiane pulmonaire (Gentiana Pneumonanthe). Un plan d’actions régionales a été élaboré en Auvergne en vue de favoriser sa protection par des actions de terrain.

L'Azuré des orpins (Scolitantides orion) Importance des populations (France).

Le Nacré de la canneberge (Boloria aquilonaris) Espèce relictuelle, espèce bioindicatrice de l’intégrité des tourbières, espèce en régression dramatique.

Le Cuivré de la bistorte (Lycaena helle). Espèce relictuelle, sous-espèce endémique, importance des populations (France, Europe). Il est classé dans les espèces en danger d’extinction. Ce papillon se développe uniquement dans les prairies humides et tourbières de montagne au-dessus de 600 mètres si elles sont bien ensoleillées. Sa plante hôte est la  Renouée bistorte (Bistorta officinalis). Il est très sédentaire et sa survie passe par la restauration d’une mosaïque de zones humides connectées entre elles pour permettre les échanges d’individus.

Le Damier de la succise (Euphydryas aurinia) vit dans les zones humides et les tourbières où pousse la scabieuse succise (Scabiosa succisa), plante nouricière de sa chenille.

Apollon Arverne

Le Gazé

Azuré de la pulmonaire

L'Azuré des orpins

Cuivré de la Bistorte

Le Nacré de la canneberge

Moiré des Fétuques

Liste des Rhopalocères (papillon de jour) du Massif Central.

Le Satyrion (Coenonympha gardetta lecerfi) La sous-espèce lecerfi du Massif Central est considérée comme "en danger" dans la Liste Rouge des Papillons de jour de France métropolitaine

Le Grand sylvain (Limenitis populi) Espèce représentative de la situation d’une partie du groupe dans la région. Groupe dont les biotopes sont principalement les ripisylves, clairières et lisières forestières.

Avrec 11 espèces en Auvergne le genre Erebia, largement montagnard, est le mieux représenté parmis les Rhopalocères  :

Le Moiré des Sudètes (Erebia sudetica liorana)
Espèce relictuelle, sous-espèce endémique, importance des populations (France).
Uniquement présent dans le Cantal (hauteur du secteur du puy mary, plomb du cantal, crête de peyre-arse, hautes vallées voisines). Fréquente les prairies et landes alpines entre 1400 et 1800m. Il est inscrit sur la liste des insectes strictement protégés de l'annexe 2 de la Convention de Berne. Il est inscrit sur la liste des insectes strictement protégés de l'annexe IV de la Directive Habitats du Conseil de l'Europe concernant la conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore sauvages du 21 mai 1992. En France le Moiré des Sudètes est inscrit sur la liste rouge des insectes de France métropolitaine (article 2 de l'arrêté du 23 avril 2007 fixant la liste des insectes protégés sur le territoire national).

Le Moiré ottoman (Erebia ottomana) Espèce relictuelle, sous-espèces endémique, importance des populations (France).

Le Moiré des fétuques (Erebia meolans) Présent au dessus de 600m mais peut descendre en limite de répartition à presque 300m (combrailles) Fréquente bois et lisières, landes, prairies sylvatiques.

Les libellules

74 espèces sont présentes en région Auvergne, 96 espèces sont recensées au niveau national. L’Auvergne concentre donc près de 80 % des espèces françaises ce qui s’avère tout à fait remarquable.

La particularité de notre région étant de présenter des biotopes d’altitude encore préservés, la sauvegarde de ces biotopes, zones refuges de nombreuses espèces d'affinité boréale est une priorité.

D’une façon globale, un des fort enjeux du futur sera de concilier agriculture et préservation des espèces, l’agriculture étant une forte source de pollution des milieux aquatiques soit par dégradation directe ou par pollution plus diffuse.

L’exploitation des ressources en eau pour des besoin humains est également un autre enjeu fort concernant les milieux aquatiques.

5 espèces représentatives :

  • Agrion orné (Coenagrion ornatum), espèce parapluie, localisée, relicte en lien direct avec la problématique de gestion agricole dans les zones de plaines et d’élevage. Espèce très rare.
  • Agrion à lunules (Coenagrion lunulatum), espèce endémique à la région, populations d’importance européenne, en lien direct avec la problématique de gestion des milieux stagnants de montagne. Espèce extrêmement rare et localisée à l'heure actuelle dans le 15 et surtout le 63 (quasi la seule population française connue !).
  • Leucorrhine à gros thorax (Leucorrhinia pectoralis), espèce parapluie, localisée, relicte, en lien direct avec la problématique de gestion des tourbières.
  • Gomphe serpentin (Ophiogomphus cecilia), espèce parapluie, localisée, en lien direct avec la gestion des rivières et notamment du Val d’Allier, à relier avec la problématique de l’exploitation du sable, gravier.
  • Cordulie à deux taches (Epitheca bimaculata), espèce parapluie, localisée, représentative des milieux stagnants de plaine en milieu forestiers, biotopes très rares au niveau de l’Auvergne.

Agrion orné

 

Leucorrhine à gros thorax

 

La Gomphe serpentin

Les libellules protégées

Dans ces milieux naturels en bon état écologique, on rencontre aussi L’Agrion de Mercure (Coenagrion mercuriale) et la Cordulie à corps fin (Oxygastra curtisi), qui nécessitent une eau claire d’excellente qualité (sans matière organique ni azote) pour leur développement larvaire. Elles ont été repérées dans la ZSC du marais de Cassan.

L’Agrion de Mercure (Coenagrion mercuriale) colonise les sources, et leurs ruisselets, les fossés et les prairies humides, la Cordulie à corps fin (Oxygastra curtisi) préfère les eaux lentes des rivières et les eaux stagnantes dont la végétation rivulaire est un élément important de son habitat. Les prairies humides ou la ripisylve et les lisières boisées sont en effet les espaces où se déroulent la maturation sexuelle, la chasse, le repos des adultes.

