Cartes et plans

 Cartes et plans

 

 

 

 

 

Paroisse de Bredons XVIIè siècle

 

La gabelle est une taxe royale sur le sel ayant existé en France au Moyen Âge et à l'époque moderne. C'était alors l'une des aides ou taxe indirecte. Les gabelous se chargeaient de la récolte de la gabelle.

Le principe général est le suivant : le sel fait l'objet d'un monopole royal. Il est entreposé dans des greniers à sel, où la population l'achète taxé et en toute petite quantité. La gabelle représente, à l'époque moderne, environ 6 % des revenus royaux.

Le sel fut longtemps le seul moyen de conserver les aliments et était donc un élément stratégique. Avec le sel, on fabriquait des salaisons et l'on séchait poissons et viandes douces. Il était également un composant nutritif indispensable pour le bétail. Enfin, il fut sous l'Ancien Régime utilisé comme monnaie d'échange et il possédait même une fonction de salaire, dont on retrouve le sens étymologique dans salarium en latin qui signifiait « ration de sel » puis, par extension, la pratique du traitement, du salaire à l'époque romaine.

Juridiction de la lieutenance de la cour des gabelles du Languedoc, en la prévôté de Saint-Flour, établie à Murat.

Les archives de la lieutenance étaient restées dans un grenier de Murat. Elles ont été acquises par M. Henri Vitrolles qui en a tiré, en 1971, un article intitulé "La gabelle en Haute-Auvergne", RHA, 1971, p. 325-339. M. Vitrolles a fait don de ce fonds aux archives départementales . On y trouve des procédures, sentences, interrogatoires et procès-verbaux pour les années 1693 à 1755.

Le roi Charles VIII, par un édit du 24 octobre 1493 (Déjà Charles VII aurait établi la même limite en 1453) servant de règlement pour les gabelles du Languedoc, avait ordonné que le sel de Languedoc aurait cours dans "le pays d'Auvergne jusqu'aux rivières d'Alaignon et de Jordanne".

C'est l'Alagnon et la Jordanne qui servent de limite (en une diagonale sud-ouest/nord-est) entre les pays rédimés, qui peuvent acheter en Poitou et à Brouage du sel à bas prix ("ces paroisses ont la liberté de se servir du sel de Poictou" : Thiézac, Mandailles, Dienne, Chastel-sur-Murat et la Chapelle-d'Alagnon) et les pays de petite gabelle, qui doivent acheter leur sel bien plus cher ("ces paroisses sont obligées de se servir du sel de Languedoc" : Brezons, Valuéjols et Laveissenet).

La Haute-Auvergne traversée par la frontière séparant les pays de "petite gabelle" de Languedoc, des pays rédimés, devenait un lieu propice aux contestations et au faux-saunage ainsi la paroisse de Bredons plaida-t-elle longtemps pour se faire reconnaître rédimée.

Par un édit de septembre 1627, une juridiction des gabelles fut établie à Murat. L'édit prévoyait son transfert à Saint-Flour. Par la résistance sourde de la famille Teilhard, qui monopolisa les charges de la juridiction pendant plus d'un siècle ce transfert ne fut définitif qu'en 1756.

Duché d'Auvergne (1642) par Sr de Clerville

Gouvernée jusqu'alors par les ducs d'Aquitaine, qui portent aussi le titre de comte d'Auvergne, pouvoir lointain exercé sur place par des vassaux, l'Auvergne connaît un changement politique majeur à la fin du Xe siècle, lorsque Guy, vicomte de Clermont et d'Auvergne, se proclame comte d'Auvergne (comes arverniae). Il est à l'origine de la dynastie comtale héréditaire, qui se choisit pour capitale la ville de Montferrand.

Théoriquement vassaux des ducs d'Aquitaine, eux-mêmes vassaux des rois de France, les comtes d'Auvergne s'affranchissent en réalité de plus en plus de leurs suzerains directs, tandis que se renforce l'idée royale, propagée par les clercs, qui donne aux rois capétiens des droits sur toute l'ancienne Gaule.

Atlas de Trudaine XVIIIè siècle

St Jacques - le Lioran

L'Atlas des routes de France dit Atlas de Trudaine figure parmi les plus grands atlas géographique routiers de France. Cet atlas, réalisé entre 1745 et 1780 sur ordre de Daniel-Charles Trudaine, administrateur des Ponts et Chaussées, vise à cartographier finement les routes et leurs abords (fpentes, ouvrages, franchissement de cours d’eau en particulier). Il donne une valeur informative considérable sur les paysages proches des routes à la fin du XVIIIè siècle et reste à cet égard une source de première importance pour les historiens de cette période et pour ceux qui souhaitent comprendre l’évolution des paysages et des écosystèmes (écologie rétrospective, histoire de l’environnement).

Le Lioran - Laveissière

Laveissière - Pignou

Carte du diocèse de Saint-Flour du XIVe au XVIIIe siècle.