Agrion de Mercure

Cordulie à corps fin

Sympétrum jaune d'or

La Leucorrhine à gros thorax (Leucorrhinia pectoralis) est repérée dans la ZSC des tourbières et zones humides du nord-est du Massif Central. Le Cantal est le seul département du Massif Central où cette libellule rare s’est établie.

Un Plan Régional d’Actions pour les Odonates  présente un ensemble de mesures destinées à favoriser l’expansion des populations de ces libellules en Auvergne. Pour en savoir plus sur les Odonates en général, consultez le site de la Société Française d’Odonatologie.

Etat des connaissances sur les odonates du Cantal (66 espèces).

A consulter pour l"identification les odonates du Massif Central.

Les Coléoptères

En France, les coléoptères comprennent 11 185 taxons, en Auvergne, on peut estimer que la région possède environ 50 à 60 % de la Faune de France soit environ 5 600 à 6 600 taxons.

Concernant les espèces de coléoptères il y a 7 espèces de coléoptères inscrites à l'annexe II et 4 espèces inscrites à l’annexe IV de la Directive Habitats Faune Flore et 4 sont protégées au niveau national. 3 espèces inscrites en annexe II et IV de la Directive Habitats Faune Flore sont présentes en Auvergne. Il s’agit du Capricorne du chêne (Cerambyx cerdo), du Pique-prune (Osmoderma eremita), de la Rosalie des Alpes (Rosalia Alpina).

De même le Taupin violacé (Limoniscus violaceus), le Lucane cerf-volant (Lucanus cervus) et le Rhysodes sulcatus (Rhysodes sulcatus), eux aussi présents en Auvergne, sont inscrits en annexe IV de la directive Habitat.

D’une manière générale, chez les coléoptères, on observe comme sur l’ensemble de notre territoire une érosion de la biodiversité. Cette érosion de la biodiversité des coléoptères vient essentiellement à une réduction des habitats du fait des activités et infrastructures humaines.

Facteurs favorables :

L’Auvergne présente une certaine ruralité avec de grands espaces naturels peu anthropisés. Elle, possède une mosaïque de milieux très contrastées qui constitue un atout pour la biodiversité entomologique et pour les coléoptères.

Facteurs défavorables :

L’urbanisation galopante, à moyen terme les perspectives futures pour les coléoptères seraient une érosion de la biodiversité par perte des habitats essentiellement.

Les perspectives futures pour ce groupe à moyen terme sur la base des dynamiques actuelles ne sont guère encourageantes. Effectivement, si une réelle politique de gestion sylvicole visant à laisser vieillir et protéger les vieux arbres n’est pas rapidement mise en œuvre, des cohortes d’espèces de coléoptères saproxyliques sont voués à disparaître.

L’Auvergne constitue une région agro-pastorale ou l’élevage d’ovins et de bovins prend une grande part dans l’activité agricole. Il en résulte des paysages pastoraux typiques et caractéristiques. Les coléoptères coprophages sont essentiels au recyclage de la matière organique fécale des animaux. Sans ce rôle primordial, les bouses de vaches, les crottes de moutons ne seraient pas dégradées et finiraient, en s’accumulant, par asphyxier les sols. Les coléoptères coprophages constituent un groupe d’insecte qui reflète directement l’état de santé de notre agriculture pastorale. et avoir un regard critique sur leurs populations (Aphodius, Onthophagus).

Les coléoptères floricoles sont facilement observables sur les fleurs. A l’instar des papillons, on peut facilement évaluer leurs effectifs et avoir des tendances sur l’évolution de leurs populations au fil du temps. En observant leurs dynamiques des populations, il est possible d’observer rapidement les grands bouleversements et impacts de l’anthropisations sur ces coléoptères.

 

Pique prune

 

Taupin violacé

 

Rhysodes sulcatus

 

Dorcadion fuligineux

Les Coléoptères protégés

Les Coléoptères protégés recensés dans le Cantal se nourrissent de bois mort en décomposition, dans les forêts anciennes et les parcs arborés anciens.

Le Rhysodes sillonné (Rhysodes sulcatus) vit discrètement dans les hêtraies - sapinières du Cantal dont les conditions froides et humides lui conviennent particulièrement. Son habitat est reconnu dans la ZSC des Gorges de la Rhue.

Un Coléoptère protégé et emblématique : la Rosalie des Alpes (Rosalia Alpina), élégant longicorne est d'un bleu cendré, d'aspect duveteux, avec des taches noires veloutées en nombre et de formes variables.

Rosalie des Alpes

Lucarne cerf volant et sa larve

Le Dorcadion fuligineux (Dorcadion fuliginator)

La larve du Lucane cerf-volant (Lucanus cervus) participe activement au cycle de la matière organique dans le milieu forestier en consommant le bois des souches de gros arbres feuillus.

Les individus mâles sont dotés de mandibules démesurées en forme de bois de cerf qui servent à l’accouplement.

Sa présence est avérée dans la ZSC Artense, la ZSC Artense, la ZSC du marais de Cassan, la ZSC des Gorges de la Dordogne et de la Sumène.

Grillons, sauterelles et criquets

La faune des Orthoptères d’Auvergne compte 84 taxons de rang spécifique sur les 216 espèces et sous-espèces recensées en France métropolitaine, soit une valeur de 39 %. Cette richesse spécifique est tout à fait notable pour une région qui ne comporte aucun département situé dans le domaine bioclimatique méditerranéen.

Originalité :

Le peuplement des Orthoptères d’Auvergne est classiquement composé par un fond d’espèces eurosibériennes.

Patrimonialité / Responsabilité :

L’Auvergne a une responsabilité nationale vis-à-vis de plusieurs taxons en raison de l’importance numérique des populations. Il s’agit du Barbitiste ventru (Polysarcus denticauda), du Criquet des montagnes (Pseudochorthippus montanus), du Barbitiste des Pyrénées (Isophya pyrenaea) et de la Decticelle des bruyères (Metrioptera brachyptera).

Les perspectives pour la conservation des Orthoptères en région Auvergne ne semblent pas globalement défavorables, tant perdure une tradition régionale d’espaces herbacés ouverts.

 Barbitiste ventru

Decticelle des bruyères

Milieux ouverts d’altitude

La Miramelle fontinale (Miramella alpina subalpina) : Espèce hygro-orophile, encore abondante en montagne, mais populations fragmentées. Détermination aisée.

Le Barbitiste ventru (Polysarcus denticauda) : Espèce orophile, assez commune en montagne, mais populations fragmentées. Rare en France, l’Auvergne constituant un important réservoir de populations. Sensible à la fermeture ligneuse. Détermination aisée.

La Miramelle fontinale (Miramella alpina subalpina) et le Barbitiste ventru (Polysarcus denticauda) sont des espèces orophiles (espèce dont les stations présentent l’altitude moyenne la plus élevée de toutes les Orthoptères d’Auvergne), et thermophobe. Ils colonisent les prairies d’altitude luxuriante bien pourvue en plante à larges feuilles, comme le vérâtre et la gentiane jaune, les mégaphorbiaies, les lisières graduelles pourvues en arbrisseaux (framboisiers...). Leur répartition est fragmentée du fait de l’isolement des massifs entre eux (l’espèce ne descend généralement pas en-dessous de 1 100 m d’altitude).

Milieux tourbeux

Le Criquet des montagnes (Pseudochorthippus montanus) : Espèce hygrophile, caractéristiques des tourbières à bonne intégrité. Rare en France, l’Auvergne constituant un important réservoir de populations. Détermination difficile.

Espèce inféodée aux milieux tourbeux, et plus particulièrement aux marais de transition et surtout aux haut-marais, que ce soit en altitude ou en plaine

La Decticelle des bruyères (Metrioptera brachyptera) : Espèce caractéristique des tourbières à éricacées à bonne intégrité. Rare en France, l’Auvergne constituant un important réservoir de populations. Détermination difficile.

La Decticelle des bruyères est une sauterelle habitant les milieux tourbeux, et plus particulièrement les haut-marais à éricacées, ainsi que les landes montagnardes à callune.

 Miramelle fontinale

 

Criquet à ailes rouges

 

Criquet des garrigues

 

Aïolopode émeraudine

 

Criquet jacasseur

 

Grillon champêtre

Milieux humides

L'Oedipode émeraudine (Aiolopus thalassinus) : Espèce (méso-)hygrophile, liés aux milieux alluviaux à bonne intégrité. Détermination moyennement difficile.

Hôte typique des milieux alluviaux, en plaine, dans des habitats humides, au moins une partie de l’année.

Le Criquet ensanglanté (Stethophyma grossum) : Espèce hygrophile, caractéristique des milieux humides à bonne intégrité, en altitude et en plaine. Commune en Auvergne. Détermination aisée.

Hôte encore commun des milieux humides à dominante herbacée, le Criquet ensanglanté est signalé comme étant en régression dans la moitié nord de la France. Son statut encore favorable en Auvergne peut permettre d’évaluer l’évolution des milieux humides dans note régions.

Milieux écorchés

Le Criquet à ailes rouges (Oedipoda germanica) : Espèce xéro-thermophile, en régression généralisée dans une grande partie de la France. Populations fragmentées en Auvergne, en altitude et en plaine. Détermination aisée.

Hôte rare des pelouses écorchées, en plaine ou en altitude, le Criquet à ailes rouges présente une répartition morcelée en Auvergne.

Le Criquet des garrigues (Omocestus raymondi) : Espèce xéro-thermophile de plaine, en limite d’aire, rare et localisée en Auvergne. Détermination difficile.

Hôte très rare des pelouses écorchées de plaine, le Criquet des garrigues est en limite d’aire septentrionale en Auvergne.

Liste des Orthoptères du massif Central

Les araignées

De l'ordre de 1 600 espèces en France. Présentes dans tous les biotopes, à toutes les altitudes et dans toutes les strates de végétation. On peut penser que la Région Auvergne héberge de l'ordre de 700 espèces d'araignées.

Il s'agit d'un élément important de la biodiversité faunistique, jouant un rôle notable dans les réseaux écologiques de par leur statut de prédateurs généralistes et par l'abondance de leurs peuplements (densités pouvant atteindre une voire plusieurs centaines d'individus au mètre carré).

Il n'y a pas de menace directe sur les individus ou les populations d'araignées dans la région.

Les risques correspondent aux atteintes aux habitats, par disparition, raréfaction, morcellement ou éparpillement des sites. Les espèces sténoèces, qui sont nombreuses dans ce groupe, ou bien les peuplements en équilibre et bien diversifiés sont, dans ce cas, tout particulièrement menacés.

Il est toutefois important d'indiquer que la situation biogéographique de l'Auvergne, tant comme zone de rencontre des faunes septentrionales et méridionales que comme ilôt montagnard entre les Alpes et les Pyrénées, en fait une région importante pour la biodiversité nationale mais aussi un territoire où les espèces en limite d'aire sont particulièrement sensibles aux perturbations environnementales.

 Érèse coccinelle

 

L'epeire des roseaux

Espèces représentatives des enjeux principaux

Pardosa sphagnicola : Espèce strictement inféodée aux tourbières à sphaignes bien développées, en contexte climatique constamment frais ou froid. Répartition septentrionale à limite d'aire sud en Auvergne. Espèce relictuelle glaciaire réfugiée dans les tourbières froides. Caractéristique d'écosystèmes tourbeux en bon état de conservation (climato-hydrologique).