 

Le diocèse de Saint-Flour (en latin : Dioecesis Sancti Flori) a été érigé par le roi en 1317 par démembrement de l'Ancien diocèse d'Auvergne. À l'époque Aubert Aycelin de Montaigu en était le titulaire. Il regroupait les paroisses qui se trouvaient dans l'aire des abbayes d'Aurillac, de Saint-Flour et du chapitre de Brioude. Le nouveau diocèse regroupa ainsi les archiprêtrés d'Aurillac, de Blesle, de Brioude, de Langeac et de Saint-Flour.

Le diocèse ressemblait, de façon assez éloignée, à l'actuel département du Cantal puisqu'il ne comprenait pas le Mauriacois, l'Artense et le Cézalier mais comprenait le Brivadois, le Nord de la Margeride ainsi qu'un bourg du Quercy : Lamativie. Le village de Landeyrat en faisait partie mais Allanche, dans l’archiprêtré d'Ardes, en était exclu.

À la suite de la Révolution française, le diocèse de Saint-Flour devint seul évêché dans cette région. En effet, en tant que citadelle du rite tridentin, le Puy-en-Velay était tellement proche de Rome que l'État fit supprimer celui du Puy et son diocèse était attaché à celui de Saint-Flour, jusqu'à ce que le pape Léon XII ainsi que le roi Louis XVIII rétablissent l'évêque du Puy le 27 avril 1823.

Actuellement, le diocèse correspond exactement aux limites administratives du département du Cantal.

Saint Florus : On ne sait rien de bien précis sur le saint patron du diocèse, hormis son nom et ses reliques conservées à la cathédrale.

Son culte est attesté à partir du Xe siècle. Mais la tradition le rattache aux origines de l’évangélisation de notre région, sans doute vers le Ve siècle.

La légende médiévale en a fait l’un des soixante-douze disciples du Christ : il aurait été envoyé par saint Pierre d’abord à Lodève dont il serait devenu le premier évêque. Il aurait ensuite rejoint notre région, et aurait évangélisé nos ancêtres dans le lieu qui porte aujourd’hui son nom.

Cartes de Cassini (XVIIIe)

La carte de Cassini ou carte de l'Académie est la première carte générale du royaume de France. Les levés ont été effectués entre 1756 et 1789 et les 181 feuilles composant la carte ont été publiées entre 1756 et 1815.

Cette carte constitue pour l'époque une véritable innovation et une avancée technique décisive. Elle est la première carte à s'appuyer sur une triangulation géodésique dont l'établissement a pris plus de soixante ans.

Plans du cadastre Napoléonien

Commune de Laveissière en 1810

Section G

(Font d'Alagnon)

 

Section G

(Forêt du Lioran ) 1

Section G

(Forêt du Lioran) 2

Section G

(Forêt du Lioran) 3

Section A et G

(Pierre Taillade) 

Sections A et B

(Bourjade, Fraisse-Haut) 1

 

Sections A et B

(Bourjade, Fraisse-Haut) 2

Sections B et C

(Enchouzer, La Veissières)

Sections B et C

(Chagrousses, Mignalou,

La Veissières, Le Chambon) 

Section C

(Le Chambon, Malpertus, Grand-Champ) 

Sections B et C

(Mignalou, Le Meynial, La Chassaigne, Fraisse-Bas, Chambeuil, La Bastide) 

Sections B et C

(La Chassaigne, Fraisse-Bas, Chambeuil, La Bastide)

Sections B et C

(Les Goutes)

Carte du Cantal

distinguant les limites administratives des quatre arrondissements

et de leurs cantons - gravée par Houdan. – Paris : , 1800-1830.

C’est le 4 mars 1790 que fut créé le département du haut-pays d’Auvergne en application de la loi du 22 décembre 1789. Il prit le nom du massif principal des montagnes qui le couvrent, les monts du Cantal et particulièrement de son point culminant le Plomb du Cantal (1858 m).

Suivant le désir de la population, la Révolution, en créant les départements, divisa à nouveau la province. La Haute-Auvergne, augmentée au nord de quelques paroisses, devient le département du Cantal. Aurillac et Saint-Flour se disputèrent l’honneur d’en être la capitale, mais il fut décidé que ces villes d’égale importance en seraient tour à tour le chef-lieu pendant 2 ans.

Après un passage à Saint-Flour, les assemblées administratives s’établirent à Aurillac et un décret de 1794 mit fin à « l’alternat ». Aurillac devint plus tard le siège de la Préfecture et Saint-Flour se vit attribuer le siège de l’Evêché.

 

Le 17 février 1800 fut créés les arrondissements d’Aurillac, Mauriac, Murat, Saint-Flour, et un nouveau découpage des cantons eut lieu. L’arrondissement de Murat devait être supprimé le 10 septembre 1926 et ses trois cantons rattachés à l’arrondissement de Saint-Flour.

 

 

 

Carte du Cantal  (1870) dressée par le géographe Alexandre Vuillemin.

La Haute Auvergne

Auvergne 1763

Intendance  d'Auvergne, Généralité de Riom 1770

généralité haute auvergne1806