Pardosa oreophila : Espèce des prairies subalpines. Répartie dans les Alpes, le Massif Central et les Pyrénées. Espèce à aire disjointe. Espèce parapluie indicatrice d'un ensemble de peuplement de haute montagne très spécifique dans notre région. Présente dans le massif du sancy. Certainement aussi sur les sommets cantaliens. Espèce déterminante Znieff.

Pardosa wagleri : Espèce spécifique des berges de galets des rivières vives dans les régions périmontagnardes. Espèce à aire disjointe (Alpes et région périalpine, Massif Central, Pyrénées). Espèce parapluie, représentative de la biocénose de ces berges dénudées et dynamiques. Trouvée en bord de l'Ardèche, de l'Allier. A rechercher sur l'Allagnon, la Loire, d'autres rivières vives dans la partie moyenne et haute de leur cours. Espèce déterminante Znieff.

Érèse coccinelle (Eresus cinnaberinus) : Espèce caractéristique des biotopes thermophiles et rocailleux. Souvent regroupée en populations agrégées en milieu xéro-thermophile. Répartition européenne, plus fréquente dans le sud. Représentative de conditions écologiques particulières. Espèce déterminante Znieff.

Pardosa sphagnicola

 

Pardosa oreophila

Pardosa wagleri

Araignée concombre

Mangore petite bouteille

Epeire des roseaux

Autres araignée observées

L’araignée concombre (Araniella cucurbitina), l’une des plus petites araignées tissant une toile ronde. Verte avec point rouge brillant sous l’extrémité de l’abdomen. Souvent observée dans les arbres et arbustes, tisse sa toile en travers d’une feuille.

L’Epeire des roseaux (Larinioides cornutus), une épeire des endroits humides, facile à reconnaître avec le motif blanc qui orne son abdomen.

Mangore petite bouteille (Mangora acalypha), abdomen blanc, ligne médiane noire qui s’élargit vers le milieu, comme une bouteille au long col dirigé vers l’avant. Toile assez grande, à rayons nombreux et spire très serrée, toile oblique ou horizontale (non verticale), le centre ressemble à de la dentelle. Landes, végétation basse.

Singa hamata, une petite araignée noire et blanche des lieux humides. Les pattes sont annelées, les bandes blanches longitudinales de l’abdomen rejoignent les bords latéraux blancs.

La Dolomède (Dolomedes fimbriatus), elle se tient souvent sur une feuille flottante, les pattes antérieures étalées sur l’eau pour capter les vibrations provoquées par les insectes nageant à la surface : elle se précipite sur l’eau dès qu’elle perçoit la présence d’une proie.

Épeire à quatre points (Araneus quadratus) sa couleur va du brun à l'orangé en passant par les tons de verts. Elle est reconnaissable à ses taches blanches sur l'abdomen.

Mollusques terrestres

Avec 110 espèces connues (95 actuelles et 15 uniquement historiques), l’Auvergne possède 21 % de la malacofaune terrestre de France.

Aucune espèce ou sous-espèce n’est endémique de la région. Quelques espèces relictuelles sont présentes (par exemple: Vertigo des Alpes (Vertigo alpestris), Vertigo strié (Vertigo substriata). Par ailleurs, de nombreuses espèces trouvent en Auvergne leur limite de répartition.

Notre région possède un niveau de responsabilité significatif sur le plan national concernant Vertigo angustior même si l'état de connaissance reste largement à approfondir.

 Vertigo des Alpes

Vertigo étroit (Vertigo angustior) - Espèce parapluie, inscrite à l’annexe II de la Directive Habitats Faune-Flore. liste rouge dans le monde.

 

Petit Gris

Petit Gris (Cornu aspersum) - protection nationale.

Escargot de Bourgogne (Helix pomatia) - protection nationale - convention de Berne - directive habitat.

Pour d’autres renseignements sur les insectes, consultez le site de l’Office Pour les Insectes et l’Environnement.

Les oiseaux

De nombreuses espèces d’oiseaux sont protégées sur le territoire national selon l’arrêté du 29 octobre 2009 fixant la liste des oiseaux protégés en France et les modalités de leur protection.

De plus, la plupart d’entre elles figurent en annexe I de la Directive « Oiseaux » (n° 79/409 du 6 avril 1979) ; cette réglementation européenne permet la désignation de Zones de protection spéciales (ZPS) qui s’inscrivent dans le réseau Natura 2000.

L’avifaune fréquentant la commune est typique des milieux hétérogènes avec une multitude de niches écologiques.

La ZPS des Monts et Plomb du Cantal et la ZPS de la Planèze de St Flour hébergent les oiseaux fréquentant les zones humides et les milieux pastoraux d’altitude, ainsi que la plupart des rapaces remarquables soit nicheurs soit migrateurs réguliers, inventoriés dans le Cantal.

Les espèces liées à des milieux caractéristiques

Oiseaux des forêts montagnardes :

 Oiseaux des milieux ouverts d’altitude :

Les hauts plateaux et les crêtes offrent des milieux ouverts façonnés par l’agriculture traditionnelle. Les landes, les pelouses, et les prairies de moyenne montagne (estives) constituent les habitats d’espèces devenues rares en plaine :

Oiseaux des falaises :

Les reliefs escarpés envahis par la forêt sont favorables aux oiseaux rupestres, qui nichent dans les éboulis et les falaises :

Epervier d'Europe

Geai des chênes

Mésange bleue

Merle à plastron

Monticole merle-de-roche

Héron cendré

Bergeronnette des ruisseaux

Oiseaux de milieux semi-ouverts :

 Oiseaux d’eau :

les zones humides et les tourbières encore peu dégradées de ces grands espaces naturels, accueillent des espèces migratrices telles que :

Oiseaux de milieux urbanisés :

 Pie grièche

Focus sur deux oiseaux en sursis dans le Cantal

Les pies grièches grise (Lanius excubitor) et rousse (Lanius senator) font l’objet d’un plan national d’actions décliné au niveau régional en raison de leur vulnérabilité - espèce en danger dans la liste rouge régionale et en déclin à l’échelon national. Le massif central est le dernier territoire français qui assure la survie de ces espèces, avec 80% des effectifs.

Découvrez les 12 actions favorables à leur maintien local dans le Cantal.

Les rapaces :

La diversité des espèces est immense :

Les nocturnes sont principalement représentés par les Chouettes, principalement hulotte, effraie et chevêche sur tout le département mais également les Hiboux, grand et moyen ducs en zone de montagne.

Pour les diurnes, la Buse variable (Buteo buteo) est très abondante. Le Cantal regroupe une des plus grandes populations de Milans royaux (Milvus milvus) de France. A noter également l’observation régulière de Bondrée apivore (Pernis apivorus) et de Circaète Jean le Blanc (Circaetus gallicus). Au titre des observations plus caractéristiques, de jeunes Aigles royaux (Aquila chrysaetos) et de Vautours fauves (Gyps fulvus) sont régulièrement observés, parfois en nombre, sur les monts du Cantal.

Outre ceux mentionnés dans les milieux naturels précédents, on recense aussi les espèces :

L’avifaune nocturne de nos campagnes bénéficie également du statut de protection nationale :

Bondrée apivore

Circaète Jean le Blanc

Chouette Hulotte

Hibou grand-duc

Trois espèces de rapaces sont particulièrement sensibles à la pression des activités humaines, vous pouvez découvrir et diffuser les enjeux liés à leur conservation avec : la plaquette sur les Busards, la plaquette sur le Milan royal et la plaquette sur le Faucon pélerin.

Le Milan royal (Milvus milvus) :

Comme toutes les espèces de rapaces, est protégé en France selon l’arrêté du arrêté du 29 octobre 2009 fixant la liste des oiseaux protégés sur l’ensemble du territoire et les modalités de leur protection.
De plus, il figure en annexe I de la Directive « Oiseaux » (n° 79/409 du 6 avril 1979). Elle vise à assurer la protection de toutes les espèces d’oiseaux désignées à cette annexe et elle permet la désignation de Zones de protection spéciales qui sont destinées à renforcer le réseau Natura 2000. Actuellement cette espèce est très menacée.

Un enjeu régional et départemental

Le Milan Royal occupe les zones de plaines et de moyennes montagnes où persistent de grandes surfaces de prairies permanentes et un habitat rural traditionnel. Il est établi à l’année dans le massif Central et dans le Cantal où il niche jusqu’à 1400 m d’altitude. L’Auvergne regroupe 30 % de la population nicheuse en France d’où la responsabilité régionale dans le maintien des effectifs de cette espèce exclusivement européenne.

Le Cantal compte quatre Zones de Protection Spéciales où le Milan Royal est recensé :

Les principales causes de la mortalité

Le Milan royal se nourrit d’invertébrés pour 50 % de son régime alimentaire.  Il complète son menu avec des rongeurs, des lézards et des batraciens vivants, et aussi

Le Milan royal

 

 

 

 

 

des cadavres d’animaux qu’il prélève dans les décharges, les déchets des fermes, les victimes du trafic routier et des éoliennes, les rongeurs empoisonnés lors des campagnes de défense des cultures.

Il subit alors :

  • l’intoxication par les poisons de destruction des rongeurs,
  • les collisions des véhicules,
  • les collisions des pâles des éoliennes,
  • l’électrocution avec le réseau électrique aérien surtout aux périodes de migration.

Un déclin rapide

L’intensification des pratiques agricoles en modifiant les habitats favorables et l’usage massif des rodenticides pour lutter chimiquement contre les rongeurs ont entraîné l’effondrement des populations en France.

La fermeture des décharges à ciel ouvert prévue par la directive 1999/31/CE du Conseil du 26 avril 1999 a aussi une incidence négative sur les populations de milans royaux.

Le développement actuel des parcs éoliens est un facteur de risques supplémentaire dans la mesure où les grandes éoliennes culminent à l’altitude de vol des milans c’est-à-dire entre 100 et 200 m de hauteur, et parce que leur régime alimentaire charognard les incite à s’approcher des parcs éoliens à l’affut des victimes des pâles.

L’enquête de 2008 révèle une chûte de 20 % des populations du Massif Central et du Nord-Est depuis 2002, malgré la mise en œuvre d’ un Plan National d’Actions auquel participe la LPO. Renouvelé tous les 5 ans, ce programme tente d’enrayer le déclin du Milan royal par l’étude, le suivi et la conservation de l’espèce.

Buse variable

coucou gris

Roitelet

Alors qu’elles sont raréfiées ailleurs en France, certaines espèces champêtres sont localement abondantes et familières :

et la plupart des passereaux inscrits sur la liste des oiseaux protégés :

Cette richesse tient à la présence de nombreux milieux différents, qui, pris séparément, représentent des milieux d’accueil pour certains types d’espèces, et qui une fois mis ensemble sur un territoire, accueillent encore d’autres espèces ayant besoin de milieux hétérogènes.

Il faut noter aussi que cette partie du Cantal est une zone de passage importante d’oiseaux migrateurs.

Le retour du héron cendré (Ardea cinerea)

Cet oiseau de la même famille que les cigognes fait sa réapparition dans nos vallées depuis quelques années. Des couples de ce grand échassier sont régulièrement observés sur les rives de l'Alagnon et près du plan d'eau de Laveissière.

La silhouette du héron cendré se caractérise par un long cou, un bec pointu et de hautes pattes. Son observation procure un réel plaisir car le héron cendré peut demeurer longtemps immobile. Son retour dans la vallée manifeste la qualité du biotope.

 

Les oiseaux migrateurs :

En raison de sa situation géographique, le massif du Cantal est pour les oiseaux migrateurs, une zone de passage privilégié entre le nord et le sud de l’Europe. Les migrations ont lieu à la fin de l’été et à l’automne. La diversité des espèces et le nombre important de migrateurs observés constituent un intérêt indéniable.

Les espèces les plus fréquemment observées en migration sont :

Martinet noir (Apus apus), Milan noir (Milvus migrans), Milan royal (Milvus milvus), Bondrée apivore (Pernis apivorus), Coucou gris (Cuculus canorus), Hirondelle rustique (Hirundo rustica), Hirondelle des fenêtres (Delichon urbica), Circaète Jean le Blanc (Circaetus gallicus).....

 

Migration

Participer à une action citoyenne en faveur des oiseaux

Pour toute espèce d’oiseau patrimoniale, vous pouvez vous informer sur les causes de leur déclin, les mesures de gestion des espaces : agricoles, urbaines, sylvicoles pour favoriser leur maintien local, et les préconisations pour concilier les activités et les usages avec leur présence en consultant les documents d’objectif (DOCOB) des ZPS du Cantal qui comptent ces espèces dans leur inventaire respectif. Choisissez la ZPS de votre choix dans la liste déroulante, dans le cadre : "choisir".

Pour en savoir plus sur la situation de ces oiseaux en France et leur écologie, consultez la recherche de données sur le site de l’inventaire Nationale du Patrimoine Naturel (INPN).

Pour le suivi de ces espèces dans le Cantal, rapprochez-vous des observations de la LPO sur la faune du département.

 

Les dernières observations sur la commune de Laveissière

Présence récemment relevée de :

Chouette de Tengmalm

Venturon Montagnard

Tarin des Aulnes

Orvet

couleuvre vipérine

Vipère Péliade

Vipère Aspic

Lézard des murailles

Lézard vivipare

Lézard des souches

Lézard vert

Les reptiles

La quasi totalité des espèces d’Amphibiens et de Reptiles est protégée par l’Arrêté du 19 novembre 2007 fixant les listes des Amphibiens et des Reptiles protégés sur le territoire national.

Les Reptiles regroupent l’orvet, les lézards, couleuvres et vipères.

Pour les reptiles, on peut noter la présence, en plus des espèces communes à large répartition comme la Vipère aspic, la Couleuvre à collier, la Couleuvre verte et jaune, le Lézard des murailles, et le Lézard vert, des espèces moins fréquentes caractéristique des zones montagneuses par exemple la Vipère péliade, le Lézard des souches ou le Lézard vivipare.

L’orvet (Anguis fragilis) est un lézard sans pattes et se nourrit de vers, petits escargots, de cloportes et de limaces ; il chasse dans les jardins potagers et les friches à la végétation dense.

Les couleuvres et les vipères consomment principalement à l’état adulte des rongeurs, des lézards et des oiseaux et jouent à ce titre un rôle important dans la régulation des populations de rats, souris et mulots. Plusieurs couleuvres sont semi-aquatiques : la couleuvre vipérine (Natrix maura) et la couleuvre à collier (Natrix natrix) chassent des petits poissons, des têtards, grenouilles, tritons.

La vipère aspic (Vipera aspis) habite dans les zones chaudes et rocailleuses, tandis que la vipère péliade (Vipera berus) occupe les landes à bruyère, à callune ainsi que les tourbières en montagne.

Les Reptiles protégés :

Dans le Cantal, les espèces protégées suivantes se rencontrent plus ou moins couramment dans les milieux naturels :

  1. Lézard des murailles (Podarcis muralis)
  2. Lézard vivipare (Lacerta vivipara)
  3. Lézard des souches (Lacerta agilis)
  4. Lézard vert (Lacerta viridis)
  5. Lézard ocellé (Lacerta lepida) / rare
  • les couleuvres ( inoffensives) :

  1. Couleuvre verte et jaune (Hierophis viridiflavus) – aquatique
  2. Coronelle lisse (Coronella austriaca)
  3. Couleuvre d’Esculape (Elaphe longissima)
  4. Couleuvre à collier (Natrix natrix) – aquatique
  5. Couleuvre vipérine (Natrix maura) – aquatique
  • les vipères :

  1. Vipère aspic (Vipera aspis)
  2. Vipère péliade (Vipera berus)

Les risques de morsure

En France, une personne par an décède de la morsure venimeuse des vipères. Les chiens sont plus exposés en raison de leur instinct joueur, qui les incite à harceler l’animal au lieu de fuir.

Les couleuvres telle que la couleuvre verte et jaune sont massacrées par confusion avec les vipères, alors que leur morsure est inoffensive. Pourtant les différences sont marquées : consultez les pages du site Serpents de France pour les reconnaitre. Cas particulier : la couleuvre vipérine imite par ses motifs sombres l’aspect d’une vipère ; ce mimétisme est un moyen de défense contre ses prédateurs naturels (rapaces) !
Dans tous les cas, la destruction d’un serpent sans réel danger (morsure venimeuse) est un délit.

Les amphibiens

Les Amphibiens ou Lissamphibiens regroupent les grenouilles, crapauds et rainettes (anoures) et les tritons, salamandres et plethodontidés (urodèles).
Les tritons ne vivent pas en continu dans les mares, ils n’y viennent que pour la période de reproduction et regagnent le milieu terrestre après ; il existe par contre des populations de tritons dont les larves ont acquis une maturité sexuelle, qui restent toujours à la mare, tels que les tritons alpestres ou palmés par exemple.. Les salamandres adultes sont terrestres et seules les femelles reviennent à la mare pour y déposer leurs larves.

Le Cantal présente une diversité d’espèces en relation avec l’importance du réseau hydrographique de tête de bassin versant et le bon état écologique des eaux naturelles (70 % des masses d’eau). La présence des zones humides : prairies permanentes humides, tourbières, rases, sagnes et marais favorise le maintien des populations d’Amphibiens, qui se nourrissent d’insectes, d’invertébrés aquatiques, de tétards, de jeunes poissons. Les grenouilles et les tritons apprécient les eaux de bonne qualité : oligotrophes et bien oxygénées.

Les Amphibiens protégés

Dans le Cantal, vous pouvez rencontrer les espèces protégées suivantes :

  1. Triton alpestre (Triturus alpestris)
  2. Triton palmé (Triturus helveticus)
  3. Triton ponctué (Triturus vulgaris)
  4. Triton crêté (Triturus cristatus)
  5. Triton marbré (Triturus marmoratus)
  • les crapauds :

  1. Crapaud accoucheur (Alytes obstetricans)
  2. Crapaud sonneur à ventre jaune (Bombina variegata)
  3. Crapaud commun (Bufo bufo)
  4. Crapaud calamite (Bufo calamita)
  1. Grenouille agile (Rana dalmatina)
  2. Grenouille rousse (Rana temporaria)
  3. Grenouille verte de Lessona (Rana lessonae)
  4. Grenouille verte commune (Rana esculenta)
  5. Grenouille verte rieuse (Rana ridibunda)

La pêche des grenouilles

Les prélèvements pour les terrariums et le braconnage des cuisses de grenouilles sont strictement interdits et réprimés par les services de l’Office National de l’Eau et des Milieux Aquatiques (ONEMA) qui patrouillent sur le terrain.

La pêche des grenouilles rousses et vertes est réglementée à certaines périodes et autorisée pour une consommation familiale : consultez l’Arrêté préfectoral permanent relatif à la pêche en eau douce et lArrêté préfectoral annuel fixant les dates d’ouverture et de clôture dans le Cantal.

Il est difficile de faire la distinction entre une grenouille agile (Rana dalmatina), rare et strictement protégée et une grenouille rousse (Rana temporaria) autorisée à la pêche.
Présentes dans les marais, les grenouilles vertes se sont hybridées avec la grenouille rieuse (introduite) (Rana ridibunda) et leur descendance a donné la grenouille comestible (Rana esculenta) comme l’ont montré les travaux de Berger (1966). La grenouille de Lessona (Rana lessonae), native de nos régions, est directement concurrencée et en voie de disparition. Les identifications de ces 3 espèces de grenouilles vertes sont donc complexes.


Dans le doute mieux vaut s’abstenir de ramasser les grenouilles rousses et les grenouilles vertes.

Salamandre Tachetée

Triton alpestre

Triton palmé

Triton ponctué

Grenouille rousse

Grenouille agile

grenouille rieuse

 grenouille de Lessona

Les mammifères

Les espèces de mammifères présentes sur la commune de Laveissière sont classiques.

Dans les milieux boisés on pourra rencontrer :

Dans les milieux d’altitude, sur les crêtes rocheuses :

Mouflon

 

Marmotte

Dans les milieux semi-ouverts (bocage) et ouverts (pelouse d’altitude) :

Hérisson d’Europe

Campagnol amphibie

Chat forestier

Ecureuil roux

Hermine

Blaireau

Les Mammifères protégés

Certains mammifères sont protégés en France au titre de larrêté du 23 avril 2007 fixant la liste des mammifères terrestres protégés sur l’ensemble du territoire et les modalités de leur protection. Parmi ceux-ci, on rencontre dans le Cantal  :

et dans les milieux aquatiques :

dans les milieux forestiers et les parcs arborés anciens :

Le campagnol amphibie

Le campagnol amphibie (Arvicola sapidus) est classé vulnérable dans les listes rouges mondiale et européenne. Il occupe un territoire très restreint puisqu’il n’est présent qu’en France, en Espagne et au Portugal jusqu’en montagne. Il est menacé par la dégradation des milieux aquatiques qui constituent son habitat naturel, et souffre de la confusion avec le campagnol terrestre qui fréquente occasionnellement les berges des rivières où il vit. Il est aussi victime de l’éradication des rongeurs dans les champs par les agriculteurs (emploi des rodenticides).

Les différentes mesures de protection européenne

Le chat sauvage (Felis silvestris silvestris) et le muscardin (Muscardinus avellanarius) bénéficient de plus, d’une protection stricte à l’échelon européen au titre de l’annexe IV de la Directive européenne Habitat Faune Flore.

Comme la Genette (Genetta genetta), certaines espèces chassables sur le territoire national font l’objet d’un statut de gestion en étant inscrites à l’annexe V de la Directive européenne Habitat Faune Flore : le Putois d’Europe, l’Hermine, la Martre. En effet, selon cette réglementation, leurs prélèvements dans la nature et leur exploitation sont susceptibles d’être orientés par des mesures visant le maintien de leurs populations, dans des zones géographiques limitées ou pour certaines populations qui sont préoccupantes . Dans la liste des espèces de gibier dont la chasse est autorisée selon lArrêté du 26 juin 1987, figurent aussi des espèces protégées par la Convention de Berne : Blaireau (Meles meles), Belette (Mustela nivalis), Fouine (Martes foina), Martre (Martes martes) qui peuvent être classées nuisibles (sauf blaireau) sur le territoire français par décision préfectorale.

Toutes ces espèces, qu’elles soient protégées ou chassables en France, sont classées dans l’annexe III de la Convention de Berne sauf le Campagnol amphibie et le chat sauvage (annexe II)

La Convention de Berne a pour objet d’assurer la conservation de la flore et la faune sauvages et de leurs habitats naturels, notamment les espèces dont la conservation nécessite la coopération de plusieurs états. En particulier elle incite les Etats signataires, dont la France, à réglementer l’exploitation de la faune sauvage listée dans l’annexe III, de manière à maintenir l’existence de ces populations hors de danger.

La Loutre d’Europe est présente dans l’Alagnon et ses affluents.

La loutre d’Europe (Lutra lutra) de la sous-famille des Lutrinés est inscrite à l’annexe II de la Directive Habitat. Elle n’est plus chassable depuis 1972 et bénéficie du statut d’espèce protégée selon l’arrêté ministériel du 23 avril 2007. La loutre est un mammifère carnivore dont le mode de vie est semi-aquatique ; elle est très bien adaptée au milieu aquatique par son corps au profil hydrodynamique et sa fourrure épaisse qui la protège du froid, même mouillée.

L’ensemble de l’Alagnon a été classé en Site d’Importance Communautaire (NATURA 2000) en raison de la présence de ce carnivore aquatique. La Loutre occupe un grand territoire, 5 à 10 km de rivière pour une femelle et jusqu'à 50 km pour un mâle. Elle se nourrit principalement de poissons, d’amphibiens et de petits mammifères. La Loutre ne creuse pas de terrier, pour se reproduire elle utilise des anfractuosités naturelles dans les berges des rivières (tas de bois, amas de rochers, souche d’arbre).

Loutre d'Europe

Petit Rhinolophe

Petit Rhinolophe

Grand Rhinolophe

Grand rhinolophe

Grand Murin

Murin à oreilles échancrées

murin de bechstein

Barbastelle

Les Chiroptères (chauve-souris)

En France 18 espèces de chauve-souris sur 34 présentes ont le statut d’espèce protégée à l’échelon national selon larrêté du 23 avril 2007 fixant la liste des mammifères protégés sur l’ensemble du territoire.

Parmi elles, le Cantal abrite des effectifs importants de

et quelques individus des espèces suivantes :

  • Grand Murin (Myotis myotis),
  • Murin à oreilles échancrées (Myotis emarginatus),
  • Petit Murin (Myotis blythii),
  • Murin de Bechstein (Myotis bechsteini),
Ces espèces ont obtenu le statut d’espèce d’intérêt communautaire selon la Directive Habitats-Faune-Flore / annexes II et IV en raison de leur déclin général en Europe. Elles figurent aussi dans la Convention de Berne (l’annexe II) et la convention de Bonn (Annexe I et II) .

Les conditions de vie qui les favorisent

Les chauve-souris locales sont insectivores. Leur accouplement a lieu en automne. Elles donnent naissance à un jeune par an qu’elles allaitent. Leur faible taux de reproduction est compensé par une longévité connue de 4 à 50 ans selon les espèces. En été, elles installent des colonies de reproduction dans des endroits sombres, chauds tels que les greniers, les caves, les arbres creux ou les galeries souterraines de mines. En hiver, elles recherchent des gîtes hors gel pour se mettre en hibernation (arbres creux, milieux souterrains, ponts). Les chauve-souris apprécient les habitats préservés correspondant aux vergers, prairies permanente et paysage bocager de l’agriculture traditionnelle, ainsi que les forêts de feuillus adultes ou âgés. La ressource en insectes est déterminante. Pour toutes les espèces, les rivières en bon état écologique et les plans d’eau constituent un terrain de chasse privilégié. Le Murin à oreilles échancrées fréquente particulièrement les zones humides et les vallées alluviales arborées. Pour circuler, elles empruntent nécessairement les couloirs constitués par les haies et les lisières et ne peuvent évoluer en zone découverte en l’absence d’ arbres champêtres. Le Grand Murin chasse pour sa part en forêt mixte ou feuillue.

Le zonage Natura 2000

Les populations importantes de Petit Rhinolophe et de Grand Rhinolophe ont permis de désigner des zones Natura 2000 dans le Cantal :

la ZSC de Compaing, la ZSC des Grivaldes, la ZSC de Palmont et la ZSC de Salins sont les premiers sites départementaux de reproduction du Petit Rhinolophe ;

  • la ZSC de Teissières et la ZSC de Lacoste sont les sites équivalents pour le Grand Rhinolophe en raison de l’existence de galeries minières favorables.
  • Le gîte de Teissières est aussi le premier site d’hibernation pour le Petit Rhinolophe.
  • D’autres zones Natura 2000 accueillent des chauve-souris protégées : la ZSC des gorges de la Dordogne, de l’Auze et de la Sumène, la ZSC des gorges de la Rhue, la ZSC Vallées et gîtes de la Sianne et du Bas Alagnon, la ZSC de la Vallée de la Cère où les milieux naturels diversifiés et préservés leur conviennent.

Les raisons du déclin des populations

Les chauve-souris sont en voie de raréfaction principalement à cause de :

  • la condamnation des gîtes par la rénovation des vieux bâtiments, des ponts, la fermeture des caves et des mines, etc.
  • le dérangement par le bruit du trafic routier et l’éclairage public nocturne
  • la rupture de la continuité de la trame verte par la destruction des haies arborées et des ripisylves, des lisières dans le processus d’intensification agricole
  • le défrichement des prairies permanentes,
  • les traitements phytosanitaires des cultures et du bétail,
  • les plantations massives de résineux et la sylviculture intensive

L’atlas des mammifères d’Auvergne, publié en 2015, permet de disposer de données récentes sur la localisation des espèces de Chiroptères dans le Cantal.

D’autres informations sur leur mode de vie et sur la mise en œuvre des actions dans les pages du site Chauve-souris Auvergne

Pour en savoir plus sur les espèces protégées, consultez la recherche de données du site de l’Inventaire National du Patrimoine Naturel (INPN)

La faune emblématique présente sur la commune de Laveissière

Abritée dans un magnifique hôtel particulier du XVIème siècle, la Maison de la Faune présente sur quatre niveaux des collections d’une rare qualité : papillons et insectes du monde entier vous éblouiront par leurs beautés ; un splendide patrimoine naturalisé de mammifères et oiseaux  vous sont présentés dans leurs environnements. Le tout dans une ambiance sonorisée.

Maison de la faune

Rue Porte de la garde

15300 Murat

tel : 04.71.20.00.52

ou Mairie de Murat au 04.71.20.03.80

Maison de la faune - Murat
Salle des papillons - maison de la faune murat
Maison de la faune - Murat
Maison de la faune Murat